Bilan 2012

Chez beaucoup, le premier de l’an correspond au jour où on prend de nouvelles résolutions pour l’année à venir. Chez d’autres, c’est le jour où on décuve péniblement. Et bien chez moi, c’est le jour du bilan. Vous connaissez le principe, je décris rapidement tout ce que j’ai vu, lu et à quoi j’ai joué cette année passée.

Anime :

Le début de l’année avait commencé en fanfare avec un premier semestre bien rempli. Malheureusement cette boulimie n’a pas résisté aux premières chaleurs et ma consommation d’anime s’est nettement réduite depuis juin. La faute notamment à une saison estivale que j’ai trouvé assez pauvre en animation. Quelques œuvres ont tout de même retenu mon attention.

Nitaboh : un joli petit film, tiré de l’histoire vraie d’un des meilleurs joueurs de shamisen de tous les temps. C’est assez beau, assez triste, assez lent aussi. À ne pas regarder si l’on est en manque de sommeil, mais je le conseillerais tout de même, principalement pour sa bande son. Dieu sait que je n’étais pas un adepte de cette instrument de musique japonaise, mais je dois avouer que j’ai été bluffé par la beauté et la pureté de ce son.

Hyouka : Quand des persos sans intérêt enquêtent sur des mystères sans intérêt, ça donne quoi ? Celui au fond qui a répondu « un anime sans intérêt » remporte le premier prix. Alors ok, c’est bien animé, mais c’est vraiment tout. La fille me tape sur le système dès qu’elle ouvre la bouche et les dialogues sont écrits avec les pieds. Abandonné après l’épisode 3.

La disparition de Haruhi Suzumiya : BEST MOVIE EVER.

Sukitte Ii na yo : parce qu’un bilan sans fracassage d’anime n’est pas un vrai bilan. C’est nul, tout est à jeter. Bon, les persos méga chiants sans personnalité, j’aurais envie de dire que c’est la norme dans 90% des comédies romantiques de types « lycée ». Mais un tel vide scénaristique, une telle absence de personnages secondaires valables, c’est dingue ! Les scénaristes ne se sont même pas donnés la peine de nous foutre une sous-intrigue à nous mettre sous la dent. En plus c’est moche et mal animé. Droppé après 9 longs, très longs, épisodes…

Still a better love story than Sukitte Ii na yo…

Jojo’s Bizarre Adventure : j’avais lu le manga, grand classique du shonen, il y a quelques années. C’était sympa sans plus. Mais je pense que c’est typiquement le genre d’œuvre fait pour la télé. Ça bouge vite, on réfléchit pas beaucoup (voir pas du tout), les persos sont les pires poseurs possibles et les doubleurs sont à fond dedans. Bref, c’est de la distraction à l’état pure, j’aime !

Je suis à peu près sûr d’avoir vu autre chose vers le mois de septembre, mais impossible de me souvenir de quoi (Edit : c’était Little Busters). C’est dire à quel point c’était un anime qui m’avait marqué. Mais bon, en comptant tous les animes que j’ai vu de janvier à juin, 2012 a été pour moi une année faste en anime…faste en quantité plus qu’en qualité malheureusement…

Manga :

The Arms Peddler : Le manga de 2012 ! Je ne suis pourtant pas un grand fan de Dark Fantasy mais je trouve que l’auteur a réussi à mettre en place un univers tout à fait crédible : un décors de western où gravitent tout un tas de monstres (dont l’être humain est un des pires). Les personnages sont très bons, de la marchande d’arme mystérieuse, jusqu’aux enfants qui se comportent… comme des enfants. Preuve que l’on peut décrire des comportements réalistes dans un environnement fantastique. Ah et en prime, le dessin est magnifique.

Front Mission – Dog Life and Dog Dtyle : je décrivais dans ce billet un manga intéressant mais qui peinait à trouver un second souffle, ce cantonnant dans l’action pure et simple. Heureusement, la première moitié du tome 5 narre une histoire à la fois très belle et très cruelle. Et l’arc entamé dans la seconde moitié et poursuivi dans le tome 6 me plait assez, notamment grâce au « héros », un homme sans charisme vivotant dans une société civile qui redevient un génie du combat tactique dès qu’il pose les pieds sur un champ de bataille.

