Le bilan 2013…et une annonce.

Comme chaque premier janvier, il est temps de se retourner une dernière fois vers l’année écoulée et d’effectuer un bilan de ce que j’ai vu, lu et à quoi j’ai joué. Je ferai également une annonce importante en fin de billet.

Anime :

Jojo’s Bizarre Adventure : l’adaptation de ce shônen bien connu m’a amusé pour son côté nawak totalement assumé. Ça part dans tous les sens, les personnages hautement charismatiques prennent la pose au milieu de combats sans queue ni tête. Et le meilleur ending de l’année sans discussion possible.

Hellsing Ultimate et Hellsing the Dawn : une adaptation bien plus fidèle du manga que la série de 2001 (qui reste de très bonne qualité). Une animation excellente, des persos qui puent la classe mais aussi des dialogues abscons interminables. Il y a surtout une bande son de folie, une des meilleures OSTs que j’ai jamais entendue (procurez vous immédiatement le « Nazi CD » si ce n’est pas déjà fait). Les doubleurs sont également très en forme avec la présence de Jouji Nakata, Maya Sakamoto et Romi Paku. Romi Paku, doublant le jeune Walter, est d’ailleurs le principal intérêt de The Dawn.

Senjou no Valkyria 3: Tagatame no Juusou : Des OAV absolument nulles qui adaptent un jeu pourtant excellent. La plupart des scènes de combat sont totalement idiotes avec par exemple, une fille qui jongle 3 fois avec des obus avant de les charger dans son canon, comme ça pour le fun. Le pire, c’est que cet anime se prend tellement au sérieux avec la réplique finale prononcée devant un soleil couchant : « Où irons nous ? Partout où on aura besoin de nous ! »…Mon Dieu, achevez-moi.

Interstella 5555 : le meilleur (et plus long) clip qui ait jamais existé.

Chihayafuru : un anime qui a de nombreux fans mais qui m’a pourtant passablement ennuyé. J’ai du mal à m’enthousiasmer pour des parties de jeux de cartes et je n’éprouve aucune empathie pour les personnages. Je ne peux pas vraiment donner un avis plus approfondi, j’ai abandonné dès le troisième épisode.

Umineko : un premier arc très intéressant qui installe une atmosphère oppressante et qui laisse augurer de bonnes choses. Malheureusement les trois autres arcs sont d’une complexité abrutissante avec 2-3 nouveaux personnages apparaissant à chaque épisode. Atteinte du » syndrome Lost », cet anime pose des tas de questions qui ne trouveront AUCUNE réponse. Pour ça, il faudra jouer à la VN mais ça n’empêche pas que l’anime est en soit un échec. Je pense que d’ici quelques années, je ne me souviendrai que d’une seule chose au sujet d’Umineko: Béatrice est méga bonne.

Initial-D 5th stage : étant un grand fan de cette saga, j’étais impatient de découvrir cette nouvelle saison. Hélas, la magie s’est essoufflée et j’ai assez vite abandonné le visionnage des nouvelles aventures de l’AE86. Oh la série est très bien hein, l’animation, la musique, tous les ingrédients sont là mais ça vient de moi. J’ai peut être muri, je ne suis plus passionné par ces courses de montagne, assez redondantes il faut le dire…

Kara no Kyoukai : sept films inégaux en qualité mais le dernier est un véritable chef-d’œuvre…

Ebichu : un classique que je voulais voir depuis longtemps. Une série sympa avec un format court qui convient parfaitement aux mésaventures du petit hamster. Si je n’ai jamais été mort de rire devant cet anime, il a réussi à me faire décrocher quelques sourires, c’est déjà ça. Une œuvre atypique que je conseille tout de même.

Cross Game : un excellent anime de sport, particulièrement bien écrit.

Free! : Quelles conneries on aura pas entendues sur cette série. Il semble que beaucoup  d’otakus ont découvert cet été que des animes pouvaient proposer du fan service pour les filles. Certains ont même appelé ça une trahison de la part de KyoAni, quels cons…Finalement on a un anime sympa avec une bande son et surtout une animation de folie. Dommage qu’on doive se coltiner tous les poncifs sur les valeurs de l’amitié, ça laisse peu de place au sport et à la compétition. Peut-être dans la seconde saison, qui sait ? En tout cas, c’est nettement moins gay friendly que le laissait imaginer le trailer. Dommage, ça aurait pu être marrant de pousser le bouchon encore plus loin. À quand un anime de ce genre où on laissera clairement entendre que les mecs s’enfilent sous les douches ?

Watamote : une adaptation parfaitement réussie du manga à l’héroïne la plus pathétique au monde. Je dirais même que l’anime est finalement trop sympa avec elle, son côté « garce » ressort plus dans le manga. Les épisodes sont très inégaux en terme de qualité, certains étant franchement ennuyeux. On retrouve le problème qu’on rencontrait avec l’endless eight de Suzumiya Haruhi : pour faire comprendre à quel point un personnage s’ennuie, le téléspectateur doit-il s’ennuyer lui aussi ? Bon, je ne vais pas faire la fine bouche vu qu’il s’agit de l’anime qui m’a le plus fait rire cet année avec des scènes dantesques. Mention spéciale pour la doubleuse peu connue de Tomoko : sa performance est géniale. Ajoutons enfin une très bonne OST et on obtient un des meilleurs anime que j’ai vu cette année.

Girls Und Panzer : tanks + moe = epic win.

Est-ce que j’ai fais de meilleurs choix, ai-je eu de la chance ou suis-je devenu moins difficile ? En tout cas, 2013 aura été une excellente année en matière d’animation. J’ai rarement abandonné des animes et j’ai fais pas mal de bonnes découvertes. Voyons si je suis autant positif en ce qui concerne les mangas.

 

Manga :

Gisèle Alain : un manga au charme très particulier que j’ai tout de suite aimé. Il ne se passe pourtant pas grand chose, Gisèle vit dans un monde de bisounours où tout peut se résoudre par de la bonne volonté. Les personnages ne sont pas d’une complexité folle mais le style graphique est extrêmement soigné (amis de la dentelle, bonjour). J’apprécie vraiment la quiétude apaisante de cette œuvre, une sorte d’Amélie Poulain sans la voix off relou.

Wolf Guy : une histoire de loup-garous des temps modernes que j’ai moyennement apprécié. C’est particulièrement sombre et violent, ce manga s’est notamment fait connaitre à cause d’une scène de viol collectif qui s’étend  sur plusieurs chapitres. Ajoutez à cela un duo de psychopathes et un héros maudit et vous obtiendrez une histoire vraiment malsaine, ce qui était certainement l’objectif du mangaka. À réserver à un public très averti.

Regatta : un manga sportif mature de qualité.

Angel Desetsu : Le mec le plus gentil au monde est propulsé comme ultime voyou à cause de sa gueule effrayante. C’est dessiné avec les pieds mais c’est assez drôle de voir une supercherie s’étaler sur plusieurs tomes. Perd tout de même un peu de son intérêt au fil du temps, c’est dommage.

Attaque : un webcomic coréen sur un manchot qui fait de l’escrime, fallait le trouver ! Pourtant, c’est une des meilleures œuvres sur le sport que j’ai lu cette année avec Regatta. L’évolution du personnage, l’explication détaillée de ce sport, le dynamisme des planches, tout y est très bon. J’en suis au chapitre 51 et l’auteur ne semble montrer aucune baisse de régime, tant mieux !

Crows : l’exemple parfait du bon manga de voyou.

Aku no Hana : un récit parfaitement maitrisé sur le mal-être adolescent. Les personnages sont tous antipathiques mais on ne peut s’empêcher de vouloir découvrir la suite, tant le « héros » semble être au bord du précipice à chaque chapitre. Dans les derniers tomes, il semble retrouver une vie sociale normale mais on sent que tout peut basculer à tout moment.

Gangsta : une sorte de Black Lagoon en plus crade. Ça fait du bien de lire des histoires avec des personnages adultes de temps en temps.

Jigokuren – Love in the Hell : violent, drôle et une trame principale pas aussi légère qu’au premier abord.

