Kara no Kyoukai

Niveau de spoil : léger

Avant de parler de cette série de 7 films (vous comprenez la raison pour laquelle je ne vais pas écrire de synopsis), j’aimerais dire quelques mots sur le Nasuverse.

Kinoko Nasu est un auteur japonais bien connu des otakus puisqu’il est à l’origine d’œuvres comme Tsukihime, Fate/stay night et donc Kara no Koukai. Toutes ces œuvres, bien que indépendantes les unes des autres, se déroulent dans le même univers, le nasuverse donc. J’ai passé plusieurs heures sur le Wiki de Type Moon car cet univers très riche m’attire beaucoup : des vampires, des familles au sang maudit, l’association des mages, l’église…on y trouve des personnages idéalistes ou cyniques, chevaleresques ou manipulateurs, souvent rongés par leur destin. Leur quête du bonheur n’est pas sans danger et rares sont ceux qui parviennent à l’obtenir. Et c’est cela qui est très fort : même en étant attiré par leurs aventures, on ne peut s’empêcher de se dire que les plus heureux sont finalement les humains normaux qui ignorent tout de ce monde surnaturel. Mélangeant des affrontement très typés « shônen » et des histoires matures, le nasuverse est un univers fascinant auquel on devient vite addictif.

Non en fait, le nasuverse n’a qu’un seul défaut : l’adaptation en anime de ses œuvres est catastrophique.
Tsukihime a accouché d’un anime d’une lenteur inouïe, son rejet par les fans de la visual novel d’origine est devenu un meme « there is no tsukihime anime ». Le manga est d’ailleurs infiniment meilleur.
Fate/stay night a hérité d’un des héros les plus pathétiques de tous les temps. Cherchez le définition d’un boulet dans le dictionnaire, vous aurez la photo de Shirou juste à côté. Beaucoup estime que parmi les 3 scénarios de Fate, c’est le moins passionnant qui a été adapté : je veux bien les croire.
Fate Zero est un poil meilleur : reprenant la guerre du Graal qui a eu lieu 10 ans avant Fate/stay night cet anime est nettement plus sombre et bénéficie d’une animation sans faille. Malheureusement, si on retient quelques personnages charismatiques et quelques bonnes scènes, celles-ci sont noyées au milieu de blabla et de réflexions pseudo philosophiques inintéressantes.

Alors, Kara no Kyoukai va t-il être un énième ratage du Nasuverse ? La réponse est un gros NON.

J’ai décidé de regarder les 4 premiers films par ordre chronologique alors que l’ordre de sorti en salles était 2-4-3-1. Certains excités vont crier au scandale mais j’ai toujours préféré faire les choses dans l’ordre. J’avais regardé La mélancolie de Suzumiya Haruhi dans l’ordre chronologique et j’avais adoré. Et je pense que j’ai fais le bon choix avec KnK. En effet, le scénario de ces films étant déjà brouillon, j’aurais certainement détesté être encore d’avantage perdu. Oh bien sûr, quelques questions ne trouveront pas de réponses, d’autres uniquement dans le dernier volet. Mais j’ai pu regarder chaque film en une traite, ce qui est plutôt rare chez moi.

« Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue… »

Même si je n’ai pas été enthousiasmé par ces 4 films, il y a suffisamment de qualités pour que le visionnage se fasse sans souci. La musique restera un point fort tout au long de la saga : triste, mélancolique mais très belle. Le charadesign est excellent et la réalisation est soignée même si je n’ai pas été convaincu par les scènes de combat. J’ai d’ailleurs un gros bémol à ce sujet. Shiki réalise des performances physiques beaucoup trop ahurissantes pour être vrai. Certains me diront qu’on est dans un anime, que l’exagération est de mise. Certes mais le problème, c’est que KnK se déroule dans un univers où l’on fait naturellement des comparaisons. Or, voir une humaine au niveau athlétique d’un vampire (Tsukihime) ou d’un servant (Fate), ça la fout mal. On a la désagréable impression qu’on a boosté artificiellement ses capacités afin de rendre les combats plus dynamiques ; et finalement on décroche parce qu’on y croie pas (et surtout à l’arrivée ils sont pas si géniaux que ça)

Au niveau de l’histoire, on retrouve les personnages torturés caractéristiques du nasuverse qui essayent de vivre tant bien que mal avec tous leurs défauts.
Bref ce n’est pas exceptionnel mais ça se laisse regarder.

Les choses se gâtent méchamment avec les films 5 et 6 qui sont de véritables purges. Ils regroupent tout ce que l’animation japonaise fait de pire : dialogues sans queue ni tête, motivations obscures des « méchants », mise en scène confuse. Le scénario a de multiples trous, seuls ceux ayant lu les romans pourront les combler. Les autres ne comprendront rien à ce qu’ils ont devant les yeux. Dans le 6, on a même le droit à un brother complex qui sortira de nul part (ça existe des animes avec des frères et des sœurs qui ont des relations saines ?) De plus, l’histoire ne me semble pas vraiment cohérente : dans le 6, Shiki accompagne Azaka car cette dernière ne peut pas voir les fées. Pourtant lors du combat final, elle peut les voir parfaitement (juste avant d’affronter une fleur géante magique…WTF).

Méchants de série n°177 et n°285 : l’excentrique arrogant et le ténébreux mystique.

