Le bilan 2013…et une annonce.

Comme chaque premier janvier, il est temps de se retourner une dernière fois vers l’année écoulée et d’effectuer un bilan de ce que j’ai vu, lu et à quoi j’ai joué. Je ferai également une annonce importante en fin de billet.

Anime :

Jojo’s Bizarre Adventure : l’adaptation de ce shônen bien connu m’a amusé pour son côté nawak totalement assumé. Ça part dans tous les sens, les personnages hautement charismatiques prennent la pose au milieu de combats sans queue ni tête. Et le meilleur ending de l’année sans discussion possible.

Hellsing Ultimate et Hellsing the Dawn : une adaptation bien plus fidèle du manga que la série de 2001 (qui reste de très bonne qualité). Une animation excellente, des persos qui puent la classe mais aussi des dialogues abscons interminables. Il y a surtout une bande son de folie, une des meilleures OSTs que j’ai jamais entendue (procurez vous immédiatement le « Nazi CD » si ce n’est pas déjà fait). Les doubleurs sont également très en forme avec la présence de Jouji Nakata, Maya Sakamoto et Romi Paku. Romi Paku, doublant le jeune Walter, est d’ailleurs le principal intérêt de The Dawn.

Senjou no Valkyria 3: Tagatame no Juusou : Des OAV absolument nulles qui adaptent un jeu pourtant excellent. La plupart des scènes de combat sont totalement idiotes avec par exemple, une fille qui jongle 3 fois avec des obus avant de les charger dans son canon, comme ça pour le fun. Le pire, c’est que cet anime se prend tellement au sérieux avec la réplique finale prononcée devant un soleil couchant : « Où irons nous ? Partout où on aura besoin de nous ! »…Mon Dieu, achevez-moi.

Interstella 5555 : le meilleur (et plus long) clip qui ait jamais existé.

Chihayafuru : un anime qui a de nombreux fans mais qui m’a pourtant passablement ennuyé. J’ai du mal à m’enthousiasmer pour des parties de jeux de cartes et je n’éprouve aucune empathie pour les personnages. Je ne peux pas vraiment donner un avis plus approfondi, j’ai abandonné dès le troisième épisode.

Umineko : un premier arc très intéressant qui installe une atmosphère oppressante et qui laisse augurer de bonnes choses. Malheureusement les trois autres arcs sont d’une complexité abrutissante avec 2-3 nouveaux personnages apparaissant à chaque épisode. Atteinte du » syndrome Lost », cet anime pose des tas de questions qui ne trouveront AUCUNE réponse. Pour ça, il faudra jouer à la VN mais ça n’empêche pas que l’anime est en soit un échec. Je pense que d’ici quelques années, je ne me souviendrai que d’une seule chose au sujet d’Umineko: Béatrice est méga bonne.

Initial-D 5th stage : étant un grand fan de cette saga, j’étais impatient de découvrir cette nouvelle saison. Hélas, la magie s’est essoufflée et j’ai assez vite abandonné le visionnage des nouvelles aventures de l’AE86. Oh la série est très bien hein, l’animation, la musique, tous les ingrédients sont là mais ça vient de moi. J’ai peut être muri, je ne suis plus passionné par ces courses de montagne, assez redondantes il faut le dire…

Kara no Kyoukai : sept films inégaux en qualité mais le dernier est un véritable chef-d’œuvre…

Ebichu : un classique que je voulais voir depuis longtemps. Une série sympa avec un format court qui convient parfaitement aux mésaventures du petit hamster. Si je n’ai jamais été mort de rire devant cet anime, il a réussi à me faire décrocher quelques sourires, c’est déjà ça. Une œuvre atypique que je conseille tout de même.

Cross Game : un excellent anime de sport, particulièrement bien écrit.

Free! : Quelles conneries on aura pas entendues sur cette série. Il semble que beaucoup  d’otakus ont découvert cet été que des animes pouvaient proposer du fan service pour les filles. Certains ont même appelé ça une trahison de la part de KyoAni, quels cons…Finalement on a un anime sympa avec une bande son et surtout une animation de folie. Dommage qu’on doive se coltiner tous les poncifs sur les valeurs de l’amitié, ça laisse peu de place au sport et à la compétition. Peut-être dans la seconde saison, qui sait ? En tout cas, c’est nettement moins gay friendly que le laissait imaginer le trailer. Dommage, ça aurait pu être marrant de pousser le bouchon encore plus loin. À quand un anime de ce genre où on laissera clairement entendre que les mecs s’enfilent sous les douches ?

Watamote : une adaptation parfaitement réussie du manga à l’héroïne la plus pathétique au monde. Je dirais même que l’anime est finalement trop sympa avec elle, son côté « garce » ressort plus dans le manga. Les épisodes sont très inégaux en terme de qualité, certains étant franchement ennuyeux. On retrouve le problème qu’on rencontrait avec l’endless eight de Suzumiya Haruhi : pour faire comprendre à quel point un personnage s’ennuie, le téléspectateur doit-il s’ennuyer lui aussi ? Bon, je ne vais pas faire la fine bouche vu qu’il s’agit de l’anime qui m’a le plus fait rire cet année avec des scènes dantesques. Mention spéciale pour la doubleuse peu connue de Tomoko : sa performance est géniale. Ajoutons enfin une très bonne OST et on obtient un des meilleurs anime que j’ai vu cette année.

Girls Und Panzer : tanks + moe = epic win.

Est-ce que j’ai fais de meilleurs choix, ai-je eu de la chance ou suis-je devenu moins difficile ? En tout cas, 2013 aura été une excellente année en matière d’animation. J’ai rarement abandonné des animes et j’ai fais pas mal de bonnes découvertes. Voyons si je suis autant positif en ce qui concerne les mangas.

 

Manga :

Gisèle Alain : un manga au charme très particulier que j’ai tout de suite aimé. Il ne se passe pourtant pas grand chose, Gisèle vit dans un monde de bisounours où tout peut se résoudre par de la bonne volonté. Les personnages ne sont pas d’une complexité folle mais le style graphique est extrêmement soigné (amis de la dentelle, bonjour). J’apprécie vraiment la quiétude apaisante de cette œuvre, une sorte d’Amélie Poulain sans la voix off relou.

Wolf Guy : une histoire de loup-garous des temps modernes que j’ai moyennement apprécié. C’est particulièrement sombre et violent, ce manga s’est notamment fait connaitre à cause d’une scène de viol collectif qui s’étend  sur plusieurs chapitres. Ajoutez à cela un duo de psychopathes et un héros maudit et vous obtiendrez une histoire vraiment malsaine, ce qui était certainement l’objectif du mangaka. À réserver à un public très averti.

Regatta : un manga sportif mature de qualité.

Angel Desetsu : Le mec le plus gentil au monde est propulsé comme ultime voyou à cause de sa gueule effrayante. C’est dessiné avec les pieds mais c’est assez drôle de voir une supercherie s’étaler sur plusieurs tomes. Perd tout de même un peu de son intérêt au fil du temps, c’est dommage.