Wagatsuma-san wa Ore no Yome : LA bonne surprise de 2013. Aoshima possède un pouvoir qui lui permet de façon totalement aléatoire de vivre son futur durant quelques secondes. Au cours d’un de ses « time splits », il apprend qu’il finira par épouser Wagatsuma, la plus jolie fille de son lycée dont il est secrètement amoureux. Revenu dans le présent, il va alors tout faire pour ne pas modifier son avenir.
Oui je sais, le synopsis pue un peu mais croyez-moi, il s’agit d’un des mangas les plus drôles que j’ai jamais lu. Les délires d’Aoshima, sa bande de potes dégénérés qui se définissent comme des « life-havers haters », les multiples références, tout ça garantie au moins 2-3 fou-rires par chapitre. Et en plus le dessin est très réussi. Quand tout le monde parlera de cette œuvre à l’avenir, vous vous souviendrez que c’est Chez Faust que vous en aurez entendu parler la première fois !

Les loosers de la Brigade DX dans un de leurs nombreux délires.

Melty Blood X : C’est marrant, frais et le chara-design est excellent.

Silver Spoon : un slice of life relativement classique qui voit un individu se retrouver dans un milieu qu’il ne connait pas et qui essaye de s’y adapter tant bien que mal. Le cadre est très particulier, à savoir un lycée agricole japonais. On se tord pas de rire à chaque page mais c’est plutôt sympa, le dessin est soigné et surtout on sent que la mangaka sait de quoi elle parle (elle a grandi dans une grande ferme à Hokkaido)

L’attaque des titans : on va me jeter des pierres mais c’est pas grave, j’assume. J’ai trouvé ça moche et con. Moche parce qu’on a l’impression que le mangaka a dessiné avec une queue de vache trempée dans de l’encre. C’est un des styles les plus sales que j’ai vu. Con parce que franchement cette histoire n’a ni queue ni tête et j’ai du mal à concevoir qu’on puisse adhérer à « l’intrigue » en ayant plus de 15 ans. Voilà ça c’est fait. Ah et arrêtez de nous vendre « tous les personnages peuvent mourir ». Nan carrément pas, j’ai lu les derniers chapitres sortis en scan et les persos principaux sont toujours là. On devrait donc plutôt dire « tous les personnages secondaires dont tout le monde se branle peuvent mourir ».

Ebisu et Hotei : un one-shot yuri mignon comme tout. Plutôt qu’un yuri, on devrait parler d’un manga sur une amitié forte qui évolue petit à petit vers quelque chose de plus intense. Les protagonistes principaux sont deux Office Lady et une grande partie de l’action se déroule dans un cadre de travail. Malgré la petite taille de cette œuvre, la mangaka arrive à installer une histoire profonde, mature qui questionne sur la responsabilité de ces jeunes adultes. Un manga intelligent et particulièrement dense que je conseille fortement.

Worst : une des nombreuses suites de Crows. Toujours des voyous, de la bagarre, les affrontements entre Suzuran et les autres lycée etc. On ne peut pas dire que Takahashi Hiroshi se renouvelle beaucoup. Mais après tout, puisqu’il se sent à l’aise dans ce genre, pourquoi en changer ? On reste dans la même qualité que l’œuvre originale, toujours avec un très bon dessin. Et moi j’aime bien ce principe de générations qui se succèdent dans un même univers.

Ichi : un préquel d’Ichi the Killer qui nous explique pourquoi et comment Shiroishi est devenu aussi instable psychologiquement. C’est toujours aussi violent et glauque mais aussi incroyablement fascinant. Les personnages secondaires gravitant autour d’Ichi sont également très charismatiques et le découpage des planches est parfait.

Haru no Houtai Shoujo : difficile de définir ce manga qui mélange romance et fantastique. Seul le premier tome est sorti mais l’introduction promet déjà beaucoup. Et j’apprécie particulièrement le personnage de Mitsuki Aki, justicière tellement obsédée par son combat qu’elle se coupe du reste du monde. Le charadesign est excellent mais malheureusement le reste du graphisme n’est pas à la hauteur avec un style général qui fait très amateur, le trait n’étant pas encore très sûr. Une œuvre à suivre donc.

Dire que je ne lisais quasiment jamais de scan lors des débuts de ce blog… Je me suis bien rattrapé cette année, ça m’a permis de faire de très belles découvertes. Je précise toutefois que j’achète l’édition française de Silver Spoon qui est très en retard sur la japonaise : merci donc de ne pas me spoiler.

 

Jeux vidéos :

Disgaea – Afternoon of Darkness : je crois que c’est LE jeu vidéo qui m’aura le plus fait rire. Le trio Laharl-Etna-Flonne fonctionne parfaitement et associé au ridicule assumé des situations, on obtient un humour complètement barré. La voix japonaise de Flonne est la définition même du moe et rarement une traitresse aura été aussi sympathique qu’Etna. Si on ajoute la richesse incroyable du gameplay, on obtient un excellent J-RPG qui m’aura occupé de nombreuses semaines.

The Legend of Heroes : Trails in the Sky : un jeu moyen qui ne devient intéressant que dans le dernier tiers.

Dragon Quest VIII : un classique que je voulais tester depuis longtemps et qui m’a vraiment déçu. Je l’ai même abandonné après une trentaine d’heures, ce qui est rarissime pour un jeu. Entre le charadesign très moyen, l’histoire hyper manichéenne et les personnages sans aucun développement psychologique, tout m’a ennuyé. De plus, la difficulté est horriblement mal gérée, on se balade pendant des heures avant d’arriver face à un boss qui nécessite des heures de farm pour être vaincu. Bref, un des plus mauvais J-RPG auquel j’ai joué.

Katawa Shoujo : deux billets consacrés à cette VN qui le vaut bien.

Devil Survivor Overclocked : un jeu qui m’aura tenu en haleine de Juillet à Décembre. Pourquoi autant de temps ? Tout simplement parce que je l’ai fini trois fois avec à chaque fois une fin différente (il m’en reste encore deux à débloquer). C’est d’ailleurs une force de ce jeu : contrairement à beaucoup de J-RPG, les multiples fins sont toutes bien écrites et leur déblocage répond à une logique évidente. Contrôler les démons, les éliminer, les utiliser pour déclarer la guerre à Dieu, devenir le messie ou tout simplement s’enfuir : si on se retrouve à affronter souvent les mêmes boss, le ton est très différent selon la fin choisi.
Un jeu au scénario prenant doté d’un excellent gameplay, une énorme rejouabilité…Le doublage anglais moyen est le seul petit défaut de ce qui restera le meilleur jeu de l’année 2013 pour moi.

Haru, la chanteuse suicidaire de Devil Survivor.

Les Aventures Incroyables de Van Helsing : un jeu qui consiste à avancer et à cliquer. Il parait que l’histoire est bien. Je pourrais pas dire, au bout d’un moment, j’en ai eu marre d’avancer et de cliquer. Apparemment, tous les jeux de ce style sont comme ça. J’en prends note et j’en tire donc une conclusion : je préfère me couper une guibolle que de retoucher à un jeu de ce genre là.

Osu! : le but de ce jeu musical est de déplacer le curseur dans un chemin précis qui correspond au rythme de la chanson. Ce jeu multijoueur connait un beau succès, notamment dans la communauté otaku. La raison est simple : il est apparemment très facile de créer des maps. Du coup, comme vous pouvez l’imaginer, on ne compte plus le nombre de maps tirées d’une chanson d’anime. Un jeu gratuit et sympa mais qui n’est vraiment fun que lorsqu’on y joue en multi avec des amis.

Papers Please : un « jeu » qui n’est amusant en aucune façon pour moi. Il faut vérifier une tonne de données en un minimum de temps sous peine d’avoir un game over rapide. À réserver pour ceux qui ont toujours rêvé d’être un bureaucrate…Aux psychopathes donc.

En-dehors de ces jeux, je continue à passer pas mal de temps sur World of Tanks et sur le petit frère World of Warplanes. J’ai testé également Triple Town, un puzzle game sympa mais répétitif et Tropico 4 qui est certes un très bon jeu mais qui reste une copie conforme du 3.

 

Comme vous avez pu le voir, 2013 a été une année riche pour moi. Malheureusement, ce ne sera certainement pas le cas de 2014. J’ai en effet trouvé un travail qui va m’accaparer une cinquantaine d’heures par semaine ce qui va considérablement nuire à mon activité bloguesque. Je sais que certains gèrent parfaitement les deux mais je rappelle que l’animation japonaise est loin d’être ma seule passion.

