La disparition de Haruhi Suzumiya : c’est long mais c’est bon !

Niveau de spoil : important

La mélancolie de Haruhi Suzumiya  est un anime à part pour moi. Comme je l’ai déjà expliqué, il est arrivé à un moment où je songeais arrêter de regarder des animes. Mais ses énormes qualités ont relancé la passion en moi et je la place sans hésitation comme une de mes séries préférées. La deuxième saison m’a par contre franchement déçue. Un premier épisode excellent, un endless eight trollesque et des soupirs peu inspirés.

J’ai donc longtemps hésité à regarder un film de près de 2H45 par peur qu’il efface les bons souvenirs que j’avais de cette franchise. Désolé, mais là je dois raconter un peu ma vie. J’ai quelques problèmes de santé dont l’une des conséquences les plus fâcheuses et de devoir aller pisser très souvent. Environ toutes les 2 heures en temps normal, 1 heure si je suis assis. Il est donc totalement exclu pour moi de rester près de 3 heures devant un écran (c’est d’ailleurs pour cette raison que je ne regarde qu’un épisode d’anime par jour). Tout cela combiné, j’ai donc évité de regarder ce film jusqu’à très récemment. Mais en novembre, je suis allé à la Japan Touch où j’y ai vu un superbe cosplay de Haruhi, version disparition. Puis je suis allé au stand de la Brigade SOS francophone où j’ai acheté leur très bon fanzine. J’ai donc enfin décidé de regarder ce film, quitte à le segmenter sur plusieurs jours. Et à l’arrivée, je l’ai maté en une seule nuit. Je maudis ma vessie de ne pas m’avoir permis de le regarder d’une traite.

Évoquons donc en premier ce qui a fait le plus parler : sa durée. J’étais certain qu’un peu comme l’endless eight, c’était uniquement pour faire le buzz. Qu’est-ce que je me suis planté ! Il est en effet impossible de fragmenter cette histoire en plusieurs épisodes de 20 minutes ou en 2 films. Je ne vois pas un moment où il y aurait pu avoir une coupure, les situations s’enchainant parfaitement. Et c’est là le premier coup de maitre : 2h45 de film et pas une seule longueur, pas une seule scène en trop. Tout y est juste, le rythme est parfait. Le scénario est déjà très bon en soit mais c’est surtout le travail d’écriture qui est fabuleux. Les dialogues et les situations sont pourtant propices à un bazar sans nom, mais ce n’est jamais le cas, le spectateur n’est pas perdu. Quand trop d’infos arrivent d’un coup, un monologue de Kyon ou de Koizumi récapitule la situation. Quelques pauses dans la narration permettent au spectateur de souffler un peu, en même temps que Kyon, tout cela avant de repartir de plus belle.

Dans certains films, on assiste à une revue d’effectif des personnages vus dans la série, sans forcément leurs donner beaucoup d’importance, juste pour satisfaire les fans. Mais dans La disparition, tous les personnages ont un rôle à jouer…

Kyon bien sûr, héros du film, qui apparait dans tous les plans. Un héros qui en prend plein la tronche. On suit son désespoir pendant près de 20 minutes lorsqu’il se rend compte que le monde qu’il connait n’existe plus (angoisse renforcée par la constante augmentation de lycéens absents). On ressent sa terreur lorsqu’il est témoin du retour d’Asakura. On est anxieux avec lui lorsqu’il attend Suzumiya à la sortie du lycée. On a mal pour lui lorsqu’il se fait planter par surprise.

Kyon est le personnage qui a le plus évolué dans ce film. Comme il le dit lui-même, il va cesser d’être un spectateur de la brigade pour enfin en devenir un acteur. Un acteur qui a un rôle énorme à jouer : malgré sa normalité (absence de pouvoirs) par rapport aux autres membres, il peut décider de revenir ou pas dans le passé pour réinitialiser le monde créé par Nagato. De plus, il lui suffit de dire à Suzumiya qu’il est John Smith pour pouvoir la convaincre d’utiliser ses pouvoirs. Le dialogue sur le toit de l’hôpital achève de nous convaincre de sa nouvelle détermination : il n’hésite pas à défier les êtres les plus puissants de l’univers via Nagato. Dernière preuve : dans le dernier monologue, Kyon regarde directement le téléspectateur lorsqu’il s’adresse « au monde », brisant ainsi le quatrième mur : classe.