Girlfriends : une histoire sentimentale yuri sans prise de tête avec un charadesign très soigné. Des « cute » toutes les 3 cases, de bons sentiments et un couple qui n’évolue pas, mais alors vraiment pas rapidement. Couplé avec de bons personnages secondaires, on obtient le manga le plus léger que j’ai lu cette année. Fun fact : il est rangé dans la catégorie « manga adulte » à la FNAC alors que c’est le truc le plus innocent du monde (UNE scène un peu chaude à la fin du dernier tome). Par contre, Berserk n’est pas dans le rayon adulte hein…

Ichi The Killer : Ah là par contre on est très éloigné du manga innocent que je viens de décrire. C’est violent, sadique, dégueulasse même par moment, on a encore plus de scènes de torture que dans 24heures chrono. Mais c’est excellent de bout en bout, surtout grâce à un scénario très habile qui multiplie les rebondissements. Je le recommande vivement à tous ceux qui ont le cœur bien accroché.

Zettai Karen Children : un manga que j’ai abandonné au bout de 3 tomes, la faute à des personnages qui ne m’ont absolument pas intéressé. Le scénario est trop basique, les affrontements sont fadasses et le comique de répétition m’a vite saoulé. Ah et déjà que je n’aime pas particulièrement l’ecchi, alors quand ça concerne des fillettes…

Coq de combat : Peut on aimer un manga si on déteste le héros ? Oui mais c’est difficile,  Ryo étant une ordure trop méprisable pour que je suive ses aventures avec intérêt. Heureusement, les très nombreuses scènes de combats sont parfaites, c’est ce qui fait l’attrait de cette œuvre. Coup de chapeau à l’auteur, je dois reconnaitre que foutre un sociopathe comme personnage principal, c’était osé.

It’s not my fault that i’m not popular : un manga étrange qui transforme irrémédiablement le lecteur en sadique. Difficile en effet de ne pas s’amuser devant les mésaventures de la fille la moins populaire au monde. Tous ses efforts pour devenir une fille normale se soldent par des échecs, accentuant encore le côté pathétique de sa situation. Et pourtant, malgré sa tonne de défauts, on finit par l’aimer et on aimerais vraiment qu’elle se fasse des amis. Une adaptation en anime est prévue, je la raterais pour rien au monde.

Neon Genesis Evangelion : oh un revenant ! Le dernier tome datait de 2008 et voilà que les volumes 12 et 13 débarquent en même temps. La trame se rapproche beaucoup d’un End of Evangelion avec quelques légers changements. Le dessin de Sadamoto est toujours parfait mais le rythme de parution excessivement lent gâche beaucoup le plaisir de la lecture. Curieux quand même de voir comment le mangaka va achever cette histoire.

Et bien sûr, je continue les séries que j’avais commencé l’année dernière et dont j’avais parlé dans mes précédents bilans, à savoir Fight Girl, Afterschool Charisma, Yotsuba&! et GTO Shonan 14 days

Jeux-vidéo :

Catherine : un RPG de Atlus est-il forcément bon ? Catherine nous montre clairement que non. Les thèmes évoqués sont intelligents et matures : la vie de couple et l’adultère, faut avouer que ça change des amourettes présentes dans la plupart des J-RPG. Mais si avoir de bons thèmes c’est bien, mettre quelque chose d’intéressant autour c’est mieux. Et là c’est le désert, le joueur a peu de liberté et le puzzle game devient vite barbant. Pour la petite histoire, j’ai acheté ce jeu parce que les 2 doubleuses US des personnages féminins principaux sont celles qui doublaient Yukari (Persona 3) et Rise (Persona 4), deux voix que j’adore. Mais dans Catherine, elles me semblent peu inspirées…

World of Tanks : Après plus de 1000 heures de Team Fortress 2, WoT est LE jeu chronophage de l’année pour moi. Un MOBA hyper tactique (pas ou peu d’adresse est requise) où les joueurs s’affrontent à travers des tanks des années 30 à 50. Les chars sont très bien modélisés et le système de progression est vraiment gratifiant. Seule ombre au tableau : un jeu aussi populaire entraine forcément son lot de boulets. Et malheureusement, il faut bien avouer que WoT a une des pires communauté de merde qui existe…

Persona 4 : BEST GAME EVER. Sérieusement. À moins que ce soit le 3. On s’en fout, si à 30 ans t’a pas joué aux deux, t’a raté ta vie.