Très franchement, j’ai vraiment lutté pour finir ces 2 films. Mais cela valait le coup car le dernier est juste magnifique. Il répond à une grande partie des questions qu’on se posait dans le premier film : qui a commis tous ces crimes et pourquoi. Et là miracle, non seulement l’explication est cohérente mais elle surprend par sa normalité. Le méchant en devient crédible et c’est en partie grâce à lui que toutes les pièces du puzzle se rassemblent parfaitement. L’enquête est bien rythmée, les dialogues ont un sens et la fin est superbe : les deux heures que durent le film passent très rapidement. On en vient même à éprouver de l’empathie pour des personnages qui jusque là nous indifféraient totalement. Le changement le plus notable vient de Shiki, l’héroïne de KnK étant jusque là parfaitement antipathique. Il faut dire que je n’ai jamais aimé les personnages qui tirent la gueule en permanence. De plus, sa puissance cheatée me saoulait et son doublage est plutôt banal (on a connu Maaya Sakamoto plus inspirée). Mais dans le 7, on se rapproche petit à petit de Shiki, on comprend ses doutes et ses angoisses. Koukouto prend également de la profondeur : son discours  sur le fait qu’on ne doit jamais tuer qui que soit ressemble un peu à celui de Shirou de F/S N. Mais plus que de la naïveté, il cherche surtout à protéger la femme qu’il aime. Ajoutez à cela une superbe musique et vous obtenez le meilleur des 7 films et de loin.

 

Kara no Kyoukai est une série de films inégaux en terme de qualité. Les 4 premiers sont relativement bons, le 5 et le 6 mauvais et le dernier excellent. Et comme c’est souvent la dernière impression qui compte, je considère finalement que KnK est la meilleure adaptation d’une œuvre de Nasuverse, peu inquiétée par la concurrence il est vrai. Il est d’ailleurs ironique de voir que le meilleur film est un de ceux qui reposent le moins sur la magie et le surnaturel…

Crows

Niveau de spoil : léger

En général, je ne suis pas fan des classifications toutes faites. Sans même parler de shônen, shôjo ou seinen, ranger chaque manga dans un tiroir me contrarie un peu. Les étiquettes « manga de romance », « manga historique », « manga de baston » ne veulent pas dire grand chose : par exemple, comment classer Rurouni Kenshin qui correspond à ces 3 catégories ?
Il existe tout de même une exception : les mangas de voyous (j’ignore s’il y existe un terme japonais) qui répondent à peu près tous au même schéma.
Analyse de Crows, un modèle du genre.

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Le lycée pour garçon Suzuran a la terrible, mais justifiée, réputation de regrouper les pires délinquants du quartier. Les gens le surnomment pour cela « le lycée des corbeaux (Crows) » tant croiser un de ses élèves est signe de mauvaise augure. Bouya Harumichi, s’il a l’apparence d’un idiot maladroit, est un redoutable bagarreur. Nouvellement transféré dans ce lycée, il ne tardera pas à se faire une réputation de terrible combattant. N’importe où ailleurs, il serait respecté et craint pour cela. Mais pas à Crows, où une telle réputation donne surtout envie aux pires voyous de le défier…

Un héros très fort

À l’inverse de certains mangas sportifs où le personnage principal est un débutant qui va améliorer ses capacités petit à petit (du genre Ippo), le héros du manga voyou est la plupart du temps très fort dès le départ. C’est le cas de Bouya Harumichi qui montre dès le premier tome l’étendue de son talent. On ne saura d’ailleurs jamais d’où vient sa force car, indiscipliné comme il l’est,  on a du mal à l’imaginer prendre des cours dans un dojo. Toutefois même s’il parvient à éliminer ses adversaires très rapidement, quelquefois en un seul coup, il n’a pas cette aura d’invincibilité qui pourrait rendre ennuyeuse tous ses combats. La faute à Rindaman, un personnage qui a la réputation d’être incroyablement fort. Et sans trop dévoiler l’histoire, je peux révéler que oui, Harumichi connaitra le goût de la défaite.

…et très sympa

Harumichi déclare de façon grandiloquente que s’il adore se battre, il n’est en aucun cas un délinquant. Il préfère se battre en un contre un et sans arme. Il aide les gens en danger. Il venge ses amis qui se sont fait tabasser en faisant une tête de mec très en colère. Bref, c’est un tendre voyou. Cela s’explique scénaristiquement car comme je le développerais plus tard, il a besoin de fédérer autour de lui. Et un connard ne fédère pas bien sûr (comme dans tous les mangas de ce genre, on n’échapperas pas au « tu es très fort mais les gens ne te respectent pas car tu n’es pas respectable »). Rajoutez à ça de la maladresse et de l’humour et vous obtiendrez toutes les  ficelles pour s’accaparer la sympathie du lecteur.
C’est gros mais ça marche alors…

Des ennemis de plus en plus puissants et de plus en plus nombreux…

Que chaque bad guy soit systématiquement plus fort que le précédent, c’est quelque chose qu’on voit dans toutes les œuvres de fiction assez longues. Difficile de remplir 25 tomes si notre héros bat dès son premier combat « The best in the world ». Par contre, l’augmentation de la taille de la bande ennemie est un classique du manga de voyou. Dans Crows, Harumichi commence par mater les voyous de son lycée, puis de son quartier, de la ville etc…Arrivé au volume 36, il va se voir confronté au plus grand gang du Japon. Carrément. J’ai hâte d’être au volume 50 où il va partir aux States se fritter avec les Crips et les Bloods…

…mais qui vont se rallier à la cause du héros.

Bah oui parce qu’aussi forts et nombreux qu’ils soient, la grande majorité d’entre eux finira par être battu par le héros. Et à ce moment là, soit ils se mettront carrément sous les ordres d’Harumichi soit ils deviendront des « sympathisants », des mecs prêt à prêter leurs muscles au cas où. Si on prend en compte le précédent point (augmentation du nombre d’ennemis) , on pourrait alors craindre de voir une escalade du nombre de belligérants :  4 contre 4, 8 contre 8, 16 contre 16 etc…
Mais c’est oublié que les héros de ce genre de manga sont de bonnes âmes, Harumichi ne faisant pas exception. Il préfèrera se battre seul afin d’éviter que ces amis soient blessés. Ce qui renforcera encore sa côte de sympathie auprès du lecteur, ainsi que son charisme auprès des mecs qu’il va battre et qui le rejoindront alors…C’est bien foutu hein !