Petit bémol toutefois : franchement, tout le monde avait deviné que c’était Nagato qui était derrière tout ça, étant la seule à avoir radicalement changé de caractère…pas bien futé le Kyon sur le coup.

Nagato parlons en justement. Je n’étais pas particulièrement fan de ce perso dans la première saison, les coodere n’ayant jamais été mon truc. Bien sûr, elle a eu quelques moments de gloire mais rien qui m’enthousiasmait vraiment. Mais comment ne pas craquer devant la nouvelle Nagato ? Un perso froid comme de la glace se transformant soudainement en une fille amoureuse et timide, c’est pas touchant ? Preuve que le moe bien amené peut être très efficace.  Et qui ne s’est pas senti profondément peiné pour elle lorsque Kyon rejette sa proposition d’entrer au club de littérature ? Là aussi, comme pour Kyon, l’empathie marche à fond.

Malgré son nom dans le titre du film , Haruhi est quasiment absente toute la première heure. Et pourtant, comme toujours, elle marque sa présence par une énergie folle, emportant avec elle tous les doutes de Kyon (et l’anxiété du téléspectateur). D’ailleurs, le seul et unique moment où elle paraît effacée, c’est lorsqu’elle sort du lycée, juste avant de rencontrer Kyon. C’est bien sûr tout sauf une coïncidence. La relation de ces 2 personnages n’est d’ailleurs plus du tout ambiguë. Koizumi, qui voit toujours juste, révèle à Kyon que la Haruhi qu’il connait a un « faible » pour lui. C’était évident pour tout le monde, mais comme tous les héros d’anime, Kyon ne s’en était pas rendu compte. Et lorsque celui-ci caresse à plusieurs reprises le visage d’une Haruhi endormie, difficile d’y voir autre chose que de l’amour.

Koizumi et Asahina jouent à peu près le même registre que dans la série, pas grand chose à dire sur eux. Le premier laissant dévoiler des sentiments profonds pour Haruhi, on peut penser que le Koizumi du monde réel ressent la même chose. Ce qui prouverait qu’il n’est pas si gay que ça. Les rôles secondaires ne sont pas non plus oubliés. Asakura signe un retour triomphal avec notamment une scène d’une grande violence lorsqu’elle poignarde Kyon. Pas de la violence graphique mais plutôt émotionnelle. En effet à ce moment là, le spectateur pense que les choses vont rentrer dans l’ordre. Après avoir accepté le fait qu’il s’éclate au sein de la brigade SOS, Kyon vient de sortir un speech émouvant à une Nagato déboussolée pendant qu’une Asahina rassurante le soutient. Et là BAM, 10 centimètres de lame dans le dos, ça calme hein ! D’ailleurs, Asakura avait prévenu Kyon : « je ne te pardonnerai pas », une phrase qui faisait froid dans le dos au moment de « l’évacuation » de ce dernier…

Même cet idiot de Taniguchi a un moment de gloire. Que serait devenu le monde si il n’avait pas la langue aussi bien pendue ou si il avait révisé sa chimie ? La bonne santé du monde Haruhiste ne tient décidément pas à grand chose. Une mention spéciale à Tsuruya dont la réplique protectrice à 35:58 pue la classe. Je ne connais pas la suite de l’histoire mais ça m’étonnerait que cette fille n’ai pas un rôle à jouer plus important.  Ce n’est clairement pas une menace que ferait n’importe quel perso lambda.

« Si tu réessayes encore une fois quelque chose de ce genre, tu sentiras ma fureur. »

Pour finir sur le scénario, celui-ci pose une question vertigineuse. Je m’égare peut être, si c’est le cas les Haruhistes me corrigeront. Nagato a emprunté les pouvoirs de Haruhi et grâce à eux, a créé un monde où cette dernière n’est qu’une lycéenne normale sans pouvoir. Mais alors…Nagato n’est-elle pas plus puissante que Haruhi ?