C’est une question de logique : en étant au chômage, je ne consacrais qu’une heure par jour environ à la japanim’. Maintenant que je travaille, cela descend pratiquement à une heure par semaine. Impossible dès lors d’avoir de la matière pour tenir un blog où j’ai déjà du mal à publier plus d’une fois par mois.

Donc voilà, on y est, cet article sera sûrement le dernier avant un bon moment. Je ne ferme par le blog car je me laisse la possibilité de changer d’avis. Et de toute façon, j’y ai passé trop de temps pour tout arrêter, comme ça, d’un coup.

Ami visiteur, ce n’est pas un adieu, ce n’est qu’un au revoir !

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Katawa Shoujo : Shizune, Rin et Emi

Suite du précédent article où je me penchais sur les routes de Lilly et de Hanako, j’aborde cette fois celles de Shizune, de Rin et de Emi. C’est toujours aussi subjectif et toujours autant bourré de spoilers, vous voilà prévenus.

Shizune

Oula, ah oui quand même. Vous vous souvenez, j’avais dit que malgré tous leurs défauts, les routes de Lilly et même de Hanako m’avaient ému. Ben cette route, c’est l’exact inverse : pas tellement de défauts mais qu’est-ce-que je me suis emmerdé…

Bon on va passer rapidement sur les rares qualités de cette route. Shizune est belle comme un cœur en yukata, la partie de pêche avec Lilly et Akira était sympa, l’annonce de la bisexualité de Misha m’a surpris et les scènes érotiques sont superbes. Voilà, je vous avais dit que ce serait rapide non ? Quoique j’émets un bémol quand même sur les scènes de sexe, un défaut qu’on retrouve dans presque toutes les routes. Je ne suis pas un expert dans ce domaine, mais il me semble qu’il devrait y avoir un peu plus de temps entre le premier baiser et la première pénétration non ? D’un point de vue personnel, la dernière fois que les deux s’étaient enchainés aussi vite, ça m’avait couté 150€…

Entre deux scènes de cul, l’auteur semble avoir oublié que Hisao et Shizune sortaient ensemble et c’est là LE gros problème de cette route : il n’y a pas l’ombre d’une romance entre eux. Pas de rendez-vous galant, pas de « je t’aime », pas de regard amoureux, le néant total. Alors entendons nous bien. Que l’auteur préfère se consacrer à la relation à trois avec Misha, je peux comprendre. Mais dans ce cas-là, ne les fais carrément pas sortir ensemble idiot ! Ça aurait pu être sympa : Misha est amoureuse de Shizune, celle-ci la rejette avec son tact habituel puis est gênée d’avoir rendu sa meilleure (et seule) amie malheureuse et Hisao est au milieu de tout ça, essayant avec plus ou moins de réussite de recoller les morceaux.

Mais non, à la place on a des dialogues abscons qui perdent le lecteur, ne sachant plus trop qui pense quoi. C’est d’autant plus dommage que la déclaration de Hisao à Shizune durant Tanabata était réussie, mignonne et moderne. Mais après plus rien, juste de la psychologie de bazar qui m’a ennuyé au possible (et au vu de certaines réactions sur le net, je suis loin d’être le seul). C’est d’ailleurs le paradoxe de cette route : c’est celle qui s’étend sur toute l’année scolaire mais c’est aussi celle où il se passe le moins de choses…

Et puis quand Kenji est le personnage le plus classe de la route, c’est quand même qu’il y a un souci non ?

No matter how i look at it, it’s you girls’ fault i’m not popular!

Rin

Dans l’acte 1, Rin était le personnage que je qualifierais de plus intéressant. Ses réflexions venues de nul part et son attitude détachée de tout me faisaient plutôt marrer. Un indice aurait dû tout de même me mettre sur la voie de ce qui m’attendait : le jour du festival de l’école, Hisao et Rin se contentent de rester côte à côte sans se parler. Je ne pouvais pas m’imaginer que quasiment toute l’histoire serait comme ça. Après la route galère de Shizune, j’avais espéré de bons moments de détente… Et je me suis planté.

Je m’attendais à de l’humour et j’ai été déçu, c’est au contraire une des histoires les plus tristes du jeu. Une romance basée sur l’incompréhension mutuelle entre deux êtres que tout oppose. Je n’ai pas ressenti d’émotions à la fin de la route, probablement parce que Rin est tellement perchée qu’il est impossible de s’attacher à elle. J’ai d’ailleurs bien du mal à imaginer Hisao vivre heureux après le générique de fin : comment connaitre le bonheur avec quelqu’un qu’on ne comprend pas et pire, qui ne se comprend pas elle-même ? À l’arrivée, je ne retiens pas grand chose de cette route, aucune scène ne m’a vraiment marqué.

Les passages érotiques se distinguent tout de même. Contrairement aux autres routes, il y a une variété d’actes et une progression logique de leurs rapports. On sort du classique bisou + pénétration dans la foulée. Mais c’est bien là le seul point positif de cette histoire.

Le scénariste a également fait un choix étrange : celui de faire totalement l’impasse sur le handicap de Rin. Celui-ci est pourtant le plus lourd de tous, elle est la seule des filles de Katawa Shojo à ne pas être indépendante puisqu’elle a besoin d’aide pour des choses aussi quotidiennes que s’habiller. On aurait probablement pu creuser dans ce sens, développer une réflexion intéressante sur le thème de la dépendance des handicapés lourds… Mais non, rien de tout ça.

Finalement c’est assez drôle : j’ai été détaché de cette route autant que Rin est détachée de sa propre vie.

Le symbole de cette route : deux êtres qui regardent dans des directions opposées.

Emi

Emi était la seule fille qui ne m’intéressait pas du tout dans l’acte 1, je l’a trouvais trop « normale ». Si je n’avais pas déjà fait les quatre autres routes, j’aurais probablement zappé celle-là. Et ça aurait été une grosse erreur.

La route d’Emi est une des mieux écrite, elle réunit tout ce qu’il faut pour avoir une bonne histoire : des personnages attachants, une problématique sérieuse et une fin satisfaisante.

On ressent de l’empathie pour Hisao qui a enfin des réactions censées. Le développement de son sentiment amoureux pour Emi est très bien amené, il ne se pose pas une tonne de questions inutiles. Il ne comprend pas le comportement d’Emi ? Il réfléchit, pèse le pour et le contre, prend une décision et insiste pour avoir des réponses sans pour autant être relou. Il nous surprend même lorsqu’il jette la lettre d’Iwanako avant de finir de la lire : il est passé à autre chose, revenir sur son passé n’a aucun intérêt. En fait, il n’y a que dans cette route que Hisao n’est pas un héros émo.

La normalité d’Emi dont je parlais plus haut cache en réalité une personnalité sombre qui ne veut pas s’attacher aux autres par peur de les perdre. On peut la rapprocher de Hanako qui dresse elle aussi des barrières de protection autour d’elle. Sauf que cette dernière se cache dans un mutisme qui finit par frustrer le lecteur alors qu’Emi, toujours pleine de vie, refuse simplement d’aller trop loin dans une relation. Non seulement on comprend sa façon de penser mais on se dit qu’on ferait peut être la même chose à sa place.

Je pense enfin que cette route est celle qui traite le mieux le handicap. La perte des jambes d’Emi et le traumatisme qui a suivi vont rythmer toute l’histoire. Si physiquement elle a réussi à surpasser son handicap, c’est surtout mentalement qu’elle est blessée, situation aggravée par la disparition de son père. On souligne d’ailleurs la grosse différence qui existe entre ceux qui ont perdu leurs membres (Emi) et ceux qui n’en ont jamais eu (Rin) : ce que l’on a jamais connu ne nous manque pas.
Mais heureusement tout se terminera bien : Hisao à force de persévérance finira par briser le mur qui entoure Emi, cette dernière ne demandant inconsciemment que cela.