Nous l’avons vu, Crows rempli parfaitement le cahier des charges. Mais ce manga est également doté de qualités qu’on ne retrouve pas toujours dans des œuvres de ce genre. Contrairement à un Shonan Junaï Gumi, le temps qui passe est un facteur très important dans la trame scénaristique de Crows. Les personnages vieillissent, songent à leur avenir, les troisièmes années quittent le lycée et sont remplacés par des premières années aux dents longues. Il y a une vraie réflexion sur la futilité de ces bagarres de lycéen, certains personnages ne cachant pas leur malaise vis-à-vis de leur avenir…De plus,  un évènement dramatique se produira, évènement qui conduira à une remise en cause de tous ces voyous.
L’histoire va donc un plus loin que de simples bastons de rue ce qui évite au lecteur une certaine lassitude.

Un mot rapide sur le dessin qui est excellent. On peut assister à une variation de qualité dans les 2-3 premiers tomes mais par la suite tout est parfait. Certes ce n’est pas du Sadamoto, mais le charadesign est de bon niveau, les voyous ayant chacun une gueule reconnaissable entre mille. C’est une bonne chose étant donné le nombre important de personnages, surtout que certains d’entre-eux disparaissent pendant plusieurs tomes avant de revenir sur le devant de la scène. Les combats sont également très réussis, parfaitement fluides : on comprend toujours qui fait quoi et les différents styles (boxe, karaté, etc…) sont bien retranscrits.

 

Sous ses allures de manga très premier degré, Crows se révèle bien plus intelligent qu’il n’y parait. L’auteur sait alterner efficacement l’humour et la bagarre. Les personnages, sympathiques et charismatiques, sont autre chose que des bagarreurs sans cervelle. Si vous êtes fans du genre,  je vous conseille donc vivement la lecture de Crows.

Regatta

Niveau de spoil : aucun

Lorsqu’on parle de mangas sportifs, nous viennent à l’esprit Captain Tsubasa, Slam Dunk, Touch, Prince of Tennis etc… Bien naturellement, les œuvres les plus connues concernent les sports les plus connus. Mais certains décident d’aborder d’autres sports moins populaires que le foot, le basket ou le tennis. C’est le cas de Regatta qui, comme son nom l’indique,  nous parle de reg…d’aviron. Oui oui d’aviron. Apparemment, « regatta » est un terme ancien désignant les courses de bateau, entre-autres d’aviron. C’était le point culture du jour.

Regatta raconte l’histoire d’Osawa, un jeune prodige de l’aviron. En première année universitaire, il formait une paire très prometteuse avec son partenaire et ami Kurata, se jurant d’aller ensemble aux jeux olympiques. Hélas, Kurata est décédé au cours d’un accident tragique, laissant sa petite amie Misao et Osawa désemparés. Ce dernier a alors quitté le club durant une année entière, trop peiné pour remonter dans un bateau. Mais lorsque Misao, devenue manager du club de l’université, le supplie de revenir, Osawa accepte finalement de reprendre l’aviron. Mieux : il fait la promesse à Misao qu’il participera aux jeux olympiques en la mémoire de Kurata.

Regatta se démarque de la grosse majorité des mangas sportifs sur plusieurs points. Tout d’abord, le héros n’est pas un inconnu notoire qui a tout à apprendre et qui va gravir une par une les marches vers le succès. Dès le début de l’histoire, on nous montre qu’Osawa a des capacités phénoménales et que, même s’il a une technique limitée, il est déjà un des meilleurs jeunes rameurs du Japon. D’ailleurs, son entraineur dit de lui qu’il est un monstre dès le premier tome.
D’ailleurs, le nekketsu est relativement peu présent dans ce manga. Certes, Osawa fait preuve d’une motivation sans faille mais on ne le voit pas renverser des situations perdues d’avance grâce à son « sang bouillant ». Si sa volonté lui permet de résister à la douleur plus longtemps que ses concurrents, à aucun moment on a la désagréable impression qu’il a un pouvoir magique à l’instar d’un Ippo par exemple. Du coup, Regatta apparait plus réaliste, plus adulte même que la plupart des mangas de ce genre.

On retrouve ce côté mature avec la relation Osawa-Kurata-Misao. Certes, les triangles amoureux sont légions dans les mangas sportifs, les deux hommes s’affrontant pour les beaux yeux de la fille qu’ils aiment. Là où Regatta se différencie, c’est qu’un des deux prétendants est mort. Et bien sûr cela change la donne. Misao et Osawa ont l’impression qu’ils trahiraient Kurata s’ils sortaient ensemble, d’autant plus que la belle est toujours amoureuse de son premier petit copain. Je vous laisse découvrir les circonstances de la mort de Kurata, vous verrez que cela ne fait que complexifier le deuil des protagonistes.

Rarement un mort aura été aussi présent dans un manga que Kurata l’est dans Regatta. Osawa va souvent se recueillir devant les rames de son ami, Misao pense très souvent à lui et le lecteur a droit à de nombreux flashback qui permettent de mieux cerner le personnage. Tout cela installe une ambiance assez nostalgique, les deux héros de l’histoire n’arrivant pas à oublier celui qui n’est plus là. Le lecteur se demandera souvent si Osawa se bat pour respecter la promesse qu’il a faite à la femme qu’il aime, s’il le fait pour accomplir le rêve de son ami ou pour lui même. Vous l’aurez compris, même si l’humour n’est pas totalement absent, Regatta est plutôt à ranger du côté des romances dramatiques.