Un forgeron fabrique une épée, chose que je suis incapable de faire. Je lui vole cette épée et avec, je lui coupe les 2 mains, l’empêchant de fabriquer quoi que ce soit. Et le tout sans qu’il s’en rende compte. Qui est alors le plus fort, le forgeron ou moi ? Si on suit ce raisonnement, tout l’équilibre des forces dans cette série est bouleversé…Et que dire alors de L’Entité Consciente d’Intégration des Données, qui semble avoir le droit de vie et de mort sur Nagato ? Si ces extra-terrestres sont si puissants, quel intérêt alors pour eux d’observer Haruhi, une pseudo déesse, alors que leur interface (Nagato) peut voler ses pouvoirs aussi facilement ? Tiens au fait, petite question pour ceux qui ont lu les romans : est ce que l’on sait ce que murmure « la nouvelle Nagato » dans la salle du club et la Asahina adulte dans le parc ?

Enfin bref, il y a plus de talent d’écriture dans ce film que dans tous les animes que j’ai vu depuis des années. Pas étonnant donc que le temps passe si vite.

Ah, on va quand même parler vite fait du graphisme. Bah c’est juste magnifique, digne des meilleurs productions de Makoto Shinkai. Les décors sont superbes, on est bluffé lors de la scène finale sur le toit de l’hôpital. J’ai rarement vu un film aussi beau. L’ambiance hivernale est très bien représentée par une sorte de lumière grise ambiante, renforçant le côté angoissant de la situation. Le charadesign est toujours bon, même si il ressemble plus à celui de la seconde saison que de la première (la différence est très légère, les persos féminins ont subis une légère K-onisation). Ah et pour couronner le tout, j’ai trouvé que la 3D était très bien intégrée.

Quand à la réalisation…quelle claque ! Prenons l’exemple de l’arrivée d’Asakura : musique montant crescendo, travelling, filtre, pas 2 angles de vue identiques. Je serais curieux de connaitre le budget de Kyoani pour ce film, ça doit être pas mal (encore heureux, il y a relativement peu d’animation). Cerise sur le gâteau : le fan service est absent.

Pour finir, je signalerais également que les doubleurs sont toujours aussi bons, avec Tomokazu Sugita en tête de liste qui arrive à ne pas nous lasser alors que Kyon parle pendant tout le film. Et que dire de la BO, parfaite en tout point qui colle toujours le bon morceau au bon moment. Ça commence très fort avec un thème flippant lorsque Kyon se rend compte que le monde a changé, pour finir sur ce générique de fin qui nous achève d’empathie pour Nagato.

 

J’ai rarement écrit de critique aussi dithyrambique sur ce blog, mais franchement ce film est pour moi un chef-d’œuvre. Graphisme magnifique, scénario génial, bande son parfaite, le rythme, l’écriture, les personnages…quoi de plus à ajouter ?  La disparition de Haruhi Suzumiya est désormais mon film d’animation japonaise préféré, tout genre et tout époque confondue. Et la dernière fois que j’avais autant vibrer devant un anime, c’était en 2007 lorsque j’avais vu…la mélancolie de Haruhi Suzumiya.
KyoAni, Nagaru Tanigawa, merci.

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6 Réponses

  1. Raaah, ce film. Comme j’ai pris mon pied en le regardant. Je n’ai pas vu la saison 2 et pourtant je suis rentré à fond dedans (par contre, j’avais le « manga » donc j’avais je pense les éléments nécessaires pour tout comprendre…).

    Ce film est juste une déclaration d’amour à l’univer d’Haruhi avec un Kyon formidable et une Yuki touchante. Si j’ai le temps, il faudrait que je le revois, rien que pour la scène du toit et du râteau de Yuki dans la salle de la brigade!

    • Je pense qu’il est effectivement très important d’avoir vu autre chose que la première saison (la deuxième, le manga, les romans) pour bien apprécier ce film. Celui qui n’a pas vu/lu Rhapsodie en feuilles de Bambou risque de passer à côté de pas mal de choses…

  2. Presque 3 ans après sa sortie au Japon et deux après celle en Blu-ray là-bas aussi, un nouvel article sur « La Disparition de Haruhi Suzumiya » (en plus, ça tombe bien : en ce 18 décembre, nous sommes pile dans la période où Haruhi « disparaît ») ! Je m’y attendais pas.

    On a appelé un spécialiste de la saga ? Présent, chef ! o/

    Alors, voyons ce que j’ai là…
    – « Il est en effet impossible de fragmenter cette histoire en plusieurs épisodes de 20 minutes ou en 2 films » ► Il est cependant possible de séparer chaque « journée » (16, 17, 18, 19… décembre), même si elles n’ont pas la même durée. Mais oui : ça a beau durer près de 3 heures, ça passe d’une traite sans qu’on s’en rende compte !