Un mot rapide sur les scènes érotiques : tout comme le reste de l’histoire, celles-ci suivent un déroulement logique et réaliste. La petite « expérimentation » dans le local d’athlétisme aurait pu être glauque s’il elle n’avait pas été aussi bien amenée. Après tout notre petit couple est en pleine force de l’âge, rien d’étrange à ce qu’ils se laissent un peu aller.
À souligner également un Hisao (décidément toujours très juste)  qui est physiquement attiré par Emi très rapidement dans la route. Le désir monte donc progressivement en lui, ça évite d’avoir une scène de cul sortie de nul part (coucou Shizune).

Seul léger défaut de la route : le choix qui détermine la bonne/mauvaise fin est bizarre. J’ai du mal à comprendre en quoi se répandre auprès de Misha est essentiel au développement de la romance de Hisao. C’est la seule faute de goût de cette route, c’est dire à quel point elle est réussie.

Des goûts vestimentaires de merde : voilà le vrai handicap de Hisao.

Et bien voilà c’est finit. Je me sens un peu triste d’avoir terminé cette VN qui m’aura occupé durant deux mois. Deux bonnes routes (Lilly, Emi), deux moyennes (Hanako, Rin) et une mauvaise (Shizune). À l’arrivée, on obtient une très bonne VN, surtout pour un studio amateur dont c’est la première production.
Quelques remarques en vrac pour terminer :

– Je ne l’ai pas souligné parce que c’est un point commun à toutes les routes : le graphisme et la musique sont excellents. Grâce à mes screenshots vous avez pu admirer le soin apporté aux CG, il a souvent été difficile de faire un choix. Quant à la bande son, elle regorge de thèmes de qualité qui ne détonneraient pas dans une production professionnelle.

– La fille qui fait l’unanimité sur internet est Akira. Autrement dit, la seule fille qui n’a aucun handicap. Hum…

– Des parents morts, absents ou psychopathes : c’est sûrement une astuce pour que nos belles dulcinées viennent trouver refuge dans nos bras plutôt qu’auprès de leur famille.

 

Et vous, quelle est votre route préférée ?

Katawa Shoujou : Lilly et Hanako

Pour ceux qui se tiennent éloignés de tout buzz depuis plusieurs années, un petit rappel sur Katawa Shoujo. Il s’agit d’une visual novel réalisée par plusieurs gars de 4chan, le célèbre et controversé forum d’otaku. Cette VN narre les aventures de Hisao, un lycéen victime d’arythmie cardiaque sévère. Après avoir passé plusieurs mois à l’hôpital suite à une attaque, il se voit transférer à l’académie Yamaku, une école spécialisée pour les handicapés. Comme dans tout bon eroge, il fera la connaissance d’une multitude de jolies filles : Shizune la sourde-muette manipulatrice, Lilly la douce aveugle, Hanako la timide dont une partie du corps est défigurée par les cicatrices, Emi dont l’énergie compense l’absence de jambes et Rin qui n’a pas de bras mais un sens de l’humour particulier.

En 2010, les petits gars de Kawasoft ont sorti l’Acte 1, l’intro du jeu en français. Celle-ci laissait espérer de grandes choses et permettait de présenter efficacement l’univers du jeu. Elle s’arrêtait toutefois juste après que le joueur ait choisi quelle route l’intéressait.  Début Juillet, Kawasoft a sorti la version 1.1 du jeu en français. Inutile de préciser que je me suis jeté dessus.
Voici donc ce que j’ai pensé des routes de Lilly et de Hanako, les autres auront droit à leur billet plus tard. Attention c’est bourré de spoilers.

On commence par la douceur et la tranquillité. La route de Shizune ce sera plus tard donc.

Edit : En relisant cet article, je me rends compte que je cite bien plus de défauts que de qualités. Je tiens donc à préciser en préambule que j’ai aimé ce jeu, que j’ai été plus ou moins ému à la fin de chaque route. De toute façon vous me connaissez, j’ai tendance à rapidement laissé tomber ce qui me gave, ce qui n’a donc pas été le cas de Katawa Shoujo.

Lilly

Lilly était la fille dont la route me faisait le plus envie. Lilly est belle, gentille, serviable, classe : bref c’est la femme parfaite. Un peu trop parfaite d’ailleurs : sa personnalité, certes développée, connait trop peu d’aspérités. Du coup, on a du mal à totalement accrocher à elle. Pour le reste, sa route est relativement fleur-bleue comme on pouvait s’y attendre avec ce type de personnage, l’évolution des sentiments entre Hisao et Lilly a le mérite de progresser lentement mais sûrement. Et Akira, la sœur de Lilly, est méga classe, je crois que c’est un avis partagé par tous.

Autre point positif : cette route correspond parfaitement au leitmotiv du jeu : voir plus loin que le handicap. Lilly est aveugle et le scénario ne l’oublie jamais, que ce soit à travers sa façon de se déplacer ou certains questionnements d’Hisao. Toutefois, on finit par ne plus voir cela comme un handicap : il s’agit d’une particularité de Lilly tout comme le fait qu’elle soit blonde ou grande. À quelques rares exceptions près, la relation qu’elle a avec Hisao est une relation qu’aurait n’importe quelle jeune fille avec n’importe quel jeune garçon.

Il y a par contre un gros défaut qu’on retrouve dans beaucoup de routes : on a l’impression que le scénario va trop vite sur beaucoup de points, que tout a été rushé. La scène de sexe est symptomatique : un premier baiser sur les lèvres, une salade de langues et SEXE TIME ! Le tout à la suite, comme ça, en 5 minutes chrono. Je trouve qu’ils se sautent dessus trop rapidement (c’est malheureusement un problème qu’on retrouve dans d’autres routes). Précisons quand même que les scènes de sexe sont globalement réussies : c’est rapide, relativement réaliste et mignon. Avec Lilly, le sexe ce n’est pas sale.

Autre exemple de cette précipitation scénaristique : Shizune et Lilly ne s’entendent pas ,mais alors pas du tout. C’est même le grand mystère de cette route. On sait qu’à une époque elles pouvaient se supporter, Hisao hésite à de nombreuses reprises à poser la question à Lilly mais le suspens demeure. Et il demeurera jusqu’à la fin, nous n’obtiendrons aucune réponse. Alors certes, leur réconciliation est tout aussi rapide que belle, mais le joueur à la fâcheuse impression que le scénariste a oublié de répondre à cette question. Pour cela, il faudra faire la route de Shizune.

Dans le genre « trop rapide pour être réel », on au aussi l’évolution psychologique de Hanako. Elle reste cloitrée dans sa chambre pendant son anniversaire et quelques jours plus tard, elle projette un tour du Japon avec ses copines du club de journalisme…allez comprendre.

La même chose se passe avec la fin  : beaucoup trop rapide, il n’y a pas assez de développement entre la problématique (retour définitif en Écosse de la belle blonde) et la scène finale. Dommage que l’auteur n’ait pas pris plus de temps pour terminer son histoire, la route de Lilly aurait pu être améliorée même si c’est une des meilleures du jeu.

Je passe volontairement sur le fait que Hisao soit incapable de comprendre ses propres sentiments, c’est quelque chose qu’on retrouve dans à peu près toutes les routes. Mais le coup de « je ressens quelque chose pour Lilly mais je ne sais pas ce que c’est, c’est plus fort que de l’amitié »…ça s’appelle de l’amour connard.

Champ de blé love

Couple + coucher de soleil + champ de blé = déclaration d’amour parfaite.
Dommage que le gilet immonde de Hisao vienne tout gâcher…

Hanako

Sur bien des points, la route de Hanako est l’exact opposée de celle de Lilly. Dans cette dernière, le handicap de Lilly est anecdotique et celui de Hisao primordial. Ici l’arythmie du héros est totalement oubliée, elle apparait une seule fois, presque comme un caméo. Alors que celui de Hanako est en permanence au cœur du scénario, au point d’en venir étouffant. Mais est-ce vraiment une mauvaise chose ?

Lilly est née aveugle, elle est comme ça, point : ça ne change pas le regard des autres (ni le sien ah ah). Hanako a eu un terrible accident qui a provoqué des cicatrices ; cicatrices qui ont provoqué son rejet ; rejet qui a provoqué son repli sur soi. C’est un enchainement infernal dont la jeune fille n’arrive pas à se sortir. Et autant le dire tout de suite : elle ne s’en sortira qu’à l’extrême fin du jeu. Cela entraine le point central de cette route : le manque de communication. Certes les raisons sont légitimes (timidité maladive de Hanako et Hisao n’est pas à l’aise avec les handicaps), mais du coup…c’est chiant. Que font concrètement ces deux personnages lorsqu’ils se retrouvent seuls ? Ils jouent aux échecs et ils lisent. En silence. Super.