Un dernier petit mot sur les excellents dessins. Le charadesign a un petit côté vieillot pas désagréable du tout, il se démarque clairement de la production actuelle. On pourra juste reprocher que de profil, les personnages féminins ne ressemblent pas à grand chose. Bref, si tout le monde n’accrochera pas à ce style graphique, personnellement j’aime beaucoup. Par contre, le découpage des cases fera l’unanimité : il est parfait. Les cases sont de tailles différentes, elles se chevauchent, s’encastrent, disparaissent, le tout rendant la lecture très rythmée. Ce découpage parvient même à rendre dynamiques les courses d’aviron, d’ordinaire plutôt statiques. Un dynamisme également retransmis par l’utilisation parfaite des traits de vitesse.

 

Même si le sujet est susceptible d’intéresser peu de monde, Regatta est un manga à découvrir. Les excellents dessins servent une histoire mature, réaliste où le sport et la romance se partagent la vedette. Les passages humoristiques détendent efficacement une atmosphère teintée de mélancolie. Regatta parle intelligemment d’aviron, d’amour et de deuil ; je vous recommande donc chaudement de vous procurer les 6 tomes de cette histoire.

Le jeu des 11 questions sur…

Le principe est plutôt sympa : un blogueur pose 11 questions à un autre, qui lui même en pose 11 etc…C’est le dénommé Méta qui m’a ciblé (avec d’autres), allons donc éclairer la blogosphère française de mon illustre avis.

– Que pensez-vous de Yuki Kajiura?

– J’ignore de qui il s’agit désolé. Bien sûr, une recherche internet aurait comblé mon ignorance mais c’est pas le but hein…

– L’opening qui t’a fait le plus vibrer?

– Le premier de Darker Than Black. Les premières phrases (« now i’ve lost it, i know i can kill, the truth exists beyond the Gate ») mettent dans l’ambiance, la musique est cool, le montage pas mal…dommage que l’ambiance « sombre » ne soit finalement pas autant représentée dans la série que dans le générique. J’aurais aussi pu citer l’opening de Suzumiya Haruhi no Yuutsu, mais s’il m’a fait vibrer c’est surtout parce que je trépignais d’impatience de découvrir l’épisode de la semaine…

– Le genre de manga que tu préfères?

– En ce moment, je lis quasi exclusivement des seinens de tous types (Afterschool Charisma, Front Mission, The Arms Peddler, Gunnm Last Order). Silver Spoon est le seul shonen que je suis depuis la fin de GTO shonan 14 days et Fight Girl est le seul shojo.

– Quand tu choisis un manga, quel est le point le plus important pour toi? Le dessin ou l’histoire?

– L’histoire et de loin ! Bien sûr un bon dessin permet d’accrocher l’œil mais si l’histoire ne suit pas, je vais vite zapper. Pas question d’acheter Air Gear juste parce le chara design est excellent… Mais finalement, lorsque je fais le point sur les mangas de ma bibliothèque, je me rends compte que les plus mauvais sont aussi les plus mal dessinés alors…

– Quel est le manga/anime qui t’a plongé dans cet univers?

Gunnm, un chef d’œuvre intemporel et inégalé. Lorsque je relis un passage pour la 20ème fois, il me semblera toujours aussi fort…Et puis les persos quoi : Gally, Jashugan, Desty Nova, Zapan, Den…

– Y a-t-il un genre qui te plait plus? (policier, comédie, heroic fantasy, …)

– Pas vraiment, j’ai un peu de tout dans ma bibliothèque.

– Serais-tu prêt à signer une pétition pour voir un manga stoppé reprendre sa parution?

– Bien sûr, une pétition ça ne coute pas grand chose. En contrepartie, ça n’est pas très utile non plus. Je pourrais même signer une pétition qui concernerait un manga que je ne lis pas, juste pas « solidarité » avec les fans de ce dernier…

– Arrêtes-tu un manga/anime que tu n’aimes pas trop ou es-tu du genre maso en continuant quoiqu’il arrive?

– j’ai acheté l’intégralité de Get Backers, je croie que ça répond à cette question. Non en fait tout dépend du nombre de tomes publiés au Japon et du niveau de nullité du manga : concernant Melty Blood ou Evangelion Iron Maiden, j’ai vite lâché l’affaire. En ce qui concerne les animes, oui j’abandonne assez vite pour diverses raisons. J’ai en effet un rythme de visionnage très lent (voir question suivante) : tout le temps que je consacre à regarder un anime qui ne me plait pas, c’est autant de temps perdu pour la découverte d’une série qui pourrait me plaire.

– Consommes-tu beaucoup d’épisodes ou de tomes dans la semaine?

– je lis peu de manga à la fois (5-6 grand maximum), donc je dois lire un ou deux tomes par mois. Concernant les animes, je ne regarde qu’un épisode par jour ou plutôt par nuit. Et comme il y a toujours un soir où je n’ai pas le temps, je tourne à 6 épisodes maximum par semaine.

– Le premier anime ou manga auquel tu penses maintenant, tout de suite, à la seconde?

JoJo’s bizarre adventures…vu que c’est l’anime que je suis actuellement.

– Achètes-tu des goodies, des figurines ou des produits dérivés de tes manga/animes préférés? Genre collectionneur fou furieux?

– non, je n’achète rien de tout ça.

Bon, voici mes questions :

– Y a t-il un manga que tu n’oses pas avouer lire ?

– Un manga, c’est forcément japonais ?

– T’intéresses-tu aux comics et/ou aux BD franco-belges ?

– Peux-tu aimer un manga si tu détestes le personnage principal ?

– Qui est ton charadesigner préféré ?

– Quel est ton avis sur la production actuelle de japanim’ et son évolution au cours des dernières années ?

– C’est quoi le cancer de l’animation japonaise en fait ?

– Quelle place accordes-tu à la musique lorsque tu regardes un anime ?

– Quelle est l’œuvre dont tu ne comprends pas le succès ?

– L’anime de tes rêves, ce serait quoi ?

– Quelle est la question que tu aurais aimé que je te pose ?