    – « 2h45 de film et pas une seule longueur, pas une seule scène en trop » ► À la limite, on en rajouterait bien (entre autres, ce qui se passe après l’entrée de Kyon dans la salle, à la toute fin). XD

    – « Tout le monde avait deviné que c’était Nagato qui était derrière tout ça » ► Je suis toujours un noob dans ce genre de cas, malgré l’innombrable pléthore de fictions policières que j’ai pu voir dans ma vie. J’ai donc dû attendre le moment où c’était officiellement révélé (dans les romans) pour le comprendre. -__-‘

    – « La Haruhi qu’il connait a un « faible » pour lui. C’était évident pour tout le monde, mais comme tous les héros d’anime, Kyon ne s’en était pas rendu compte. » ► En fait, c’est Kyon qui se FORCE (oui !) à rester dans le déni. Parce qu’il est indiscutable que Haruhi est amoureuse de lui, lui d’elle et que tous les deux savent que c’est réciproque. C’était déjà évident (pour Haruhi) lors de leur clash dans « Les Soupirs » et plus encore avec les retrouvailles avec la Haruhi du monde alternatif. Mais aucun des deux ne peut l’admettre (Kyon parce que ça le met en rogne de s’en rendre compte, Haruhi « normale » à cause de son opinion sur l’amour en tant que maladie mentale passagère).

    – « Ce qui prouverait qu’[Itsuki] n’est pas si gay que ça. » ► Hé ! Itsuki homo n’est rien de plus qu’un délire de fans ! Ça n’a JAMAIS été ne serait-ce qu’insinué officiellement ! D’autant plus que je vais me permettre de te teaser légèrement en te disant qu’il a des chances de se trouver une copine par la suite. Mais j’en dis pas plus ! XD

    – « Asakura avait prévenu Kyon : « je ne te pardonnerai pas » » ► Quitte à citer, autant ne pas le faire à moitié ! Ryōko a dit « SI TU MENACES [Yuki], je ne te le pardonnerai pas » ! Or, que faisait Kyon au moment où elle intervient ? Il pointait un pistolet à aiguilles sur Yuki, qui visait à la rétablir telle qu’elle était avant qu’elle ne change le monde ! Ainsi, bien qu’amplifiée par son appartenance à une faction radicale, cette intervention surprise de Ryōko n’en est dès lors que logique. En fait, c’est la faute du téléspectateur de l’oublier, puisqu’il est prévenu dès le départ.

    – « Je ne connais pas la suite de l’histoire mais ça m’étonnerait que [Tsuruya] n’ai pas un rôle à jouer plus important » ► Je te spoilerai pas (car j’ai lu tous les romans), mais t’as carrément deviné juste, pour Tsuruya ! ;o)

    – « Nagato a emprunté les pouvoirs de Haruhi et grâce à eux, a créé un monde où cette dernière n’est qu’une lycéenne normale sans pouvoir. Mais alors… Nagato n’est-elle pas plus puissante que Haruhi ? » ► Oui… et non !

    Oui, SUR LE MOMENT : Yuki, après avoir passé 3 ans et demi à observer Haruhi, a acquis assez de connaissances sur son pouvoir pour parvenir à l’utiliser (de manière consciente, un détail très important), sachant depuis le début qu’elle commettrait cet acte. Et par le fait qu’elle en prive Haruhi, ça ouvre la réflexion sur l’origine et le mécanisme de transmission du pouvoir, sachant qu’il semble que tout gravite vraiment autour de Kyon (ou de son entourage, en tout cas).

    Non, car même de manière totalement inconsciente, Haruhi prouve par la suite que c’est bien elle la plus puissante (ce qu’elle arrive à faire bien plus tard dépasse DE TRÈS LOIN ce que Yuki aura pu faire). Dommage que je ne puisse pas plus entrer dans les détails à ce sujet.