Attaque : un webcomic coréen sur un manchot qui fait de l’escrime, fallait le trouver ! Pourtant, c’est une des meilleures œuvres sur le sport que j’ai lu cette année avec Regatta. L’évolution du personnage, l’explication détaillée de ce sport, le dynamisme des planches, tout y est très bon. J’en suis au chapitre 51 et l’auteur ne semble montrer aucune baisse de régime, tant mieux !

Crows : l’exemple parfait du bon manga de voyou.

Aku no Hana : un récit parfaitement maitrisé sur le mal-être adolescent. Les personnages sont tous antipathiques mais on ne peut s’empêcher de vouloir découvrir la suite, tant le « héros » semble être au bord du précipice à chaque chapitre. Dans les derniers tomes, il semble retrouver une vie sociale normale mais on sent que tout peut basculer à tout moment.

Gangsta : une sorte de Black Lagoon en plus crade. Ça fait du bien de lire des histoires avec des personnages adultes de temps en temps.

Jigokuren – Love in the Hell : violent, drôle et une trame principale pas aussi légère qu’au premier abord.

Wagatsuma-san wa Ore no Yome : LA bonne surprise de 2013. Aoshima possède un pouvoir qui lui permet de façon totalement aléatoire de vivre son futur durant quelques secondes. Au cours d’un de ses « time splits », il apprend qu’il finira par épouser Wagatsuma, la plus jolie fille de son lycée dont il est secrètement amoureux. Revenu dans le présent, il va alors tout faire pour ne pas modifier son avenir.
Oui je sais, le synopsis pue un peu mais croyez-moi, il s’agit d’un des mangas les plus drôles que j’ai jamais lu. Les délires d’Aoshima, sa bande de potes dégénérés qui se définissent comme des « life-havers haters », les multiples références, tout ça garantie au moins 2-3 fou-rires par chapitre. Et en plus le dessin est très réussi. Quand tout le monde parlera de cette œuvre à l’avenir, vous vous souviendrez que c’est Chez Faust que vous en aurez entendu parler la première fois !

Les loosers de la Brigade DX dans un de leurs nombreux délires.

Melty Blood X : C’est marrant, frais et le chara-design est excellent.

Silver Spoon : un slice of life relativement classique qui voit un individu se retrouver dans un milieu qu’il ne connait pas et qui essaye de s’y adapter tant bien que mal. Le cadre est très particulier, à savoir un lycée agricole japonais. On se tord pas de rire à chaque page mais c’est plutôt sympa, le dessin est soigné et surtout on sent que la mangaka sait de quoi elle parle (elle a grandi dans une grande ferme à Hokkaido)

L’attaque des titans : on va me jeter des pierres mais c’est pas grave, j’assume. J’ai trouvé ça moche et con. Moche parce qu’on a l’impression que le mangaka a dessiné avec une queue de vache trempée dans de l’encre. C’est un des styles les plus sales que j’ai vu. Con parce que franchement cette histoire n’a ni queue ni tête et j’ai du mal à concevoir qu’on puisse adhérer à « l’intrigue » en ayant plus de 15 ans. Voilà ça c’est fait. Ah et arrêtez de nous vendre « tous les personnages peuvent mourir ». Nan carrément pas, j’ai lu les derniers chapitres sortis en scan et les persos principaux sont toujours là. On devrait donc plutôt dire « tous les personnages secondaires dont tout le monde se branle peuvent mourir ».

Ebisu et Hotei : un one-shot yuri mignon comme tout. Plutôt qu’un yuri, on devrait parler d’un manga sur une amitié forte qui évolue petit à petit vers quelque chose de plus intense. Les protagonistes principaux sont deux Office Lady et une grande partie de l’action se déroule dans un cadre de travail. Malgré la petite taille de cette œuvre, la mangaka arrive à installer une histoire profonde, mature qui questionne sur la responsabilité de ces jeunes adultes. Un manga intelligent et particulièrement dense que je conseille fortement.

Worst : une des nombreuses suites de Crows. Toujours des voyous, de la bagarre, les affrontements entre Suzuran et les autres lycée etc. On ne peut pas dire que Takahashi Hiroshi se renouvelle beaucoup. Mais après tout, puisqu’il se sent à l’aise dans ce genre, pourquoi en changer ? On reste dans la même qualité que l’œuvre originale, toujours avec un très bon dessin. Et moi j’aime bien ce principe de générations qui se succèdent dans un même univers.

Ichi : un préquel d’Ichi the Killer qui nous explique pourquoi et comment Shiroishi est devenu aussi instable psychologiquement. C’est toujours aussi violent et glauque mais aussi incroyablement fascinant. Les personnages secondaires gravitant autour d’Ichi sont également très charismatiques et le découpage des planches est parfait.

Haru no Houtai Shoujo : difficile de définir ce manga qui mélange romance et fantastique. Seul le premier tome est sorti mais l’introduction promet déjà beaucoup. Et j’apprécie particulièrement le personnage de Mitsuki Aki, justicière tellement obsédée par son combat qu’elle se coupe du reste du monde. Le charadesign est excellent mais malheureusement le reste du graphisme n’est pas à la hauteur avec un style général qui fait très amateur, le trait n’étant pas encore très sûr. Une œuvre à suivre donc.

Dire que je ne lisais quasiment jamais de scan lors des débuts de ce blog… Je me suis bien rattrapé cette année, ça m’a permis de faire de très belles découvertes. Je précise toutefois que j’achète l’édition française de Silver Spoon qui est très en retard sur la japonaise : merci donc de ne pas me spoiler.

 

Jeux vidéos :

Disgaea – Afternoon of Darkness : je crois que c’est LE jeu vidéo qui m’aura le plus fait rire. Le trio Laharl-Etna-Flonne fonctionne parfaitement et associé au ridicule assumé des situations, on obtient un humour complètement barré. La voix japonaise de Flonne est la définition même du moe et rarement une traitresse aura été aussi sympathique qu’Etna. Si on ajoute la richesse incroyable du gameplay, on obtient un excellent J-RPG qui m’aura occupé de nombreuses semaines.

The Legend of Heroes : Trails in the Sky : un jeu moyen qui ne devient intéressant que dans le dernier tiers.

Dragon Quest VIII : un classique que je voulais tester depuis longtemps et qui m’a vraiment déçu. Je l’ai même abandonné après une trentaine d’heures, ce qui est rarissime pour un jeu. Entre le charadesign très moyen, l’histoire hyper manichéenne et les personnages sans aucun développement psychologique, tout m’a ennuyé. De plus, la difficulté est horriblement mal gérée, on se balade pendant des heures avant d’arriver face à un boss qui nécessite des heures de farm pour être vaincu. Bref, un des plus mauvais J-RPG auquel j’ai joué.