Et je pose ses questions à …Angel MJ, le newbie, Gemini, et Sir Jaerdoster. En vous remerciant…

The Legend of Heroes : Trails in the Sky

Niveau de spoil : aucun

The Legend of Heroes : Trails in the Sky (que je vais appeler dans cet article « ce jeu » c’est plus court) est un RPG sorti sur PSP, portage d’un jeu PC de 2004.

On y suit les aventures d’Estelle et de son frère Joshua, deux adolescents de 16 ans appartenant à une guilde d’aventuriers. En réalité, Joshua a été adopté par le père d’Estelle, donc ils partagent pas le même sang, donc Estelle va pouvoir tomber amoureuse de lui sans qu’on parle d’inceste et peu importe s’ils ont vécu comme des frères et sœurs pendant des années hein. Ils vont ensuite partir en voyage aux 4 coins de leur royaume afin de finaliser leur entrainement et là, ils rencontreront de nombreux personnages hauts en couleur et participeront à moult aventures. Scénario bateau hein ?

Et c’est vrai que durant une bonne partie du jeu, on est pas emballé. Oh le scénario n’est pas mal écrit (j’y reviendrais) mais les intrigues sont plutôt convenues et, il faut le dire, nos 2 héros manquent cruellement de charisme et de profondeur. Si on évite les clichés (pas de tsundere, de codeere etc…), on a beaucoup de mal à s’attacher à eux et donc, à ce qui leur arrive.

Heureusement, le dernier chapitre (le jeu en comporte 4) est nettement plus intéressant. L’action est d’avantage rythmée et cette histoire de conspiration -je n’en dis pas plus- tient la route. Et c’est seulement à ce moment là qu’on se rend compte que le scénario est globalement pas mal foutu. Tous les évènements vécus dans les précédents chapitres sont reliés entre eux et participent à l’édification de l’ensemble de l’histoire. Pas de « moments WTF », trop souvent présents dans les J-RPG. Bref, pas de quoi sauter au plafond mais on sent qu’il y a eu une réelle volonté d’écrire une histoire crédible, c’est à saluer.

Beaucoup de dialogue dans le jeu, on se rapproche souvent plus d’un VN que d’un RPG.

Il convient de préciser que ce jeu est le premier volet d’une trilogie. D’ailleurs, la fin ouverte est magnifique et les personnages, oh miracle, prennent soudainement de l’épaisseur. Bref, on finit le jeu en beauté afin de donner l’envie au joueur, et c’est réussi, d’acheter le second volet. Et c’est là tout le problème. Rétrospectivement j’ai un peu l’impression d’avoir joué à la gigantesque introduction d’une histoire plus conséquente. Alors comment juger ce jeu ? En tant qu’introduction à cet univers, c’est très réussi : on découvre les personnages, les lieux, le contexte de ce royaume imaginaire. On suit l’évolution des  personnages, lente mais progressive. Et à la fin de l’introduction, on se dit « chouette la suite va être géniale ». Le problème, c’est que le jeu est vendu en tant que tel avec un début et une fin. Soyons franc, une si longue introduction (j’ai fini le jeu en 46 heures) est barbante, sauf si le jeu est parfait ce qui est loin d’être le cas.

En plus des défauts que je viens de nommer, le niveau de difficulté est très mal géré. Durant la première moitié du jeu, vous tomberez souvent sur des boss imbattables. Après deux branlées prises contre eux, le troisième combat sera par contre d’une facilité déconcertante, l’ennemi ne vous fera pratiquement plus de dégâts. Si on peut saluer l’initiative d’adapter le niveau de difficulté aux échecs du joueur, la transition est trop brutale ; et comme chacun sait, un combat trop facile n’est pas plus intéressant qu’un combat trop difficile. À ce sujet, je ne sais pas quelle mouche a piqué les développeurs mais durant toute la seconde partie du jeu, les ennemis sont d’une facilité déconcertante.

Le système de progression est hautement modulable pour chaque personnage.

C’est dommage que la difficulté soit aussi mal foutue car le système de combat est relativement original. En plus des classiques attaques physiques et magiques, il existe une troisième forme d’attaque : le craft. La jauge de craft monte à chaque coup que donne ou reçoit le personnage. Celui-ci peut dépenser des points de craft pour tenter une attaque spéciale. Si la jauge est remplie, il peut même lancer une « super » attaque dévastatrice qui en contrepartie videra totalement la jauge.

À l’inverse d’un Persona ou d’un Final Fantasy, la position des personnages, alliés et ennemis n’est pas fixe : tous les combattants se trouvent sur une sorte de damier. Pour tenter une attaque physique, le personnage doit se déplacer jusqu’à l’ennemi. Il faut donc prendre en compte la portée des différentes armes et les capacités de mouvements des différents persos. Certains attaques magiques permettent également d’attaquer une zone ce qui permet de blesser plusieurs ennemis à la fois. Mais attention : entre le moment où le personnage prépare son sort et le moment où ce dernier est effectif, les ennemis ont pu avoir le temps de se déplacer. Car oui, il ne s’agit pas  d’un bête système de tour par tour : selon la caractéristique « vitesse » des protagonistes, un personnage aura le temps de jouer deux fois entre deux attaques d’un autre. Si vous ajoutez à cela certains sorts et équipements qui permettent d’augmenter la vitesse, le côté stratégique de chaque combat est clairement mis en avant. Encore une fois, quel dommage que cela soit gâché par des combats impossibles ou trop faciles.