À un moment, on nous donne un espoir : Scar apprécierait le karaoke. Pas de chansonnettes en vue pourtant. Juste du silence. Et cela finit par provoquer un malaise : à chaque fois que Hanako et Hisao se rapproche dans une scène, ils finissent par s’éloigner dans la suivante. Du coup, le lecteur oscille sans arrêt entre « Hanako est vraiment mimi, on (le lecteur) a envie de l’aimer » et  « Hisao et Hanako communiquent mal ».

Finalement, on finit par ne rien comprendre à leur relation. On ne sait pas ce que Hisao aime chez Hanako et vice-versa. Les explications fouillies de cette dernière à la fin du jeu n’aident pas à la compréhension. Prenez la scène de sexe : on ne sait pas comment ils en arrivent là puisque aucun des deux personnages ne semblent ressentir du désir pour l’autre. D’ailleurs durant l’acte, on a pas vraiment l’impression qu’ils prennent du plaisir. Cette totale absence de jeu de séduction est d’autant plus dommage que ça vient après un moment fort où Hanako dévoile ses cicatrices à Hisao.

Hanako bourrée = 6 ans d’âge mental. Un des seuls moment joyeux de cette route.

Il faut le reconnaitre : cette histoire n’est tout simplement pas très bien écrite. Par exemple, il n’y a qu’un seul choix qui détermine si on va obtenir la bonne ou la mauvaise fin. Dans cette dernière, Hanako pète un câble (devant un Hisao bien relou c’est vrai) et hurle qu’elle déteste Lilly « qui la traite comme une enfant ». Alors deux choses. D’abord ce n’est pas Lilly qui force Hanako à se coller à elle à chaque occasion : elle se fait traiter comme une enfant parce qu’elle agit comme telle. De plus, on obtient cette fin si on décide de ne pas s’occuper de Hanako lors du choix déterminant. Je résume donc : si on décide de ne pas protéger Hanako, cette dernière nous reproche plus tard de trop la protéger. Logique.

Dernier exemple : l’asociabilité de Hanako est si forte et il y a tellement  de mystères entourant son accident que le lecteur finit par imaginer quelque chose d’horrible qui expliquerait le sentiment de culpabilité que ressent cette jeune fille. Je pensais par exemple qu’elle avait provoqué accidentellement l’incendie qui a tué ses parents. Ce qui expliquerait pourquoi cette dernière se calfeutre tous les ans dans sa chambre au moment de son anniversaire, elle regretterait d’être née.

Ben en fait non pas du tout. Il y a eu un accident, sa mère est morte en la protégeant et paf trauma ! Trop simpliste, ce sujet pourtant essentiel à la compréhension de la psyché de Hanako a été expédié beaucoup trop rapidement.

Bon, je veux quand même relever quelques points positifs de cette route. La crise d’angoisse de Hanako en pleine classe est une totale réussite : les CG, la musique et le texte  se combinent pour retranscrire parfaitement la peur panique qui s’empare de Hisao devant une situation incontrôlable. C’est un des moment les plus forts du jeu.

La toute dernière scène est également magnifique. Hanako évolue enfin ! Elle qui ne supportait pas le regard des autres finit par embrasser Hisao en pleine rue devant des inconnus, leur exposant son profil brûlé. Tandis que le lecteur a droit à son beau profil : on a fini par oublier son handicap, Hanako devient enfin une fille normale qui embrasse l’homme qu’elle aime sans gêne. C’est symbolique et c’est beau.

Mais bon à l’arrivée, il faut le reconnaitre : Hanako est bien plus intéressante, bien plus touchante dans la route de Lilly, c’est un comble. Parce que finalement, quel est l’évènement le plus marquant de cette route ? La rencontre avec la charmante Miki Miura.

Miki Miura

Dans cette route très sombre, Miki est un véritable rayon de soleil.

Je n’ai pas encore terminé la route de Rin ni celle d’Emi, la suite viendra donc dans quelques jours. En attendant, lâchez vos coms !

The Legend of Heroes : Trails in the Sky

Niveau de spoil : aucun

The Legend of Heroes : Trails in the Sky (que je vais appeler dans cet article « ce jeu » c’est plus court) est un RPG sorti sur PSP, portage d’un jeu PC de 2004.

On y suit les aventures d’Estelle et de son frère Joshua, deux adolescents de 16 ans appartenant à une guilde d’aventuriers. En réalité, Joshua a été adopté par le père d’Estelle, donc ils partagent pas le même sang, donc Estelle va pouvoir tomber amoureuse de lui sans qu’on parle d’inceste et peu importe s’ils ont vécu comme des frères et sœurs pendant des années hein. Ils vont ensuite partir en voyage aux 4 coins de leur royaume afin de finaliser leur entrainement et là, ils rencontreront de nombreux personnages hauts en couleur et participeront à moult aventures. Scénario bateau hein ?

Et c’est vrai que durant une bonne partie du jeu, on est pas emballé. Oh le scénario n’est pas mal écrit (j’y reviendrais) mais les intrigues sont plutôt convenues et, il faut le dire, nos 2 héros manquent cruellement de charisme et de profondeur. Si on évite les clichés (pas de tsundere, de codeere etc…), on a beaucoup de mal à s’attacher à eux et donc, à ce qui leur arrive.

Heureusement, le dernier chapitre (le jeu en comporte 4) est nettement plus intéressant. L’action est d’avantage rythmée et cette histoire de conspiration -je n’en dis pas plus- tient la route. Et c’est seulement à ce moment là qu’on se rend compte que le scénario est globalement pas mal foutu. Tous les évènements vécus dans les précédents chapitres sont reliés entre eux et participent à l’édification de l’ensemble de l’histoire. Pas de « moments WTF », trop souvent présents dans les J-RPG. Bref, pas de quoi sauter au plafond mais on sent qu’il y a eu une réelle volonté d’écrire une histoire crédible, c’est à saluer.

Beaucoup de dialogue dans le jeu, on se rapproche souvent plus d’un VN que d’un RPG.

Il convient de préciser que ce jeu est le premier volet d’une trilogie. D’ailleurs, la fin ouverte est magnifique et les personnages, oh miracle, prennent soudainement de l’épaisseur. Bref, on finit le jeu en beauté afin de donner l’envie au joueur, et c’est réussi, d’acheter le second volet. Et c’est là tout le problème. Rétrospectivement j’ai un peu l’impression d’avoir joué à la gigantesque introduction d’une histoire plus conséquente. Alors comment juger ce jeu ? En tant qu’introduction à cet univers, c’est très réussi : on découvre les personnages, les lieux, le contexte de ce royaume imaginaire. On suit l’évolution des  personnages, lente mais progressive. Et à la fin de l’introduction, on se dit « chouette la suite va être géniale ». Le problème, c’est que le jeu est vendu en tant que tel avec un début et une fin. Soyons franc, une si longue introduction (j’ai fini le jeu en 46 heures) est barbante, sauf si le jeu est parfait ce qui est loin d’être le cas.

En plus des défauts que je viens de nommer, le niveau de difficulté est très mal géré. Durant la première moitié du jeu, vous tomberez souvent sur des boss imbattables. Après deux branlées prises contre eux, le troisième combat sera par contre d’une facilité déconcertante, l’ennemi ne vous fera pratiquement plus de dégâts. Si on peut saluer l’initiative d’adapter le niveau de difficulté aux échecs du joueur, la transition est trop brutale ; et comme chacun sait, un combat trop facile n’est pas plus intéressant qu’un combat trop difficile. À ce sujet, je ne sais pas quelle mouche a piqué les développeurs mais durant toute la seconde partie du jeu, les ennemis sont d’une facilité déconcertante.

Le système de progression est hautement modulable pour chaque personnage.