Katawa Shoujo : deux billets consacrés à cette VN qui le vaut bien.

Devil Survivor Overclocked : un jeu qui m’aura tenu en haleine de Juillet à Décembre. Pourquoi autant de temps ? Tout simplement parce que je l’ai fini trois fois avec à chaque fois une fin différente (il m’en reste encore deux à débloquer). C’est d’ailleurs une force de ce jeu : contrairement à beaucoup de J-RPG, les multiples fins sont toutes bien écrites et leur déblocage répond à une logique évidente. Contrôler les démons, les éliminer, les utiliser pour déclarer la guerre à Dieu, devenir le messie ou tout simplement s’enfuir : si on se retrouve à affronter souvent les mêmes boss, le ton est très différent selon la fin choisi.
Un jeu au scénario prenant doté d’un excellent gameplay, une énorme rejouabilité…Le doublage anglais moyen est le seul petit défaut de ce qui restera le meilleur jeu de l’année 2013 pour moi.

Haru, la chanteuse suicidaire de Devil Survivor.

Les Aventures Incroyables de Van Helsing : un jeu qui consiste à avancer et à cliquer. Il parait que l’histoire est bien. Je pourrais pas dire, au bout d’un moment, j’en ai eu marre d’avancer et de cliquer. Apparemment, tous les jeux de ce style sont comme ça. J’en prends note et j’en tire donc une conclusion : je préfère me couper une guibolle que de retoucher à un jeu de ce genre là.

Osu! : le but de ce jeu musical est de déplacer le curseur dans un chemin précis qui correspond au rythme de la chanson. Ce jeu multijoueur connait un beau succès, notamment dans la communauté otaku. La raison est simple : il est apparemment très facile de créer des maps. Du coup, comme vous pouvez l’imaginer, on ne compte plus le nombre de maps tirées d’une chanson d’anime. Un jeu gratuit et sympa mais qui n’est vraiment fun que lorsqu’on y joue en multi avec des amis.

Papers Please : un « jeu » qui n’est amusant en aucune façon pour moi. Il faut vérifier une tonne de données en un minimum de temps sous peine d’avoir un game over rapide. À réserver pour ceux qui ont toujours rêvé d’être un bureaucrate…Aux psychopathes donc.

En-dehors de ces jeux, je continue à passer pas mal de temps sur World of Tanks et sur le petit frère World of Warplanes. J’ai testé également Triple Town, un puzzle game sympa mais répétitif et Tropico 4 qui est certes un très bon jeu mais qui reste une copie conforme du 3.

 

Comme vous avez pu le voir, 2013 a été une année riche pour moi. Malheureusement, ce ne sera certainement pas le cas de 2014. J’ai en effet trouvé un travail qui va m’accaparer une cinquantaine d’heures par semaine ce qui va considérablement nuire à mon activité bloguesque. Je sais que certains gèrent parfaitement les deux mais je rappelle que l’animation japonaise est loin d’être ma seule passion.

C’est une question de logique : en étant au chômage, je ne consacrais qu’une heure par jour environ à la japanim’. Maintenant que je travaille, cela descend pratiquement à une heure par semaine. Impossible dès lors d’avoir de la matière pour tenir un blog où j’ai déjà du mal à publier plus d’une fois par mois.

Donc voilà, on y est, cet article sera sûrement le dernier avant un bon moment. Je ne ferme par le blog car je me laisse la possibilité de changer d’avis. Et de toute façon, j’y ai passé trop de temps pour tout arrêter, comme ça, d’un coup.

Ami visiteur, ce n’est pas un adieu, ce n’est qu’un au revoir !

Lectures estivales

Pour pas mal de raisons, je ne suis pas un grand fan des scantrads. Contrairement à certains confrères blogueurs, je doute qu’un jour les mangas numériques remplaceront les mangas papier. Le contact du livre ainsi que la facilité pour regarder les détails d’une page sont irremplaçables, quelque soit la technologie. De plus, si on peut émettre des doutes sur la qualité du doublage des animes, j’estime que la plupart des mangas édités en France sont bien traduits et bien adaptés. Ce qui est un avantage considérable pour moi, qui possède un bon niveau d’anglais mais qui n’est pas bilingue. Et puis bon, le piratage c’est mal m’voyez…

Mais les scantrads possèdent tout de même un avantage de taille : ils permettent de découvrir des mangas dont on n’aurait jamais entendu parler si on se limitait aux sorties officielles.
Voici 3 œuvres bien sympathiques que j’ai découvert récemment.

Jigokuren – Love in the Hell

Jigokuren – Love in the Hell1

Après un bête accident, Rintaro se réveille un jour en enfer sans comprendre ce qu’il fait là. Il est immédiatement pris en charge par une charmante démone, Koyomi. Celle-ci lui explique que pour pouvoir quitter cet endroit et se repentir de ses péchés, il va devoir souffrir quotidiennement. En enfer, la souffrance est une monnaie qui permet également de s’acheter à manger et des vêtements. Mais Rintaro a un problème : il n’a strictement aucune idée du pêché qui l’a conduit ici. Difficile alors d’accepter sa condition…

Avec des titres de chapitres comme « The Hell of Breasts », « The Hell of Hot Springs » ou « The Hell of Bukkake », on se doute qu’on va se retrouver avec un manga bourré de ecchi. Et effectivement, nos démones sont très courtes vêtues. De plus, le gore est omniprésent puisque Rintaro (et d’autres) vont subir moult tortures. Du ecchi et de la violence : à priori rien de bien engageant. Pourtant les 3 tomes de Jigokuren valent le détour. Il convient de préciser qu’il s’agit  d’un manga essentiellement humoristique, la violence prête plus à rire qu’à détourner le regard (à l’instar d’un Ebichu par exemple). Le charadesign est excellent et les personnages, s’ils ne sont pas des modèles de complexité psychologique, sont foncièrement sympathiques.  De plus, la révélation du pêché qu’à commis Rintaro en surprendra plus d’un, tant celle-ci est sérieuse et tranche avec le ton léger du reste du manga.

À qui je conseille Jigokuren ? À ceux que le ecchi et la violence ne rebutent pas.

Gangsta

Ergastulum n’est pas vraiment un paradis touristique : mafias, gangs, police corrompue, voyous en tout genre gangrènent cette ville. Et au milieu de tout ce chaos, une agence un peu particulière : Benriya. Derrière ce nom ce cache un duo explosif composé de Worick, un gigolo amateur d’armes à feu et de Nicolas, un mercenaire sourd-muet. Si on les payent suffisamment bien, ces derniers se chargeront de vous débarrasser de n’importe quels gêneurs…

Le synopsis laisse penser qu’on a affaire à une histoire classique de gentils tueurs contres des méchants tueurs. Mais ce qui m’a attiré immédiatement dans ce manga, c’est le côté très mature même pour un seinen. Par exemple, les deux personnages principaux, badass à souhait, ont plus de 30 ans (soit un âge canonique pour des héros de manga). Leur secrétaire, une gentille fille qu’ils ont recueilli au cours d’une de leur mission est loin de l’ado pure et naïve : c’est une ancienne prostituée violentée qui à recours à la drogue pour oublier ses vieux démons. Les relations entre ces trois individus abimés par la vie est sans doute ce qu’il y a de plus intéressants dans cette œuvre, bien plus que les combats anecdotiques.