Ace Combat – Skies of Deception : ah ah le jeu de mot est hyper facile. Ben je vais le faire quand même : ce jeu est une déception. Les dogfights sont mous, le jeu est assez moche et le scénario est bidon. Et oui, le scénario est important, même dans un Ace Combat. C’est grâce à son histoire et ses personnages charismatiques que Squadron Leader est un de mes jeux préférés…

Dead or Alive Paradise : un jeu de beach volley sympa, reprenant les persos féminins de la célèbre série de jeu de combat. À acheter d’occasion parce qu’il y a pas tellement de contenu faut avouer. Hein quoi ? Les filles sont en bikini ? Ah j’avais pas remarqué…

Tropico 3 : un jeu de gestion qui se paye le luxe d’être abordable, riche et marrant. Et puis qui n’a jamais rêvé d’être un dictateur sur une petite île des Caraïbes ? Pas moi en tout cas.

Persona 2 Innocent Sins : un RPG pas terrible du tout qui souffre d’un scénario bordélique et de trop grandes longueurs…

Company of Heroes : un jeu de stratégie en temps réel se déroulant lors du débarquement en Normandie. Je suis en général pas très friand de ce genre de jeu, c’est en matant la rediffusion de l’excellent Band of Brothers que j’ai eu envie de le tester. J’ai eu raison, il est vraiment bien foutu, il m’a rappelé le premier Command & Conquer. Et dans ma bouche, c’est un énorme compliment.

Fate Extra : un jeu toujours en cours. Honnêtement ça casse pas des briques. Vous rêviez d’être un master au sein d’une guerre du Graal où tous les coups sont permis, où s’enchainent des complots machiavéliques et des combats dantesques ? Ben c’est mort, vous allez juste parler à des PNJ et jouer à shifumi. Si au moins on avait repris le charadesign de l’anime ou de la VN…parce que le nouveau design est moche. Vraiment moche.

Rin et Saber…si si je vous jure !

Et en vrac : Blood Bowl, Football Manager 2010 (j’en étais à ma 32ème saison quand mes sauvegardes ont grillé en même temps que mon disque dur), Recettear, PES 2009, Civilization V, Medieval 2 : Total War et  Rock of Ages.

Beaucoup d’anime, pas mal de manga, énormément de jeux : le chômage, ça vous gagne. Ah et comme le veut la coutume : bonne année !

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5 Réponses

  1. Un premier semestre bien rempli… mais pas spécialement par des production du cru à priori ^^.
    Bon, j’avoue que mon bilan anime de cette année n’est pas bien plus épais que le tien, et que c’est vers les vieilleries que je me tourne de plus en plus.

    Jojo >> Ce que tu écris concernant le manga me perturbe. J’apprécie pur l’instant beaucoup la série TV et j’ai l’intention de me procurer la réédition de Stardust Cusaders (3eme partie du manga, pas encore entamée par la série TV). Mais comme tu le met en évidence, ça semble être le truc calibré pour « bien claquer » sur un écran. Car le seul reproche que je fais pour l’instant à l’anime, c’est la faiblesse du fond de l’histoire, et que les persos, même si assez délirants, n’ont pas vraiment de profondeur.
    J’espère que le manga corrige ces défauts, du moins la partie Stardust Crusaders. Mais tu m’inquiètes.

    Ichi the killer >> Aussi un de mes coups de cœur de l’année. Autant j’avais pu vomir de dégout devant l’OAV (je n’avais même pas tenu jusqu’au bout), autant le manga m’a ravi. Une bonne intrigue, des persos bien torturés et cinglés, un humour un peu particulier mais auquel j’ai accroché, et un final grand-guignolesque avec une ouverture assez bien sentie. Vraiment une bonne surprise.

    cc : Ah et comme le veut la coutume : bonne année ! 🙂

    • Car le seul reproche que je fais pour l’instant à l’anime, c’est la faiblesse du fond de l’histoire, et que les persos, même si assez délirants, n’ont pas vraiment de profondeur.

      -> j’avais lu le manga jusqu’au milieu du 3ème arc donc pas bien plus loin que toi. Mais j’ai de toute façon pas l’impression que le scénario ou la profondeur des persos soient les points forts de ce manga 🙂

      Ichi […]des persos bien torturés

      -> tu m’étonnes 😀

  2. Rin manque de charisme tout de même. 😀

  3. « Et malheureusement, il faut bien avouer que WoT a une des pires communauté de merde qui existe… » C’est paskonesteneuropec’tout! Je t’assure mes correspondants US disent pas pareil. Apparemment on tire sur des poules ici.

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