C’est dommage que la difficulté soit aussi mal foutue car le système de combat est relativement original. En plus des classiques attaques physiques et magiques, il existe une troisième forme d’attaque : le craft. La jauge de craft monte à chaque coup que donne ou reçoit le personnage. Celui-ci peut dépenser des points de craft pour tenter une attaque spéciale. Si la jauge est remplie, il peut même lancer une « super » attaque dévastatrice qui en contrepartie videra totalement la jauge.

À l’inverse d’un Persona ou d’un Final Fantasy, la position des personnages, alliés et ennemis n’est pas fixe : tous les combattants se trouvent sur une sorte de damier. Pour tenter une attaque physique, le personnage doit se déplacer jusqu’à l’ennemi. Il faut donc prendre en compte la portée des différentes armes et les capacités de mouvements des différents persos. Certains attaques magiques permettent également d’attaquer une zone ce qui permet de blesser plusieurs ennemis à la fois. Mais attention : entre le moment où le personnage prépare son sort et le moment où ce dernier est effectif, les ennemis ont pu avoir le temps de se déplacer. Car oui, il ne s’agit pas  d’un bête système de tour par tour : selon la caractéristique « vitesse » des protagonistes, un personnage aura le temps de jouer deux fois entre deux attaques d’un autre. Si vous ajoutez à cela certains sorts et équipements qui permettent d’augmenter la vitesse, le côté stratégique de chaque combat est clairement mis en avant. Encore une fois, quel dommage que cela soit gâché par des combats impossibles ou trop faciles.

Le fameux damier (en bleu) et la zone de dégât (cercle rouge)

J’ai lu quelques critiques sur le graphisme qui commencerait à dater. Franchement, je n’ai rien trouvé à redire sur ce sujet. Les décors des villes sont très fournis en détail et les monstres sont plutôt pas mal foutus. Le charadesign est quant à lui tout bonnement excellent : tous les personnages, même secondaires, ont une identité visuelle qui leur est propre, les expressions faciales étant également très bien représentés. Seul bémol : le contraste pas assez net entre le texte (et il y en a beaucoup) des dialogues et le fond, ce qui gêne la lecture. Non honnêtement le graphisme est très réussi, tout comme la musique d’ailleurs. De très beaux thèmes qui sont peut être un peu trop réutilisés au cours du jeu. Mais bon, c’est un reproche que je fais à quasiment tous les jeux et tous les animes, je dois être trop difficile sur ce sujet. À noter la totale absence de doublage.

Finalement, The Legend of Heroes : Trails in the Sky est un jeu qui possède autant de qualités (système de combat, graphisme, musiques) que de défauts (difficulté, personnages principaux, mise en route trop longue). À l’arrivée, nous avons un jeu soigné, doté d’un univers crédible qui donne envie de découvrir la suite mais qui se révèle toutefois peu enthousiasmant.

Persona 2 : Innocent Sins

Spoiler : léger

Étant un fan absolu de Persona 3 et 4, que je considère comme les meilleurs RPG au monde, j’avais depuis longtemps envie de tester leur prédécesseur. Et quand j’ai vu que Persona 2 : Innocent Sins n’était pas vendu très cher, je n’ai pas hésité longtemps. Autant vous le dire tout de suite, j’ai été assez déçu…

On connait tous ces RPG dont l’introduction traîne trop en longueur. C’est souvent le cas des Final Fantasy, mais ça l’est aussi dans P4 : ça parle, ça parle et on se demande quand l’action va commencer. Et bien P2, c’est exactement l’inverse ! On ne présente pas les personnages, on ne présente pas l’environnement, on est lancé dans le bain tout de suite. Une sombre histoire de rumeurs qui deviennent vraies, un lycée envahi par des démons et hop ! On affronte un boss très rapidement.

Si c’était un parti pris scénaristique de ne rien expliquer, par exemple pour privilégier le rythme à l’immersion, on pourrait comprendre ce bordel. Malheureusement, on se rend vite compte que le scénario dans son intégralité est un bazar sans nom. Dans Persona 2 on a donc : des rumeurs qui deviennent vraies, des démons, un méchant qui s’appelle « Le Joker » (ça me rappelle quelque chose), une pierre magique, un pyromane, une secte qui pose des bombes, des nazis, des crânes de cristal, une ville qui s’envole (non je n’ai pas fumé), une rivière souterraine (qui était placée sous la pierre magique, ah ah tout s’explique), un temple maya, de la mélancolie ras la gueule et les traditionnelles figures divines propres à chaque Persona…ouf !

Affronter Hitler armé d’une lance magique : normal…

Bon histoire de ne pas être rabat-joie, il est vrai que la fin explique une bonne partie de ces phénomènes. Le problème, c’est qu’en attendant, le joueur n’a rien compris à ce qu’il s’est passé et a navigué à vue pendant des dizaines d’heures…Par contre, la conclusion est vraiment bien trouvée, un mélange de tristesse et d’espoir, elle est franchement excellente.

Les personnages souffrent eux-aussi d’un manque de développement. Alors que dans P3 et P4, ils ont une vraie profondeur et différentes facettes, ceux de P2 sont nettement plus monolithiques. Et surtout leur développement intérieur est raté. En effet, au fil du jeu, on en apprend plus sur le passé de nos héros à travers de nombreux flashbacks. Malheureusement, c’est cliché-time ! Le beau gosse qui se la pète est un ancien gros qui bégayait ! Et la jolie idole du lycée souffrait d’une grande solitude étant enfant.  Très original tout ça…Quand à celle qui joue le rôle de grande sœur, elle…ben elle jouait déjà le rôle de grande sœur en fait…Quand à Jun, je dirais qu’il est aussi intéressant que Ken Amada, c’est dire.

Bon sur le coup, je suis un peu sévère car certains persos de P3/P4 ne brillaient pas non plus par leur originalité. Mais au moins, ils évoluaient au cours du jeu (l’acceptation de soi est même centrale dans Persona 4). Dans Persona 2, je défie quiconque de trouver un changement de caractère entre les personnages au début et à la fin du jeu.

Heureusement, le charadesign est plutôt réussi : si le héros ne ressemble pas à grand chose, les autres personnages ont une identité visuelle propre. Sauf Jun . Non je ne m’acharne pas, ce perso est NAZE ! (il se bat avec des fleurs quand même. Oui oui, en envoyant des fleurs sur les ennemis…). Le reste du graphisme est aussi très bon, même si le poids des années se fait un peu ressentir. En effet, le portage sur PSP n’a pas changé grand chose : les menus et les barres d’HP sont un peu plus propres, mais les phases d’exploration et de combat restent assez pixelisées. Rien de bien méchant quand même, ça pourra éventuellement rebuter les plus jeunes joueurs, c’est tout.

« la signification de cette fleur c’est…OMG, i’m so gay ! »

J’ai entendu dire que par rapport à la version originale, celle sur PSP se démarquait surtout au niveau sonore.  N’ayant pas joué à ce jeu sur PS1, j’aurais du mal à me prononcer même si je trouve que les différents thèmes musicaux sont vraiment bons. Difficile par contre de parler du doublage, celui-ci étant réduit à quelques répliques de temps en temps. C’est d’ailleurs assez lourd de voir la PSP charger 3 bonnes secondes pour un « Wow! » (véridique).

Et le gameplay dans tout ça ? Mitigé. Les héros peuvent choisir entre attaquer, se défendre, utiliser un objet ou invoquer leur persona. Celle-ci a différents genres de sort (feu, eau, terre etc…) qui agira plus ou moins efficacement sur les ennemis selon leurs faiblesses. Que du grand classique,  à l’exception de deux choses.

Premièrement, il est possible d’éviter un combat en discutant avec votre ennemi. Selon ce que vous lui direz, il vous attaquera, s’enfuira ou vous donnera de l’argent ou des cartes. Les cartes en question permettent d’invoquer de nouvelles personas. Malheureusement, cela devient totalement inutile passé la moitié du jeu, puisque les nouvelles personas de base des héros sont largement assez puissantes pour faire face à tous les ennemis ; nul besoin donc d’en débloquer de nouvelles.

Si vous décidez de combattre votre ennemi plutôt qui lui taper la discute, il est possible de combiner les attaques de 2 ou 3 personnages afin de réaliser un « fusion spell » : celui-ci sera bien plus puissant qu’un sort ordinaire. Je trouve que c’est une bonne idée et je me demande pourquoi ils ont abandonné ça dans les autres Persona. On aurait pu par exemple inclure un système où les relations entre les personnages (Social Link) influeraient sur la puissance des attaques.