À qui je conseille Gangsta ? Aux amateurs de mecs cools et de jolies poupées.

Melty Blood X

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Sion et Satsuki étant devenues vampires, elles doivent vivre en dehors de la société. Rejointe par Ries, les trois amies décident de former la Back Alley Alliance. Sion, constatant les difficultés que représente la vie de sans-abris, décide d’utiliser ses capacités alchimiques pour créer une maison où l’alliance pourra couler des jours heureux. Le plan est simple : un robot construit par Sion effectuera cette tâche de manière autonome selon les désirs de Satsuki et de Ries. Mais lorsque le trio revient de promenade, elles constatent qu’une gigantesque pyramide se tient en lieu et place de l’allée…apparemment, il y a eu une légère erreur de calcul…

Pour ceux n’ayant pas eu la chance de jouer à cet excellent doujin game, Melty Blood est un jeu de combat faisant suite à la visual novel Tsukihime. Ce jeu avait déjà fait l’objet d’une adaptation catastrophique qui semblait d’avantage avoir été commise par des amateurs que par des pros. Et justement, ce sont des amateurs qui ont dessiné Melty Blood X, en ayant cette fois décidé de jouer à fond sur le ton de la comédie. Et ça marche ! Ho bien sûr, on est pas plié en deux à chaque page mais on sourit de nombreuses fois devant ce joyeux délire qui n’est pas sans rappeler Carnival Phantasm. Et surtout le charadesign est excellent, les personnages affichant des trognes impayables.

À qui je conseille Melty Blood X ? Aux fans du nasuverse et/ou du jeu Melty Blood.

Je me doute que peu d’entre vous ont déjà lu ces œuvres. Si vous me faite confiance, allez les lire et si le cœur vous en dit, venez me dire dans les commentaires ce que vous en avez pensé…

Crows

Niveau de spoil : léger

En général, je ne suis pas fan des classifications toutes faites. Sans même parler de shônen, shôjo ou seinen, ranger chaque manga dans un tiroir me contrarie un peu. Les étiquettes « manga de romance », « manga historique », « manga de baston » ne veulent pas dire grand chose : par exemple, comment classer Rurouni Kenshin qui correspond à ces 3 catégories ?
Il existe tout de même une exception : les mangas de voyous (j’ignore s’il y existe un terme japonais) qui répondent à peu près tous au même schéma.
Analyse de Crows, un modèle du genre.

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Le lycée pour garçon Suzuran a la terrible, mais justifiée, réputation de regrouper les pires délinquants du quartier. Les gens le surnomment pour cela « le lycée des corbeaux (Crows) » tant croiser un de ses élèves est signe de mauvaise augure. Bouya Harumichi, s’il a l’apparence d’un idiot maladroit, est un redoutable bagarreur. Nouvellement transféré dans ce lycée, il ne tardera pas à se faire une réputation de terrible combattant. N’importe où ailleurs, il serait respecté et craint pour cela. Mais pas à Crows, où une telle réputation donne surtout envie aux pires voyous de le défier…

Un héros très fort

À l’inverse de certains mangas sportifs où le personnage principal est un débutant qui va améliorer ses capacités petit à petit (du genre Ippo), le héros du manga voyou est la plupart du temps très fort dès le départ. C’est le cas de Bouya Harumichi qui montre dès le premier tome l’étendue de son talent. On ne saura d’ailleurs jamais d’où vient sa force car, indiscipliné comme il l’est,  on a du mal à l’imaginer prendre des cours dans un dojo. Toutefois même s’il parvient à éliminer ses adversaires très rapidement, quelquefois en un seul coup, il n’a pas cette aura d’invincibilité qui pourrait rendre ennuyeuse tous ses combats. La faute à Rindaman, un personnage qui a la réputation d’être incroyablement fort. Et sans trop dévoiler l’histoire, je peux révéler que oui, Harumichi connaitra le goût de la défaite.

…et très sympa

Harumichi déclare de façon grandiloquente que s’il adore se battre, il n’est en aucun cas un délinquant. Il préfère se battre en un contre un et sans arme. Il aide les gens en danger. Il venge ses amis qui se sont fait tabasser en faisant une tête de mec très en colère. Bref, c’est un tendre voyou. Cela s’explique scénaristiquement car comme je le développerais plus tard, il a besoin de fédérer autour de lui. Et un connard ne fédère pas bien sûr (comme dans tous les mangas de ce genre, on n’échapperas pas au « tu es très fort mais les gens ne te respectent pas car tu n’es pas respectable »). Rajoutez à ça de la maladresse et de l’humour et vous obtiendrez toutes les  ficelles pour s’accaparer la sympathie du lecteur.
C’est gros mais ça marche alors…

Des ennemis de plus en plus puissants et de plus en plus nombreux…

Que chaque bad guy soit systématiquement plus fort que le précédent, c’est quelque chose qu’on voit dans toutes les œuvres de fiction assez longues. Difficile de remplir 25 tomes si notre héros bat dès son premier combat « The best in the world ». Par contre, l’augmentation de la taille de la bande ennemie est un classique du manga de voyou. Dans Crows, Harumichi commence par mater les voyous de son lycée, puis de son quartier, de la ville etc…Arrivé au volume 36, il va se voir confronté au plus grand gang du Japon. Carrément. J’ai hâte d’être au volume 50 où il va partir aux States se fritter avec les Crips et les Bloods…

…mais qui vont se rallier à la cause du héros.

Bah oui parce qu’aussi forts et nombreux qu’ils soient, la grande majorité d’entre eux finira par être battu par le héros. Et à ce moment là, soit ils se mettront carrément sous les ordres d’Harumichi soit ils deviendront des « sympathisants », des mecs prêt à prêter leurs muscles au cas où. Si on prend en compte le précédent point (augmentation du nombre d’ennemis) , on pourrait alors craindre de voir une escalade du nombre de belligérants :  4 contre 4, 8 contre 8, 16 contre 16 etc…
Mais c’est oublié que les héros de ce genre de manga sont de bonnes âmes, Harumichi ne faisant pas exception. Il préfèrera se battre seul afin d’éviter que ces amis soient blessés. Ce qui renforcera encore sa côte de sympathie auprès du lecteur, ainsi que son charisme auprès des mecs qu’il va battre et qui le rejoindront alors…C’est bien foutu hein !