Le fameux damier (en bleu) et la zone de dégât (cercle rouge)

J’ai lu quelques critiques sur le graphisme qui commencerait à dater. Franchement, je n’ai rien trouvé à redire sur ce sujet. Les décors des villes sont très fournis en détail et les monstres sont plutôt pas mal foutus. Le charadesign est quant à lui tout bonnement excellent : tous les personnages, même secondaires, ont une identité visuelle qui leur est propre, les expressions faciales étant également très bien représentés. Seul bémol : le contraste pas assez net entre le texte (et il y en a beaucoup) des dialogues et le fond, ce qui gêne la lecture. Non honnêtement le graphisme est très réussi, tout comme la musique d’ailleurs. De très beaux thèmes qui sont peut être un peu trop réutilisés au cours du jeu. Mais bon, c’est un reproche que je fais à quasiment tous les jeux et tous les animes, je dois être trop difficile sur ce sujet. À noter la totale absence de doublage.

Finalement, The Legend of Heroes : Trails in the Sky est un jeu qui possède autant de qualités (système de combat, graphisme, musiques) que de défauts (difficulté, personnages principaux, mise en route trop longue). À l’arrivée, nous avons un jeu soigné, doté d’un univers crédible qui donne envie de découvrir la suite mais qui se révèle toutefois peu enthousiasmant.

Interstella 5555

Niveau de spoil : léger

Vous savez certainement déjà ce qu’est Interstella 5555 mais au cas où vous viendriez d’une autre dimension (ah ah), voici un petit résumé. En 2001 le groupe français d’electro Daft Punk sort son deuxième album, Discovery. Après l’excellent Homework, Daft Punk propose des titres plus « pop » avec pas mal de guitares et de voix vocodées. Si certains morceaux sont excellents, c’est surtout les clips qui les accompagnent qui vont nous intéresser. Ceux-ci sont en effet réalisés par Leiji Matsumoto himself, le papa d’Albator et de Galaxy Express. On y suit les aventures de personnages à la peau bleue dans le plus pur style d’animation japonaise. Dès la sortie du second single, on se rend compte que chaque clip est un segment d’un long métrage d’une heure qui sortira en 2003 : Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem.

On dit qu’une bonne OST est une OST qu’on entend pas. En effet, la musique des animes n’a pour but que de mettre en valeur ce qui apparait à l’écran. Elle peut renforcer l’émotion d’une scène, la dédramatiser mais en tout cas, elle doit rester relativement discrète. Dans un vidéo clip, c’est l’exact contraire : c’est la musique qui est important et tout ce qui apparait à l’écran doit mettre en valeur cette dernière. On dit d’ailleurs qu’une bonne chanson n’a pas besoin de clips pour exister. C’est d’autant plus vrai que la mode des clips est passée, ceux-ci ne sont d’ailleurs plus vraiment diffusés (il faut zapper sur la TNT pour en trouver).

Quid alors d‘Interstella 5555, mix entre un anime (graphisme primordial) et clip vidéo (musique primordiale) ? Cela aurait pu être casse-gueule mais Daft Punk et la Toei ont parfaitement travaillé de concert (ah ah²).  Chacun semble être le support de l’autre, aucun ne tire la couverture à soi. Lorsqu’une musique est un peu trop répétitive, on se concentre sur ce qui apparait à l’écran. Lors de longues scènes où rien ne se passe, on prête d’avantage attention à la bande son. On a même quelquefois l’impression que Daft Punk a écrit la musique pour « illustrer » le film. Je pense notamment à certaines scènes, comme celle de la mort d’un des personnages parfaitement illustrée par Something about us.

Mais justement, que vaut Interstella 5555 au niveau du graphisme ? L’animation est plutôt pauvre, assez peu d’imagination sur ce point. Cela nous permet tout de même d’admirer les décors qui sont franchement bien foutus, qu’il s’agisse de paysages urbains ou ruraux (le segment Voyager est sans doute le plus beau). Quand au charadesign si particulier de Leiji Matsumoto, il ne laissera personne indifférent. Personnellement, j’aime beaucoup son trait unique. Peu de charadesigner ont un style aussi varié, la preuve :

Les personnages « nains » sont vraiment marrants, les mecs sont beau gosses et les femmes ont un côté fascinant assez troublant. Remarquons d’ailleurs que chez Matsumoto, ce sont les hommes qui ont de grands yeux ronds et les femmes qui ont des yeux tout en longueur. Et à mon sens, ce charadesign sied parfaitement au format d’Interstella 5555. Comme il s’agit d’un film muet, les émotions des personnages ne passent que par leurs expressions faciales qui doivent donc être très marquées, presque exagérées. Il en résulte du coup un côté cliché et monolithique de ces derniers, tout cela étant renforcé par la simplicité du scénario.

Scénario qui comme je l’ai dit plus haut est volontairement basique pour qu’on passe moins de temps à se triturer la tête et qu’on fasse plus attention à la musique. Il en résulte un manichéisme extrême : les méchants sont très méchants, les gentils (bien plus nombreux) sont très gentils. Pourtant, on se prend d’affection pour les personnages. Stella est vraiment séduisante, il émane d’elle une beauté mystérieuse, une douceur et une fragilité qui  la rendent attachante. Quand à Shep, s’il parait niais lors de sa première apparition, son amour pour Stella et sa détermination lui donne rapidement une classe de dingue.

Le découpage de ce film ressemble à celui d’une pièce de théâtre : à chaque chanson correspond un acte. On pouvait craindre une rupture entre chaque morceau mais il n’en est rien, ces derniers s’enchainant parfaitement. La seule grosse ellipse temporelle est utilisée à bon escient vers la fin du film dans le but de nous diriger tout doucement vers la conclusion de l’histoire. Et l’épilogue, s’il n’apporte pas grand chose au niveau scénaristique est également très réussi, mélangeant fiction et réalité (on y aperçoit des figurines des personnages du film et des deux membres de Daft Punk)

Saluons enfin la présence d’une petite réflexion sur le monde de l’industrie musicale (le terme industrie convient parfaitement ici). Les Crescendolls sont un groupe fabriqué par un manager sans scrupule qui noie le monde entier sous un marketing coloré (chanson Crescendolls). On pourrait y voir une critique des jeunes groupes sans talents montés de toutes pièces uniquement pour répondre à une attente du public (Harder, Better, Faster, Stronger). Sauf qu’on nous montre à plusieurs reprises que le talent du groupe original est bien réel (One More Time), talent qui finit par transcender l’apparence physique et le marketing (Too Long).