Exemple d’un fusion spell de type glace.

Il y a aussi 2,3 trucs assez bizarres. À quoi sert de montrer la répartition des dommages sur chaque ennemi ou allié, sinon à casser le rythme du combat ? Probablement à rien puisque cela sera corrigé dans P3. Enfin, que chaque attaque d’une persona, quel que soit son type ou sa puissance, coûte le même nombre de SP est aussi assez zarb…là aussi, P3 rectifiera le tir.

Mais le plus gros défaut de Persona 2, c’est la répétition des donjons. Ceux-ci sont déjà assez inintéressants à la base mais ils sont en plus hyper nombreux. Sérieusement, je me suis emmerdé comme un rat mort lors de la visite des 4 temples vers la fin du jeu. Et pourquoi des démons surgissent partout, que ce soit dans un lycée, une salle de jeu ou un magasin ? Apparemment les développeurs n’ont pas jugé bon de donner une explication au joueur…En plus de tout cela, le jeu est très facile, les boss se font vaincre sans aucune difficulté. Absolument pas de challenge pour le joueur donc…

 

Finalement, Persona 2 : Innocent Sins est un jeu décevant. Il n’est pas franchement mauvais (je ne suis pas maso, si je l’ai fini c’est qu’il est supportable) mais il manque globalement d’intérêt. Non seulement, il fait pâle figure à côté des autres Persona, mais même en dehors de la saga, je pense qu’on peut trouver de meilleurs RPG sans souci. Parce que quand même,  l’endroit où je me suis le plus éclaté dans ce jeu, c’est dans le casino et ses mini-jeux…y a un souci, non ?

Persona 3 vs Persona 4

Niveau de spoil : aucun

Il y a 2 sortes de gens : ceux qui ont adoré les Shin Megami Tensei Persona et ceux qui n’y ont jamais joué. Si vous faites partie de la seconde catégorie, je vous donne l’autorisation d’arrêter de lire ce billet et de foncer acheter ces références en matière de JRPG. De toutes façon, je vais utiliser pas mal de termes qui vous seront totalement étrangers si vous n’avez jamais joué à ces jeux.

Comme dans tous les cas il est inutile de faire des présentations, entrons directement dans le vif du sujet avec des catégories que j’ai désigné de façon totalement arbitraire. Mais hé, faut bien commencer quelque part non ?

Graphisme

Comme P4 est sorti 2 ans après P3, on peut logiquement s’attendre à une légère amélioration graphique. C’est effectivement le cas, lorsqu’on s’approche des personnages, ceux-ci ont des contours plus fins. Le charadesign est quant à lui heureusement resté le même. Quand aux séquences vidéos, elles sont trop rares pour qu’on puisse réellement faire une comparaison. Avantage P4 ? Et bien pas pour moi, pour une raison simple : je hais le jaune. Et cette couleur criarde est utilisée tant pour le menu, que pour l’intérieur du monde de la TV ;  les teintes de P3 tournent elles d’avantage autour d’un bleu profond. Bon ça chipote tellement, qu’on va déclarer un match nul sur cette catégorie.

Gameplay

La catégorie la plus facile à juger : il est quasiment identique aux 2 jeux à quelques petites exceptions près : dans P4, on peut contrôler les autres personnages lors des batailles, ce qui évite qu’ils fassent n’importe quoi. Certes, ça casse un peu l’immersion mais ça évite de nombreuses crises de nerf. De plus, si vous êtes en difficulté lors d’un combat, les persos avec qui vous aurez tissé des Social Links élevés peuvent vous aider (comme prendre un coup mortel à votre place). Enfin, P4 a une difficulté nettement inférieure à P3 ce qui le rend plus abordable. Avantage Persona 4.

Scénario

Si dans P3 le joueur se pose de nombreuses questions sur la Dark Hour et les shadows, dans P4 il se trouve confronté à une véritable enquête policière. Alors certes, l’identité du véritable tueur est relativement évidente (il faisait partie de mes suspects depuis quasiment le début du jeu). Mais les divers rebondissements sont assez nombreux pour que le joueur reste tout le temps sur le qui-vive et ne cesse de faire marcher ses capacités de déduction. Même si la fin est très décevante (j’y reviendrais), le scénario de Persona 4 est nettement plus abouti. 

Musique

C’est sûr, I’ll Face Myself, Backside of the TV, Reach Out to the Truth sont de super thèmes. Mais dans P3, on a les géniaux Burn my Dread, Memories of youMass Destruction et le très français Changing Seasons. Ainsi que le démoniaque Unavoidable Battle. Et dans P4, il n’y a pas de musique les jours de pluies et je trouve ça stressant (même si c’est pour pousser le joueur à aller dans l’autre monde). Bien sûr c’est une question de goût, mais pour moi l’OST de Persona 3 est légèrement meilleure.

Personnages

Yukari Takeba est mon personnage préféré, tous Persona confondu. Je l’aime tellement que je l’ai foutu dans mon Top8. Drôle et sexy, elle est l’incarnation parfaite de l’arcane des Lovers. Par contre, tous les autres personnages de P3 se font détruire par le casting de P4. Le sidekick du héros ? Yosuke  défonce Junpei (il se paye même le luxe d’être plus beau gosse que le héros et sa coupe au bol). Le non-humain ? Teddie est 100 fois plus marrant que Aegis qui est aussi intéressante qu’une boite de haricots. Le soutien lors des batailles ?  On va pas comparer cette petite douceur sucrée qu’est Rise et cette pauvre Fuka quand même…Non vraiment, Yuka-tan excepté, les personnages de Persona 4 sont bien plus intéressants…

Doublage

N’ayant pas pu jouer en VO, je parle bien entendu de la version américaine. Et vu la quantité ahurissante de dialogues dans ces jeux, il est important que les voix soient agréables, ou au moins qu’elles correspondent aux personnages. Ce n’est hélas pas le cas dans P4, Chie et Yukiko ayant des voix beaucoup trop adultes pour des adolescentes (on a plutôt l’impression que leurs doubleuses ont une trentaine d’années voir plus). Pour le reste du casting, c’est plutôt pas mal. Par contre, c’est un sans-faute pour P3, certaines voix étant absolument géniales (mention spéciale pour Yukari, encore elle, qui a la voix la plus excitante que j’ai jamais entendu). Persona 3 l’emporte donc largement ici.

La fin (big spoiler inside)

J’aime bien les choses carrées : dans P3, on savait qu’on allait affronter tel boss tel jour, on pouvait donc se préparer à »vivre » la fin du jeu. Mais dans P4, je ne savais pas qu’Adachi serait le dernier boss du jeu (bon en fait, il y a 2 boss à la suite -spécialité assez désagréable des Persona- mais ça revient au même). Du coup, j’ai affronté Adachi le 12 Décembre et je me suis fait niquer quasiment 20 jours de jeu (jusqu’au 31) ! C’est dommage parce que si j’avais su, je l’aurais affronter le 31 et j’aurais pu aller jusqu’au bout de certains Social Links…bref, la fin déboule beaucoup trop vite dans P4. J’oublie volontairement la true ending : quand on est obligé d’aller sur internet pour trouver comment la débloquer, c’est signe d’un mauvais développement scénaristique. À partir du moment où ON DOIT chercher la solution ailleurs que dans le jeu (sur internet, un magazine, un pote etc…), on « quitte » le jeu et son ambiance.

Bon en plus de ça, j’aime pas trop la fin triste de P4, avec le héros qui quitte Inaba et tous ses amis qui lui disent adieu avec des trémolos dans la voix. Je préfère de loin la fin de Persona 3, nettement plus heureuse et optimiste (sauf  si vous avez joué à Persona 3 FES : avec le recul vous vous rendez compte de certaines choses trèèèèès désagréables)

À l’arrivée, on obtient donc un match nul…c’était bien la peine ! Mais finalement avec du recul, j’ai une toute petite préférence pour Persona 3, tout simplement parce que c’est le premier JRPG auquel j’ai joué (hors Final Fantasy).