    – « Si ces extra-terrestres sont si puissants, quel intérêt alors pour eux d’observer Haruhi, une pseudo déesse, alors que leur interface (Nagato) peut voler ses pouvoirs aussi facilement ? » ► Parce que, malgré le garde-fou qu’est le fait que Haruhi n’est aucunement consciente de ses pouvoirs, l’ECID doit redouter qu’elle fasse la même chose que Yuki. Rappelle-toi l’avertissement de Kyon et regarde ce qui se passe à la fin de l’arc de « La Mélancolie », où Haruhi est prête à mettre fin au monde pour de bon. Et de toute manière, l’ECID est une entité « passive » qui préfère intervenir de manière minimale sur le cours des choses et privilégie l’obtention de données par l’observations avant tout (mais qui s’oppose alors aux autres factions ET, dont celle d’où provient Ryōko et celle – « neutre » – d’Emiri Kimidori).

    – « Petite question pour ceux qui ont lu les romans : est ce que l’on sait ce que murmure « la nouvelle Nagato » dans la salle du club et la Asahina adulte dans le parc ? » ► À quels moments ? Ça ne me dit rien, là.

    – « Pour couronner le tout, j’ai trouvé que la 3D était très bien intégrée » ► La scène de la traversée du couloir et de l’entrée dans la classe de Kyon… Mais j’ai carrément FRISSONNÉ de bonheur quand j’ai vu ce passage ! Et c’est pas une façon de parler !

    – « Je serais curieux de connaitre le budget de Kyoani pour ce film, ça doit être pas mal » ► Indice : le film indique « 2007-2008-2009 » comme années de production. De là à penser qu’ils ont consacré une partie des budgets de ces 3 années pour concevoir ce film (dans le même délai), il n’y a qu’un pas que beaucoup n’hésitent pas à franchir !

    – « Cerise sur le gâteau : le fan service est absent » ► Je dirais au contraire qu’il est OMNIPRÉSENT, oui ! Désolé, mais le fanservice ne se réduit pas à « gros plans sur des culottes et des seins ». À l’origine, ce terme désigne « tout ce qui peut faire plaisir au spectateur » et pas seulement dans le domaine ecchi, comme on pourrait le croire.

    – « Et que dire de la BO, parfaite en tout point qui colle toujours le bon morceau au bon moment » ► Elle m’est resté en tête durant DES SEMAINES, voire DES MOIS, avant même que je la trouve sur Y¤¤T¤¤¤. Oh, et il existe un clip de la version complète (pas seulement a capella, donc) où on voit Minori Chihara (la seiyū de Yuki) qui se balade dans le VRAI lycée qui a servi de modèle à celui de la Brigade SOS.

    Personnellement, bien que je connaissais déjà l’histoire, j’avoue et je répète m’être pris une de ces CLAQUES quand j’ai vu le film… Et c’était amplifié par le fait que j’avais vu celui de « Nanoha » la veille, qui m’en avait déjà fichu une à son tour. Et c’est avec ce film que je suis vraiment tombé amoureux du personnage de Haruhi Suzumiya (qui n’est pas du tout la chieuse, voire pire, que certains qui ne connaissent rien d’elle ou à peine osent prétendre), sentiment qui n’a été que renforcé à tout jamais à la lecture du dernier double tome des romans en date.

    Maintenant, je t’invite plus que jamais à aller lire la suite (surtout en romans, même s’ils ne sont qu’au mieux en anglais pour nous), car pour l’avoir lue moi-même, je peux te dire que « La Disparition » est loin d’être l’histoire la plus forte de la saga ! Et si t’as été bluffé comme moi par ce film, tu ne reviendras pas de la suite !

    • Record du commentaire le plus long, ça fait plaisir !

      « (en plus, ça tombe bien : en ce 18 décembre, nous sommes pile dans la période où Haruhi « disparaît ») »

      -> ce n’est pas une coïncidence of course 😉

      « Petite question pour ceux qui ont lu les romans : est ce que l’on sait ce que murmure « la nouvelle Nagato » dans la salle du club et la Asahina adulte dans le parc ? » ► À quels moments ? Ça ne me dit rien, là.

      -> alors c’est très exactement à 40:04 et à 1h50:46…

      « Désolé, mais le fanservice ne se réduit pas à « gros plans sur des culottes et des seins ».

      -> là y a un débat. Parce que oui, dans les faits, tu a raison. Sauf que du coup, on peut mettre tout et n’importe quoi sous l’étiquette du fan service. « Un élément superflu destiné aux fans » ? Mais qui juge ce qui va être superflu ou pas ? Si on prend cette définition, 90% des films ou OAV tirés de séries sont remplis de fan service.
      Du coup, c’est tellement casse-gueule que j’utilise l’expression fan service uniquement d’un point de vue érotique. Je devrais me borner à utiliser le mot « ecchi », c’est vrai.