Les Crescendolls, groupe formaté ayant perdu tout plaisir de jouer.

Si vous recherchez une histoire complexe et des personnages dotés d’une grande profondeur psychologique, passez votre chemin. Même chose si vous êtes allergique à la musique de Daft Punk. Si ce n’est pas le cas, vous passerez un très agréablement moment devant Interstella 5555.

Bilan 2012

Chez beaucoup, le premier de l’an correspond au jour où on prend de nouvelles résolutions pour l’année à venir. Chez d’autres, c’est le jour où on décuve péniblement. Et bien chez moi, c’est le jour du bilan. Vous connaissez le principe, je décris rapidement tout ce que j’ai vu, lu et à quoi j’ai joué cette année passée.

Anime :

Le début de l’année avait commencé en fanfare avec un premier semestre bien rempli. Malheureusement cette boulimie n’a pas résisté aux premières chaleurs et ma consommation d’anime s’est nettement réduite depuis juin. La faute notamment à une saison estivale que j’ai trouvé assez pauvre en animation. Quelques œuvres ont tout de même retenu mon attention.

Nitaboh : un joli petit film, tiré de l’histoire vraie d’un des meilleurs joueurs de shamisen de tous les temps. C’est assez beau, assez triste, assez lent aussi. À ne pas regarder si l’on est en manque de sommeil, mais je le conseillerais tout de même, principalement pour sa bande son. Dieu sait que je n’étais pas un adepte de cette instrument de musique japonaise, mais je dois avouer que j’ai été bluffé par la beauté et la pureté de ce son.

Hyouka : Quand des persos sans intérêt enquêtent sur des mystères sans intérêt, ça donne quoi ? Celui au fond qui a répondu « un anime sans intérêt » remporte le premier prix. Alors ok, c’est bien animé, mais c’est vraiment tout. La fille me tape sur le système dès qu’elle ouvre la bouche et les dialogues sont écrits avec les pieds. Abandonné après l’épisode 3.

La disparition de Haruhi Suzumiya : BEST MOVIE EVER.

Sukitte Ii na yo : parce qu’un bilan sans fracassage d’anime n’est pas un vrai bilan. C’est nul, tout est à jeter. Bon, les persos méga chiants sans personnalité, j’aurais envie de dire que c’est la norme dans 90% des comédies romantiques de types « lycée ». Mais un tel vide scénaristique, une telle absence de personnages secondaires valables, c’est dingue ! Les scénaristes ne se sont même pas donnés la peine de nous foutre une sous-intrigue à nous mettre sous la dent. En plus c’est moche et mal animé. Droppé après 9 longs, très longs, épisodes…

Still a better love story than Sukitte Ii na yo…

Jojo’s Bizarre Adventure : j’avais lu le manga, grand classique du shonen, il y a quelques années. C’était sympa sans plus. Mais je pense que c’est typiquement le genre d’œuvre fait pour la télé. Ça bouge vite, on réfléchit pas beaucoup (voir pas du tout), les persos sont les pires poseurs possibles et les doubleurs sont à fond dedans. Bref, c’est de la distraction à l’état pure, j’aime !

Je suis à peu près sûr d’avoir vu autre chose vers le mois de septembre, mais impossible de me souvenir de quoi (Edit : c’était Little Busters). C’est dire à quel point c’était un anime qui m’avait marqué. Mais bon, en comptant tous les animes que j’ai vu de janvier à juin, 2012 a été pour moi une année faste en anime…faste en quantité plus qu’en qualité malheureusement…

Manga :

The Arms Peddler : Le manga de 2012 ! Je ne suis pourtant pas un grand fan de Dark Fantasy mais je trouve que l’auteur a réussi à mettre en place un univers tout à fait crédible : un décors de western où gravitent tout un tas de monstres (dont l’être humain est un des pires). Les personnages sont très bons, de la marchande d’arme mystérieuse, jusqu’aux enfants qui se comportent… comme des enfants. Preuve que l’on peut décrire des comportements réalistes dans un environnement fantastique. Ah et en prime, le dessin est magnifique.

Front Mission – Dog Life and Dog Dtyle : je décrivais dans ce billet un manga intéressant mais qui peinait à trouver un second souffle, ce cantonnant dans l’action pure et simple. Heureusement, la première moitié du tome 5 narre une histoire à la fois très belle et très cruelle. Et l’arc entamé dans la seconde moitié et poursuivi dans le tome 6 me plait assez, notamment grâce au « héros », un homme sans charisme vivotant dans une société civile qui redevient un génie du combat tactique dès qu’il pose les pieds sur un champ de bataille.

Girlfriends : une histoire sentimentale yuri sans prise de tête avec un charadesign très soigné. Des « cute » toutes les 3 cases, de bons sentiments et un couple qui n’évolue pas, mais alors vraiment pas rapidement. Couplé avec de bons personnages secondaires, on obtient le manga le plus léger que j’ai lu cette année. Fun fact : il est rangé dans la catégorie « manga adulte » à la FNAC alors que c’est le truc le plus innocent du monde (UNE scène un peu chaude à la fin du dernier tome). Par contre, Berserk n’est pas dans le rayon adulte hein…

Ichi The Killer : Ah là par contre on est très éloigné du manga innocent que je viens de décrire. C’est violent, sadique, dégueulasse même par moment, on a encore plus de scènes de torture que dans 24heures chrono. Mais c’est excellent de bout en bout, surtout grâce à un scénario très habile qui multiplie les rebondissements. Je le recommande vivement à tous ceux qui ont le cœur bien accroché.