Et vous, lequel préférez vous ? Ah et une dernière question : quand on vous demande votre nom au début du jeu, vous mettez votre vrai nom et prénom (comme moi) ? Ou un pseudo(comme les gars qui foutent les vidéos sur YouTube) ?. J’ai toujours pensé que mettre sa vraie identité renforçait considérablement l’immersion dans le jeu.

Team Fortress 2 : dis-moi qui tu joues, je te dirai qui tu es !

Si vous n’avez pas passé ces 3 dernières années dans une cave, vous avez forcément entendu parler de Team Fortress 2. Si le but de ce FPS est en soi relativement classique (capturer des points de contrôle, escorter un train), c’est le gameplay particulièrement fun qui fait la différence. Un gameplay très différent selon la classe de personnage que vous choisirez en début de round et à chaque réapparition après votre mort.

Après avoir joué plus de 600 heures à TF2, j’ai d’ailleurs remarqué qu’il n’y avait rien d’innocent dans le choix de la classe. Si il correspond souvent à un impératif tactique, il trahit également la personnalité du joueur…ainsi que certains de ses penchants…

 

Pyro : une des classes les plus simples à jouer puisque pour tuer un ennemi il suffit de se rapprocher de lui et de le brûler au lance-flamme. Je considérais que c’était un peu une classe de noob, mais je me plantais : c’est lorsque l’on connait bien une map que le pyro prend tout son sens. Arriver derrière l’ennemi et le cramer avant qu’il n’ait le temps de vous tirer dessus est tout un art. Et il n’existe rien de plus sympa dans ce bas monde que de brûler ces salopes de spy alors qu’elles sont toujours invisibles.

Vous aimez les tenues moulantes et le feu ? Il est évident que si vous jouez pyro, vous êtes un adepte du SM

 

Sniper : ma classe préférée ! C’est la seule où il est primordial de vraiment savoir viser. En ancien joueur de counter strike, c’est donc une classe que je maitrise plutôt pas mal. J’adore enchainer les Head shots bien cruels, ceux qui font rager les malheureuses victimes qui sont mortes avant d’avoir compris ce qui leur arrivait. Beaucoup diront que l’ennemi naturel du sniper est le spy car il peut se glisser derrière lui pour ne lui laisser aucune chance. Mais finalement lorsque je joue snip, ce que je craint le plus…est le snip adverse. Et là, on peut se faire un remake mortel de Stalingrad !

Loin de l’action, vous préférez observer les autres en train de s’amuser au corps à corps. Si vous jouez snip, vous êtes un voyeur, c’est comme ça…

 

Soldier : là par contre, c’est une classe que je ne maitrise absolument pas. Considéré comme une classe offensive, son lance-roquettes est un bon mix entre puissance et précision. Comme c’est une arme à longue portée, on peut également jouer soldier en limitant les risques. Par contre, son grand temps de rechargement est son principal défaut. J’ai un grand respect pour ceux qui jouent cette classe car je suis personnellement incapable de fraguer avec.

En jouant soldier, vous balancez toute la sauce très rapidement et après plus rien. On peut donc naturellement déduire que vous êtes un éjaculateur précoce.

 

L’ingénieur est une classe ingrate. Personne ne pense à féliciter un ingé qui aura construit de bons téléporteurs. Par contre, si votre équipe est en train de perdre et qu’un spy vous aura causé du chagrin, vous entendrez à coup sûr « tin ils font quoi les ingés, pourquoi y a pas de centry, et y sont les TP etc… ». Comme j’emmerde les autres et leurs réflexions bas-du-front, ça ne me dérange pas de jouer ingé. Par contre, comme je manque de patience, j’ai tendance à laisser tomber cette classe la première ubercharge venue.

L’ingé ne s’éclate qu’au milieu de ses machines. Vous avez donc besoin d’accessoires pour prendre votre pied, le bondage semblant  être votre truc.

 

 

Heavy : LA classe la plus bourrine du jeu. Vous avez une mitrailleuse énorme qui n’a aucune précision à longue portée mais qui fait s’abattre un déluge de balles sur les adversaires qui ont le tord de se mettre sur votre chemin. Le tandem Médic/Heavy peut vraiment faire basculer le sort d’une manche. Comme le pyro, c’est une classe que j’ai redécouvert récemment et avec laquelle on peut vraiment s’éclater…à condition de pas avoir de trop bon spy ou sniper en face. Parce qu’à cause de leur vitesse super lente, leurs grosses têtes semblent demander des Head Shots en permanence.

De toutes les classes, vous avez choisi celle qui a une arme géante, totalement disproportionnée. Probablement pour compenser le fait que vous avez un micropénis.

 

Médic : pour moi, c’est la classe la plus importante du jeu. Dès qu’il y a 5-6 joueurs par équipe sa présence est indispensable. En attaque, il permet de détruire les centry adverses. Le kritzkrieg décourage tout ennemi qui s’approcherait un peu trop près d’un charriot ou d’un point à défendre. L’overheal qui augmente les points de santé est presque un cheat légal. Seul inconvénient de cette classe : il est particulièrement vulnérable si ses équipiers ne sont pas à la hauteur pour le protéger. Personnellement, j’aime bien jouer cette classe pour connaître le niveau de mes équipiers. Hier par exemple, j’ai lancé une uber à un pyro qui a immédiatement…essayer de pousser le chariot…fucking noob !

Vous ne vous sentez bien qu’au milieu d’un maximum d’hommes sur lesquels vous répandez votre semence magique. On dirait bien que les partouzes homo sont votre truc !

 

Sans déconner, il y a des gens qui jouent Scout ? Je ne vois que 2 utilités à cette classe. Lorsqu’on est très peu nombreux sur un serveur, sa rapidité et sa précision lui permette de lancer une attaque sans laisser le temps à l’ennemi de le viser. Par contre, dès qu’il y  a des heavy dans le coin, ça devient plus tendu. Le scout est également utile pour traverser les lignes ennemis (avec le bonk qui rend invulnérable une courte période de temps). Ensuite, vous pouvez tranquillement détruire les TP à leur spawn ce qui ne manquera pas de rendre leur ingé fou furieux…et donc moins efficace. Bien sûr il y a de nombreuses autres façons de jouer cette classe, mais depuis le temps vous avez compris que je suis pas super objectif hein ?

Le scout est un petit nerveux qui crie beaucoup, qui s’excite tout seul et qui court dans tous les sens…mais à l’arrivée, il fait pas grand chose. Un puceau quoi…

 

Spy : une classe de merde pour ceux qui savent pas  viser. Naaaaaan je déconne ! C’est juste que malgré d’innombrables tentatives, je suis incapable d’être un spy efficace. Mais c’est bien évidemment une classe utile, notamment pour saboter les constructions adverses. C’est aussi une classe qui a un potentiel de RAGE assez important (autrement dit qui rend fou l’équipe adversaire).  Sur des maps de type « point de contrôle », il m’arrive d’utiliser le spy pour tenter une « ninja » : vous vous foutez en invisible sur le dernier point et lorsque vos collègues prennent le précédent, vous vous déclocker et vous capturez le dernier dans la foulée (le dernier point est souvent le plus difficile à prendre). Last but not least : un spy qui fait des dégâts importants au début d’un round peut déclencher une parano chez l’ennemi qui ne va pas cesser de se retourner au moindre bruit…et qui ne verra donc pas le snip adverse lui faire un grand coucou.

On résume : vous jouez un perso qui se déguise en d’autres hommes afin de les prendre par derrière. Vous êtes donc un travesti sodomite.

 

Demoman : une classe multi usage. En attaque, vos sticky seront le cauchemar des ingés. En défense, vous piégerez le point ou le charriot. Si vous êtes courageux, vous utiliserez vos sticky jump pour vous retrouver au plus près de l’ennemi. Si vous êtes lâche, vous stickerez la porte que vous ferez exploser dès que quelqu’un essaiera de la franchir (mon dieu, je déteste cette tactique). Pour toutes ces raisons, le demoman est souvent la classe la plus jouée (faut dire qu’au travers des différentes MAJ, Valve a tout fait pour la favoriser)

D’après le wiki officiel, le demoman est écossais. Comme tout bon britannique, il n’a donc pas  la moindre activité sexuelle. Vous me rappelez pourquoi vous vous identifiez à cette classe ?

 

Et toi, à quoi tu joues ?