Nous l’avons vu, Crows rempli parfaitement le cahier des charges. Mais ce manga est également doté de qualités qu’on ne retrouve pas toujours dans des œuvres de ce genre. Contrairement à un Shonan Junaï Gumi, le temps qui passe est un facteur très important dans la trame scénaristique de Crows. Les personnages vieillissent, songent à leur avenir, les troisièmes années quittent le lycée et sont remplacés par des premières années aux dents longues. Il y a une vraie réflexion sur la futilité de ces bagarres de lycéen, certains personnages ne cachant pas leur malaise vis-à-vis de leur avenir…De plus,  un évènement dramatique se produira, évènement qui conduira à une remise en cause de tous ces voyous.
L’histoire va donc un plus loin que de simples bastons de rue ce qui évite au lecteur une certaine lassitude.

Un mot rapide sur le dessin qui est excellent. On peut assister à une variation de qualité dans les 2-3 premiers tomes mais par la suite tout est parfait. Certes ce n’est pas du Sadamoto, mais le charadesign est de bon niveau, les voyous ayant chacun une gueule reconnaissable entre mille. C’est une bonne chose étant donné le nombre important de personnages, surtout que certains d’entre-eux disparaissent pendant plusieurs tomes avant de revenir sur le devant de la scène. Les combats sont également très réussis, parfaitement fluides : on comprend toujours qui fait quoi et les différents styles (boxe, karaté, etc…) sont bien retranscrits.

 

Sous ses allures de manga très premier degré, Crows se révèle bien plus intelligent qu’il n’y parait. L’auteur sait alterner efficacement l’humour et la bagarre. Les personnages, sympathiques et charismatiques, sont autre chose que des bagarreurs sans cervelle. Si vous êtes fans du genre,  je vous conseille donc vivement la lecture de Crows.

Regatta

Niveau de spoil : aucun

Lorsqu’on parle de mangas sportifs, nous viennent à l’esprit Captain Tsubasa, Slam Dunk, Touch, Prince of Tennis etc… Bien naturellement, les œuvres les plus connues concernent les sports les plus connus. Mais certains décident d’aborder d’autres sports moins populaires que le foot, le basket ou le tennis. C’est le cas de Regatta qui, comme son nom l’indique,  nous parle de reg…d’aviron. Oui oui d’aviron. Apparemment, « regatta » est un terme ancien désignant les courses de bateau, entre-autres d’aviron. C’était le point culture du jour.

Regatta raconte l’histoire d’Osawa, un jeune prodige de l’aviron. En première année universitaire, il formait une paire très prometteuse avec son partenaire et ami Kurata, se jurant d’aller ensemble aux jeux olympiques. Hélas, Kurata est décédé au cours d’un accident tragique, laissant sa petite amie Misao et Osawa désemparés. Ce dernier a alors quitté le club durant une année entière, trop peiné pour remonter dans un bateau. Mais lorsque Misao, devenue manager du club de l’université, le supplie de revenir, Osawa accepte finalement de reprendre l’aviron. Mieux : il fait la promesse à Misao qu’il participera aux jeux olympiques en la mémoire de Kurata.

Regatta se démarque de la grosse majorité des mangas sportifs sur plusieurs points. Tout d’abord, le héros n’est pas un inconnu notoire qui a tout à apprendre et qui va gravir une par une les marches vers le succès. Dès le début de l’histoire, on nous montre qu’Osawa a des capacités phénoménales et que, même s’il a une technique limitée, il est déjà un des meilleurs jeunes rameurs du Japon. D’ailleurs, son entraineur dit de lui qu’il est un monstre dès le premier tome.
D’ailleurs, le nekketsu est relativement peu présent dans ce manga. Certes, Osawa fait preuve d’une motivation sans faille mais on ne le voit pas renverser des situations perdues d’avance grâce à son « sang bouillant ». Si sa volonté lui permet de résister à la douleur plus longtemps que ses concurrents, à aucun moment on a la désagréable impression qu’il a un pouvoir magique à l’instar d’un Ippo par exemple. Du coup, Regatta apparait plus réaliste, plus adulte même que la plupart des mangas de ce genre.

On retrouve ce côté mature avec la relation Osawa-Kurata-Misao. Certes, les triangles amoureux sont légions dans les mangas sportifs, les deux hommes s’affrontant pour les beaux yeux de la fille qu’ils aiment. Là où Regatta se différencie, c’est qu’un des deux prétendants est mort. Et bien sûr cela change la donne. Misao et Osawa ont l’impression qu’ils trahiraient Kurata s’ils sortaient ensemble, d’autant plus que la belle est toujours amoureuse de son premier petit copain. Je vous laisse découvrir les circonstances de la mort de Kurata, vous verrez que cela ne fait que complexifier le deuil des protagonistes.

Rarement un mort aura été aussi présent dans un manga que Kurata l’est dans Regatta. Osawa va souvent se recueillir devant les rames de son ami, Misao pense très souvent à lui et le lecteur a droit à de nombreux flashback qui permettent de mieux cerner le personnage. Tout cela installe une ambiance assez nostalgique, les deux héros de l’histoire n’arrivant pas à oublier celui qui n’est plus là. Le lecteur se demandera souvent si Osawa se bat pour respecter la promesse qu’il a faite à la femme qu’il aime, s’il le fait pour accomplir le rêve de son ami ou pour lui même. Vous l’aurez compris, même si l’humour n’est pas totalement absent, Regatta est plutôt à ranger du côté des romances dramatiques.

Un dernier petit mot sur les excellents dessins. Le charadesign a un petit côté vieillot pas désagréable du tout, il se démarque clairement de la production actuelle. On pourra juste reprocher que de profil, les personnages féminins ne ressemblent pas à grand chose. Bref, si tout le monde n’accrochera pas à ce style graphique, personnellement j’aime beaucoup. Par contre, le découpage des cases fera l’unanimité : il est parfait. Les cases sont de tailles différentes, elles se chevauchent, s’encastrent, disparaissent, le tout rendant la lecture très rythmée. Ce découpage parvient même à rendre dynamiques les courses d’aviron, d’ordinaire plutôt statiques. Un dynamisme également retransmis par l’utilisation parfaite des traits de vitesse.

 

Même si le sujet est susceptible d’intéresser peu de monde, Regatta est un manga à découvrir. Les excellents dessins servent une histoire mature, réaliste où le sport et la romance se partagent la vedette. Les passages humoristiques détendent efficacement une atmosphère teintée de mélancolie. Regatta parle intelligemment d’aviron, d’amour et de deuil ; je vous recommande donc chaudement de vous procurer les 6 tomes de cette histoire.

Le jeu des 11 questions sur…

Le principe est plutôt sympa : un blogueur pose 11 questions à un autre, qui lui même en pose 11 etc…C’est le dénommé Méta qui m’a ciblé (avec d’autres), allons donc éclairer la blogosphère française de mon illustre avis.

– Que pensez-vous de Yuki Kajiura?