Zettai Karen Children : un manga que j’ai abandonné au bout de 3 tomes, la faute à des personnages qui ne m’ont absolument pas intéressé. Le scénario est trop basique, les affrontements sont fadasses et le comique de répétition m’a vite saoulé. Ah et déjà que je n’aime pas particulièrement l’ecchi, alors quand ça concerne des fillettes…

Coq de combat : Peut on aimer un manga si on déteste le héros ? Oui mais c’est difficile,  Ryo étant une ordure trop méprisable pour que je suive ses aventures avec intérêt. Heureusement, les très nombreuses scènes de combats sont parfaites, c’est ce qui fait l’attrait de cette œuvre. Coup de chapeau à l’auteur, je dois reconnaitre que foutre un sociopathe comme personnage principal, c’était osé.

It’s not my fault that i’m not popular : un manga étrange qui transforme irrémédiablement le lecteur en sadique. Difficile en effet de ne pas s’amuser devant les mésaventures de la fille la moins populaire au monde. Tous ses efforts pour devenir une fille normale se soldent par des échecs, accentuant encore le côté pathétique de sa situation. Et pourtant, malgré sa tonne de défauts, on finit par l’aimer et on aimerais vraiment qu’elle se fasse des amis. Une adaptation en anime est prévue, je la raterais pour rien au monde.

Neon Genesis Evangelion : oh un revenant ! Le dernier tome datait de 2008 et voilà que les volumes 12 et 13 débarquent en même temps. La trame se rapproche beaucoup d’un End of Evangelion avec quelques légers changements. Le dessin de Sadamoto est toujours parfait mais le rythme de parution excessivement lent gâche beaucoup le plaisir de la lecture. Curieux quand même de voir comment le mangaka va achever cette histoire.

Et bien sûr, je continue les séries que j’avais commencé l’année dernière et dont j’avais parlé dans mes précédents bilans, à savoir Fight Girl, Afterschool Charisma, Yotsuba&! et GTO Shonan 14 days

Jeux-vidéo :

Catherine : un RPG de Atlus est-il forcément bon ? Catherine nous montre clairement que non. Les thèmes évoqués sont intelligents et matures : la vie de couple et l’adultère, faut avouer que ça change des amourettes présentes dans la plupart des J-RPG. Mais si avoir de bons thèmes c’est bien, mettre quelque chose d’intéressant autour c’est mieux. Et là c’est le désert, le joueur a peu de liberté et le puzzle game devient vite barbant. Pour la petite histoire, j’ai acheté ce jeu parce que les 2 doubleuses US des personnages féminins principaux sont celles qui doublaient Yukari (Persona 3) et Rise (Persona 4), deux voix que j’adore. Mais dans Catherine, elles me semblent peu inspirées…

World of Tanks : Après plus de 1000 heures de Team Fortress 2, WoT est LE jeu chronophage de l’année pour moi. Un MOBA hyper tactique (pas ou peu d’adresse est requise) où les joueurs s’affrontent à travers des tanks des années 30 à 50. Les chars sont très bien modélisés et le système de progression est vraiment gratifiant. Seule ombre au tableau : un jeu aussi populaire entraine forcément son lot de boulets. Et malheureusement, il faut bien avouer que WoT a une des pires communauté de merde qui existe…

Persona 4 : BEST GAME EVER. Sérieusement. À moins que ce soit le 3. On s’en fout, si à 30 ans t’a pas joué aux deux, t’a raté ta vie.

Ace Combat – Skies of Deception : ah ah le jeu de mot est hyper facile. Ben je vais le faire quand même : ce jeu est une déception. Les dogfights sont mous, le jeu est assez moche et le scénario est bidon. Et oui, le scénario est important, même dans un Ace Combat. C’est grâce à son histoire et ses personnages charismatiques que Squadron Leader est un de mes jeux préférés…

Dead or Alive Paradise : un jeu de beach volley sympa, reprenant les persos féminins de la célèbre série de jeu de combat. À acheter d’occasion parce qu’il y a pas tellement de contenu faut avouer. Hein quoi ? Les filles sont en bikini ? Ah j’avais pas remarqué…

Tropico 3 : un jeu de gestion qui se paye le luxe d’être abordable, riche et marrant. Et puis qui n’a jamais rêvé d’être un dictateur sur une petite île des Caraïbes ? Pas moi en tout cas.

Persona 2 Innocent Sins : un RPG pas terrible du tout qui souffre d’un scénario bordélique et de trop grandes longueurs…

Company of Heroes : un jeu de stratégie en temps réel se déroulant lors du débarquement en Normandie. Je suis en général pas très friand de ce genre de jeu, c’est en matant la rediffusion de l’excellent Band of Brothers que j’ai eu envie de le tester. J’ai eu raison, il est vraiment bien foutu, il m’a rappelé le premier Command & Conquer. Et dans ma bouche, c’est un énorme compliment.

Fate Extra : un jeu toujours en cours. Honnêtement ça casse pas des briques. Vous rêviez d’être un master au sein d’une guerre du Graal où tous les coups sont permis, où s’enchainent des complots machiavéliques et des combats dantesques ? Ben c’est mort, vous allez juste parler à des PNJ et jouer à shifumi. Si au moins on avait repris le charadesign de l’anime ou de la VN…parce que le nouveau design est moche. Vraiment moche.

Rin et Saber…si si je vous jure !

Et en vrac : Blood Bowl, Football Manager 2010 (j’en étais à ma 32ème saison quand mes sauvegardes ont grillé en même temps que mon disque dur), Recettear, PES 2009, Civilization V, Medieval 2 : Total War et  Rock of Ages.

Beaucoup d’anime, pas mal de manga, énormément de jeux : le chômage, ça vous gagne. Ah et comme le veut la coutume : bonne année !