      Quand à ma maitrise de l’anglais, elle n’est malheureusement pas suffisante pour que je puisse lire des light novels…je croise les doigts pour de nouvelles adaptations de la part de KyoAni…

  3. Trit, tu seras un spécialiste quand tu vérifieras ce que tu dis, en attendant laisse faire les professionnels.

    Le copyrigth de La Disparition de Haruhi Suzumiya indique « © 2009 Nagaru Tanigawa – Niozi Ito / SOS団 ». Seuls les épisode de Haruhi 2009 ont plusieurs années sur cette mention (2007, 2008 et 2009).
    Si je reste persuadé que les différents épisodes de cette seconde série n’ont pas tous été produits en même temps, je pense en revanche que La Disparition a été faite en un (gros) bloc, ne serait-ce que par l’implication de Tanigawa lui-même dans sa production.
    Attention à ne pas déformer mes propos à ton bon vouloir.

    Concernant les murmures, Faust, ton indication de timing ne sert a rien si ton interlocuteur n’a pas la même version que toi. Mon fichier a 2 minutes d’écart environs.
    Pour ce qui est de Yuki, elle dit un bon vieux « Yamete » (kudasai mister sensei), signifiant son état de totale détresse face à l’agression de Kyon. Tu peux l’entendre si tu monte le son et que tu y prête attention.
    En ce qui concerne Asahina (grande), personne ne sait à part l’auteur. Dans le roman il est indiqué que ses lèvres bougent mais qu’on n’entend rien.

    Concernant l’EPD/ECID, leur intérêt est clairement expliqué par Nagato dès La Mélancolie : Haruhi arrive à créer des données à partir de rien alors que l’Entité ne peut que modifier les données existantes. Haruhi est étudiée pour comprendre comment elle fonctionne et que l’ECID arrive à l’imiter.
    Tout le paradoxe de cette observation dans la Disparition vient du fait que le fait même (entre autre) d’arriver peu à peu à comprendre ce fonctionnement provoque chez Nagato un comportement « anormal » qui lui fait l’utiliser pour (entre autre) détruire l’ECID.
    Ce que doit faire Kyon avec son needlegun c’est (entre autres) lui enlever ces données en particulier et donc la possibilité d’être plus puissante que Haruhi ou l’Entité.
    Par conséquent, vu que Yuki est la source principale de données sur Haruhi pour l’ECID on peut se dire que l’Entité est vouée à ne jamais accéder totalement à ce savoir. (On peut aussi le démontrer via son atemporalité)

    Pour ce qui est du fan service, tu touches pourtant du doigt la définition. Dans le cas d’une adaptation, pour définir ce qui est superflu, il suffit de prendre des choses qui n’étaient pas dans le matériel d’origine. Typiquement ici la scène sur le toit avec flocons et pose de Yuki paumes vers le ciel est du pur fanservice pour yukiiste. Mais c’est loin d’être le seul détail qui peut être qualifié ainsi dans le film.

    Pour ce qui est de nouvelles adaptations, on en discutait justement tout à l’heure, le fait que le site de la série n’ait pas subit de modification cette année le 18 décembre ne laisse rien augurer de bon.

    Question : Tu dis que tu as acheté le « très bon fanzine de la Brigade SOS », quel numéro en particulier t’a décidé à regarder le film ?

    • Concernant les murmures, Faust, ton indication de timing ne sert a rien si ton interlocuteur n’a pas la même version que toi

      -> oui mais comme j’ai cité et « timé » la réplique de Tsuruya (« tu sentiras ma fureur » à 35:58), tu peux voir de quel moment je parle. Et merci pour les renseignements 🙂

      « Tu dis que tu as acheté le « très bon fanzine de la Brigade SOS », quel numéro en particulier t’a décidé à regarder le film ? »

      -> j’ai acheté le 1 et le 2 mais je ne dirais pas vraiment que ça m’a décidé à regarder le film. Un peu comme le cosplay, ça m’a plutôt replongé vers un univers que j’aimais beaucoup et que j’avais un peu délaissé après la seconde saison. En fait, il fallait pas grand chose pour que je mate le film, le fanzine a été le coup de pouce suffisant…

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