– J’ignore de qui il s’agit désolé. Bien sûr, une recherche internet aurait comblé mon ignorance mais c’est pas le but hein…

– L’opening qui t’a fait le plus vibrer?

– Le premier de Darker Than Black. Les premières phrases (« now i’ve lost it, i know i can kill, the truth exists beyond the Gate ») mettent dans l’ambiance, la musique est cool, le montage pas mal…dommage que l’ambiance « sombre » ne soit finalement pas autant représentée dans la série que dans le générique. J’aurais aussi pu citer l’opening de Suzumiya Haruhi no Yuutsu, mais s’il m’a fait vibrer c’est surtout parce que je trépignais d’impatience de découvrir l’épisode de la semaine…

– Le genre de manga que tu préfères?

– En ce moment, je lis quasi exclusivement des seinens de tous types (Afterschool Charisma, Front Mission, The Arms Peddler, Gunnm Last Order). Silver Spoon est le seul shonen que je suis depuis la fin de GTO shonan 14 days et Fight Girl est le seul shojo.

– Quand tu choisis un manga, quel est le point le plus important pour toi? Le dessin ou l’histoire?

– L’histoire et de loin ! Bien sûr un bon dessin permet d’accrocher l’œil mais si l’histoire ne suit pas, je vais vite zapper. Pas question d’acheter Air Gear juste parce le chara design est excellent… Mais finalement, lorsque je fais le point sur les mangas de ma bibliothèque, je me rends compte que les plus mauvais sont aussi les plus mal dessinés alors…

– Quel est le manga/anime qui t’a plongé dans cet univers?

Gunnm, un chef d’œuvre intemporel et inégalé. Lorsque je relis un passage pour la 20ème fois, il me semblera toujours aussi fort…Et puis les persos quoi : Gally, Jashugan, Desty Nova, Zapan, Den…

– Y a-t-il un genre qui te plait plus? (policier, comédie, heroic fantasy, …)

– Pas vraiment, j’ai un peu de tout dans ma bibliothèque.

– Serais-tu prêt à signer une pétition pour voir un manga stoppé reprendre sa parution?

– Bien sûr, une pétition ça ne coute pas grand chose. En contrepartie, ça n’est pas très utile non plus. Je pourrais même signer une pétition qui concernerait un manga que je ne lis pas, juste pas « solidarité » avec les fans de ce dernier…

– Arrêtes-tu un manga/anime que tu n’aimes pas trop ou es-tu du genre maso en continuant quoiqu’il arrive?

– j’ai acheté l’intégralité de Get Backers, je croie que ça répond à cette question. Non en fait tout dépend du nombre de tomes publiés au Japon et du niveau de nullité du manga : concernant Melty Blood ou Evangelion Iron Maiden, j’ai vite lâché l’affaire. En ce qui concerne les animes, oui j’abandonne assez vite pour diverses raisons. J’ai en effet un rythme de visionnage très lent (voir question suivante) : tout le temps que je consacre à regarder un anime qui ne me plait pas, c’est autant de temps perdu pour la découverte d’une série qui pourrait me plaire.

– Consommes-tu beaucoup d’épisodes ou de tomes dans la semaine?

– je lis peu de manga à la fois (5-6 grand maximum), donc je dois lire un ou deux tomes par mois. Concernant les animes, je ne regarde qu’un épisode par jour ou plutôt par nuit. Et comme il y a toujours un soir où je n’ai pas le temps, je tourne à 6 épisodes maximum par semaine.

– Le premier anime ou manga auquel tu penses maintenant, tout de suite, à la seconde?

JoJo’s bizarre adventures…vu que c’est l’anime que je suis actuellement.

– Achètes-tu des goodies, des figurines ou des produits dérivés de tes manga/animes préférés? Genre collectionneur fou furieux?

– non, je n’achète rien de tout ça.

Bon, voici mes questions :

– Y a t-il un manga que tu n’oses pas avouer lire ?

– Un manga, c’est forcément japonais ?

– T’intéresses-tu aux comics et/ou aux BD franco-belges ?

– Peux-tu aimer un manga si tu détestes le personnage principal ?

– Qui est ton charadesigner préféré ?

– Quel est ton avis sur la production actuelle de japanim’ et son évolution au cours des dernières années ?

– C’est quoi le cancer de l’animation japonaise en fait ?

– Quelle place accordes-tu à la musique lorsque tu regardes un anime ?

– Quelle est l’œuvre dont tu ne comprends pas le succès ?

– L’anime de tes rêves, ce serait quoi ?

– Quelle est la question que tu aurais aimé que je te pose ?

Et je pose ses questions à …Angel MJ, le newbie, Gemini, et Sir Jaerdoster. En vous remerciant…

Bilan 2012

Chez beaucoup, le premier de l’an correspond au jour où on prend de nouvelles résolutions pour l’année à venir. Chez d’autres, c’est le jour où on décuve péniblement. Et bien chez moi, c’est le jour du bilan. Vous connaissez le principe, je décris rapidement tout ce que j’ai vu, lu et à quoi j’ai joué cette année passée.

Anime :

Le début de l’année avait commencé en fanfare avec un premier semestre bien rempli. Malheureusement cette boulimie n’a pas résisté aux premières chaleurs et ma consommation d’anime s’est nettement réduite depuis juin. La faute notamment à une saison estivale que j’ai trouvé assez pauvre en animation. Quelques œuvres ont tout de même retenu mon attention.

Nitaboh : un joli petit film, tiré de l’histoire vraie d’un des meilleurs joueurs de shamisen de tous les temps. C’est assez beau, assez triste, assez lent aussi. À ne pas regarder si l’on est en manque de sommeil, mais je le conseillerais tout de même, principalement pour sa bande son. Dieu sait que je n’étais pas un adepte de cette instrument de musique japonaise, mais je dois avouer que j’ai été bluffé par la beauté et la pureté de ce son.

Hyouka : Quand des persos sans intérêt enquêtent sur des mystères sans intérêt, ça donne quoi ? Celui au fond qui a répondu « un anime sans intérêt » remporte le premier prix. Alors ok, c’est bien animé, mais c’est vraiment tout. La fille me tape sur le système dès qu’elle ouvre la bouche et les dialogues sont écrits avec les pieds. Abandonné après l’épisode 3.

La disparition de Haruhi Suzumiya : BEST MOVIE EVER.

Sukitte Ii na yo : parce qu’un bilan sans fracassage d’anime n’est pas un vrai bilan. C’est nul, tout est à jeter. Bon, les persos méga chiants sans personnalité, j’aurais envie de dire que c’est la norme dans 90% des comédies romantiques de types « lycée ». Mais un tel vide scénaristique, une telle absence de personnages secondaires valables, c’est dingue ! Les scénaristes ne se sont même pas donnés la peine de nous foutre une sous-intrigue à nous mettre sous la dent. En plus c’est moche et mal animé. Droppé après 9 longs, très longs, épisodes…

Still a better love story than Sukitte Ii na yo…

Jojo’s Bizarre Adventure : j’avais lu le manga, grand classique du shonen, il y a quelques années. C’était sympa sans plus. Mais je pense que c’est typiquement le genre d’œuvre fait pour la télé. Ça bouge vite, on réfléchit pas beaucoup (voir pas du tout), les persos sont les pires poseurs possibles et les doubleurs sont à fond dedans. Bref, c’est de la distraction à l’état pure, j’aime !

Je suis à peu près sûr d’avoir vu autre chose vers le mois de septembre, mais impossible de me souvenir de quoi (Edit : c’était Little Busters). C’est dire à quel point c’était un anime qui m’avait marqué. Mais bon, en comptant tous les animes que j’ai vu de janvier à juin, 2012 a été pour moi une année faste en anime…faste en quantité plus qu’en qualité malheureusement…

Manga :

The Arms Peddler : Le manga de 2012 ! Je ne suis pourtant pas un grand fan de Dark Fantasy mais je trouve que l’auteur a réussi à mettre en place un univers tout à fait crédible : un décors de western où gravitent tout un tas de monstres (dont l’être humain est un des pires). Les personnages sont très bons, de la marchande d’arme mystérieuse, jusqu’aux enfants qui se comportent… comme des enfants. Preuve que l’on peut décrire des comportements réalistes dans un environnement fantastique. Ah et en prime, le dessin est magnifique.

Front Mission – Dog Life and Dog Dtyle : je décrivais dans ce billet un manga intéressant mais qui peinait à trouver un second souffle, ce cantonnant dans l’action pure et simple. Heureusement, la première moitié du tome 5 narre une histoire à la fois très belle et très cruelle. Et l’arc entamé dans la seconde moitié et poursuivi dans le tome 6 me plait assez, notamment grâce au « héros », un homme sans charisme vivotant dans une société civile qui redevient un génie du combat tactique dès qu’il pose les pieds sur un champ de bataille.

Girlfriends : une histoire sentimentale yuri sans prise de tête avec un charadesign très soigné. Des « cute » toutes les 3 cases, de bons sentiments et un couple qui n’évolue pas, mais alors vraiment pas rapidement. Couplé avec de bons personnages secondaires, on obtient le manga le plus léger que j’ai lu cette année. Fun fact : il est rangé dans la catégorie « manga adulte » à la FNAC alors que c’est le truc le plus innocent du monde (UNE scène un peu chaude à la fin du dernier tome). Par contre, Berserk n’est pas dans le rayon adulte hein…

Ichi The Killer : Ah là par contre on est très éloigné du manga innocent que je viens de décrire. C’est violent, sadique, dégueulasse même par moment, on a encore plus de scènes de torture que dans 24heures chrono. Mais c’est excellent de bout en bout, surtout grâce à un scénario très habile qui multiplie les rebondissements. Je le recommande vivement à tous ceux qui ont le cœur bien accroché.

Zettai Karen Children : un manga que j’ai abandonné au bout de 3 tomes, la faute à des personnages qui ne m’ont absolument pas intéressé. Le scénario est trop basique, les affrontements sont fadasses et le comique de répétition m’a vite saoulé. Ah et déjà que je n’aime pas particulièrement l’ecchi, alors quand ça concerne des fillettes…

Coq de combat : Peut on aimer un manga si on déteste le héros ? Oui mais c’est difficile,  Ryo étant une ordure trop méprisable pour que je suive ses aventures avec intérêt. Heureusement, les très nombreuses scènes de combats sont parfaites, c’est ce qui fait l’attrait de cette œuvre. Coup de chapeau à l’auteur, je dois reconnaitre que foutre un sociopathe comme personnage principal, c’était osé.

It’s not my fault that i’m not popular : un manga étrange qui transforme irrémédiablement le lecteur en sadique. Difficile en effet de ne pas s’amuser devant les mésaventures de la fille la moins populaire au monde. Tous ses efforts pour devenir une fille normale se soldent par des échecs, accentuant encore le côté pathétique de sa situation. Et pourtant, malgré sa tonne de défauts, on finit par l’aimer et on aimerais vraiment qu’elle se fasse des amis. Une adaptation en anime est prévue, je la raterais pour rien au monde.

Neon Genesis Evangelion : oh un revenant ! Le dernier tome datait de 2008 et voilà que les volumes 12 et 13 débarquent en même temps. La trame se rapproche beaucoup d’un End of Evangelion avec quelques légers changements. Le dessin de Sadamoto est toujours parfait mais le rythme de parution excessivement lent gâche beaucoup le plaisir de la lecture. Curieux quand même de voir comment le mangaka va achever cette histoire.

Et bien sûr, je continue les séries que j’avais commencé l’année dernière et dont j’avais parlé dans mes précédents bilans, à savoir Fight Girl, Afterschool Charisma, Yotsuba&! et GTO Shonan 14 days

Jeux-vidéo :

Catherine : un RPG de Atlus est-il forcément bon ? Catherine nous montre clairement que non. Les thèmes évoqués sont intelligents et matures : la vie de couple et l’adultère, faut avouer que ça change des amourettes présentes dans la plupart des J-RPG. Mais si avoir de bons thèmes c’est bien, mettre quelque chose d’intéressant autour c’est mieux. Et là c’est le désert, le joueur a peu de liberté et le puzzle game devient vite barbant. Pour la petite histoire, j’ai acheté ce jeu parce que les 2 doubleuses US des personnages féminins principaux sont celles qui doublaient Yukari (Persona 3) et Rise (Persona 4), deux voix que j’adore. Mais dans Catherine, elles me semblent peu inspirées…

World of Tanks : Après plus de 1000 heures de Team Fortress 2, WoT est LE jeu chronophage de l’année pour moi. Un MOBA hyper tactique (pas ou peu d’adresse est requise) où les joueurs s’affrontent à travers des tanks des années 30 à 50. Les chars sont très bien modélisés et le système de progression est vraiment gratifiant. Seule ombre au tableau : un jeu aussi populaire entraine forcément son lot de boulets. Et malheureusement, il faut bien avouer que WoT a une des pires communauté de merde qui existe…

Persona 4 : BEST GAME EVER. Sérieusement. À moins que ce soit le 3. On s’en fout, si à 30 ans t’a pas joué aux deux, t’a raté ta vie.

Ace Combat – Skies of Deception : ah ah le jeu de mot est hyper facile. Ben je vais le faire quand même : ce jeu est une déception. Les dogfights sont mous, le jeu est assez moche et le scénario est bidon. Et oui, le scénario est important, même dans un Ace Combat. C’est grâce à son histoire et ses personnages charismatiques que Squadron Leader est un de mes jeux préférés…

Dead or Alive Paradise : un jeu de beach volley sympa, reprenant les persos féminins de la célèbre série de jeu de combat. À acheter d’occasion parce qu’il y a pas tellement de contenu faut avouer. Hein quoi ? Les filles sont en bikini ? Ah j’avais pas remarqué…

Tropico 3 : un jeu de gestion qui se paye le luxe d’être abordable, riche et marrant. Et puis qui n’a jamais rêvé d’être un dictateur sur une petite île des Caraïbes ? Pas moi en tout cas.

Persona 2 Innocent Sins : un RPG pas terrible du tout qui souffre d’un scénario bordélique et de trop grandes longueurs…

Company of Heroes : un jeu de stratégie en temps réel se déroulant lors du débarquement en Normandie. Je suis en général pas très friand de ce genre de jeu, c’est en matant la rediffusion de l’excellent Band of Brothers que j’ai eu envie de le tester. J’ai eu raison, il est vraiment bien foutu, il m’a rappelé le premier Command & Conquer. Et dans ma bouche, c’est un énorme compliment.

Fate Extra : un jeu toujours en cours. Honnêtement ça casse pas des briques. Vous rêviez d’être un master au sein d’une guerre du Graal où tous les coups sont permis, où s’enchainent des complots machiavéliques et des combats dantesques ? Ben c’est mort, vous allez juste parler à des PNJ et jouer à shifumi. Si au moins on avait repris le charadesign de l’anime ou de la VN…parce que le nouveau design est moche. Vraiment moche.

Rin et Saber…si si je vous jure !

Et en vrac : Blood Bowl, Football Manager 2010 (j’en étais à ma 32ème saison quand mes sauvegardes ont grillé en même temps que mon disque dur), Recettear, PES 2009, Civilization V, Medieval 2 : Total War et  Rock of Ages.

Beaucoup d’anime, pas mal de manga, énormément de jeux : le chômage, ça vous gagne. Ah et comme le veut la coutume : bonne année !

Afterschool Charisma et Front Mission : petites déceptions.

Spoiler : aucun

La plupart du temps, la lecture d’un premier tome permet de se faire une assez bonne idée du contenu d’une œuvre. Dès les premières planches, j’ai tout de suite su que Gunnm, Kenshin ou GTO me plairaient. À l’inverse, la médiocrité de certains titres, pour ne pas dire leur nullité absolue, ne laisse aucun doute dès les premiers coups d’œil.

Mais certaines œuvres aiment vous jouer des tours. Il y a bien sûr celles qui commencent de façon très moyenne et qui s’améliorent continuellement, surprenant ainsi un lecteur qui ne s’attendait pas à cette hausse de qualité. Je ne parlerais pas de ceux-là, étant trop impatient (et trop fauché) pour continuer à lire une œuvre qui ne me plait pas. Non je vais plutôt évoquer les pétards mouillés, ceux qui auraient pu être géniaux, précurseurs, cultes et puis finalement pas tellement non…

Afterschool Charisma

L’idée de base est excellente, jugez plutôt : St Kleio est une académie qui élève (dans tous les sens du terme) des clones de personnages célèbres. Mais un jour, le clone de JFK se fait assassiner dans les mêmes circonstances que son original. Le destin des clones est-il immuable ?

Le scénario est pas mal du tout, alternant phases de school-life et moments plus angoissants. Le charadesign est également très bon, même si les clones ressemblent à tout sauf à leur modèle ce qui scientifiquement me semble un peu zarb. À la fin du premier volume, on sent venir un truc assez prometteur : des questionnements existentiels, de la violence, de la tranche de vie, Marie Curie à poil etc… Malheureusement, ce manga peine à trouver son rythme, même après 6 tomes.

Ce n’est pas mauvais bien sûr. C’est juste qu’à la fin de la lecture, si on se pose la question « qu’est ce que j’ai vu d’intéressant dans ce tome », on a du mal à trouver la réponse. À l’instar de l’anime Bamboo Blade, ce manga est un spécialiste des cliffhangers foireux. Un suspens de dingue clôture la dernière scène, on a hâte d’avoir le prochain tome et finalement, le soufflé retombe aussi vite qu’il est monté. Et ça fait ça à chaque tome ! Et comme un con, je continue d’y croire, je vais acheter le 7ème en espérant que l’histoire décolle enfin. C’est un peu comme une éjaculation précoce : à chaque coup, on se dit « Ah cette fois c’est bon je le sens bien », et plouf, c’est fini avant même d’avoir commencé.

Hitler, sans moustache et sans charisme.

Front Mission : Dog Life & Dog Style

En ce début d’année 2012, toute la blogosphère parle du petit dernier de Ki-oon, un manga adulte avec une histoire profonde et un dessin soigné. Sorte de « manga militaire anti-militariste », Front Mission narre le destin tragique d’un journaliste qui se trouve coincé sur une petite île du pacifique où éclate un conflit entre deux superpuissances. Il se retrouve confronté à toutes les horreurs de la guerre : la violence, la peur et le désespoir.

Il s’agit d’une critique sans concession de l’injustice de la guerre qui touche indistinctement militaires et civils. Les médias en prennent également pour leurs grades, le conflit étant ramené à un simple évènement dont on parle tant que ça intéresse le public, guère différent d’un match de baseball ou d’un mariage princier. Un public lui aussi visé, tantôt indifférent tantôt voyeur, qui trouve la guerre cool tant qu’elle se déroule loin de chez lui.
Bref, Front Mission est un manga irréprochable d’un point de vue graphique et doté d’un scénario intelligent et non manichéen.

Enfin ça c’est le premier tome hein. Parce qu’après, c’est juste un manga d’action, militariste à fond et ultra binaire (OCU = gentils, USN = méchants). Le fait qu’on ne suive qu’un seul camp appuie bien cette idée. Tenez, c’est exactement comme la saga Rambo. Le premier film est une critique acerbe du sort réservé aux vétérans du Viêtnam. Un véritable chef d’œuvre, oppressant, doté d’une vraie réflexion sur le sort de ces machines à tuer, renvoyées à la vie civile sans aucun débouché (le dernier dialogue entre Rambo et le Colonel est tout bonnement génial). Et à partir de Rambo II, on a juste Stallone qui tue plein de méchants communistes.

Et ben là c’est pareil : dès le tome 2, on a le droit à un super soldat super musclé qui sauve une fille super jolie de soldats ennemis super méchants. Le 4ème tome récemment sorti est certes nettement moins manichéen, mais l’histoire reste très peu intéressante. Bon le dessin est toujours nickel, je vais acheter le tome 5 mais si le niveau reste le même, je ferais l’impasse sur le 6. Dommage, ça partait tellement bien…

Regard déterminé, mâchoire carrée, bienvenue dans l’armée où vous allez tous crever.

Et vous, est ce que vous connaissez des mangas, toujours suffisamment bons pour que vous continuiez à les acheter mais qui laissait espérer nettement mieux à la lecture du premier tome ?