Vamos lá ! : le meilleur manga sur le futsal !

(Bon c’est un peu le seul aussi)

Niveau de spoil : léger

Je m’étonne toujours que certaines œuvres que je trouve de grande qualité passent totalement inaperçues. J’aurais pu parler de Tiger and Bunny qui est une série assez fendard dont personne ne cause mais ce billet traitera de Vamos lá ! un manga dont je n’aurais probablement jamais entendu parler si Paoru.fr n’en avait pas fait mention. Tapez le nom de l’auteur sur Google et vous serez surpris par le manque d’info. Et franchement c’est dommage, tant ce manga est kiffant !

Un synopsis vite fait : Kamasaki est une asociale. Elle déteste le monde entier et ce dernier le lui rend bien. Jusqu’au jour où Kume, l’idole du lycée, va percer sa carapace en lui proposant de joindre le club de futsal dont elle est le capitaine. Là, Kamasaki va découvrir l’amitié, le plaisir de faire des efforts ensemble et tout un tas d’autres trucs très cools.

Je radote car je l’ai déjà écrit de nombreuses fois, mais je peux tout à fait accrocher à un manga ou à un anime sans que l’histoire ne soit forcément hyper originale. Et pour parler de mon coup de cœur du moment, je vais présenter de manière assez scolaire toutes les qualités de ce manga.

Le dessin est d’excellente facture. Les décors et les personnages sont très travaillés, le trait est fin, les actions de match sont compréhensibles, non vraiment on est dans le haut du panier niveau graphisme. Le charadesign quoiqu’un peu classique peut vite faire place à des déformations faciales géniales. Les émotions  sont représentées à la perfection, on pourrait presque se passer du texte sur beaucoup de cases. Du tout bon donc à ce niveau.

Le futsal tenant une place importante dans l’histoire, je craignais de voir des trucs totalement délirants, genre tir de l’aigle et autres conneries du genre…et bien que nenni. Je le dis même haut et fort : toutes les actions, de match ou d’entrainement sont totalement réalistes ! Même les gestes techniques correspondent parfaitement à ce que des lycéennes s’entrainant régulièrement peuvent réaliser. Franchement, je me suis régalé ! En cherchant la petite bête, on trouvera tout de même curieux que le terrain d’entrainement du club de futsal soit le toit de l’école…il doit pleuvoir des ballons assez souvent.

Ah petite précision importante : le match en lui même ne s’étale que sur un quart du tome 2. Donc,  si vous n’êtes pas un fan absolu du ballon rond vous ne serez pas trop saoulé avec les scènes  sportives.

Mais si j’ai lu et relu ce manga, c’est parce que les personnages sont TOUS géniaux. Jugez plutôt :

Kamasaki : une tête de lard asociale. Un perso vu 100 fois sauf que…elle reste une tête de lard jusqu’à la fin ! Oui, elle devient moins chiante, oui elle se fait des amies, mais oui elle garde un caractère de chiotte. Elle prend un peu plus confiance en elle au fil de l’histoire mais elle continue de douter beaucoup, elle flippe de faire une connerie et de perdre les amies qu’elle a eu tant de mal à se faire. C’est un personnage qui évolue certes mais qui ne change pas en profondeur. Celui qui a gueulé « réaliste ! » au fond a gagné. Ah et sa relation avec Kume flirte quelquefois l’idolâtrie amoureuse…un soupçon de yuri sous-jacent, ça fait jamais de mal hein ?

Kume : belle, intelligente, marrante…Et putain qu’est ce qu’elle joue bien au foot ! son obsession ? S’entendre bien avec tout le monde. Quelquefois son optimisme frôle même la nunucherie. Attention tout de même : si on s’attaque à ses amies, elle peut mordre (d’autant qu’elle en impose physiquement, faisant 1 à 2 têtes de plus que les autres). Bref, un concentré de charisme et de sympathie qui attire les élèves comme un aimant. À ce sujet, dans de nombreux mangas ou anime, on nous présente un perso comme étant « l’idole du bahut » sans qu’on comprenne trop pourquoi elle est tant appréciée…avec Kume, on comprend pourquoi…

Yukiri : la forte tête de l’équipe (la seule qui a pas hésité à en coller une à Kamasaki par le passé). Elle joue attaquante et a le caractère correspondant : forte tête, exubérante, carrément égoïste…Quoi ? de l’égoïsme dans un manga de sport collectif ? mais mais…c’est totalement réaliste oui…faut que j’écrive ce mot combien de fois pour que vous compreniez ?

Urakabe : la neuvième dans mon Top 8. Comment en parler sans baver sur mon clavier ? Bon, on y va en vrac : elle est redoublante parce que c’est une glandeuse, elle a déjà vu le loup (quoi ? Une fille qui n’est pas vierge dans..ok ok j’arrête),  elle porte des fausses lunettes pour ce donner un genre…et pour couronner le tout, elle joue gardien ce qui montre à quel point elle en a (façon de parler). Bon, j’abandonne, j’ai finalement bavé sur mon clavier, limite vous devriez acheter ce manga juste pour elle.

Emi : la petite sœur du perso masculin principal, c’est la plus jeune de toutes…elle porte des tresses, elle est choupi kawai…ouais OK, donc elle va être nulle, va se casser la gueule tout le temps,  mais tout le monde l’aimeras bien parce que c’est la mascotte. En fait c’est juste la 2ème joueuse la plus technique du club après Kume. Faut dire que son frère (lui même bon footeux) l’entraine tous les jours « avec amour ». Et oui, pour les fans d’inceste qui ont tiqué sur cette phrase,  il y a 2-3  sous-entendus de cet acabit. Mais rien de méchant hein…

Kayo : bon là, on est vraiment dans les persos secondaires. Mais je trouve sa manie de terminer toutes ses phrases par un « quoi ! » craquant. La fille pas bien futée, un peu premier degré dont l’énervement maximal peut se manifester par un terrible « mais arrête quoi ! ».

Saya : euh…bon ok, là c’est juste histoire de dire que j’aurais parlé de toutes les membres du club parce qu’on la voit jamais elle. Son principal fait d’arme est de tomber malade le jour du match, laissant ainsi une place de titulaire libre…

Au passage, toutes les filles sont mignonnes…oui je sais ce que les grincheux vont me répondre à ça mais franchement, vous avez envie de voir des boudins dans des mangas vous ?

Ah du coup, j’ai un peu zappé les 3 persos masculins du club de foot, mais sachez qu’ils sont aussi très bons. L’auteure a su trouver un équilibre essentiel : il fallait que ces gars ne fassent pas de l’ombre aux héroïnes du manga, tout en ayant une vraie personnalité : mission accomplie, ils sont juste pervers ce qu’il faut (comme tous les ados, mais sans tomber dans la caricature). Au passage, ils semblent passer plus de temps avec les filles que sur le terrain d’entrainement…glandeurs !

 

Au milieu de ce torrent d’éloge, un petit bémol toutefois : je trouve la traduction assez bancale concernant le lexique du foot. Même si le titre est en espagnol, a-t-on vraiment besoin de parler de « goleiro » ou « ala » pour dire gardien et ailier ? Et pourquoi parler de « lifting » plutôt que de jonglage ? Mais bon, là je le reconnait, je chipote…

Est ce que Vamos Lá ! est un manga qui me marquera jusqu’à la fin de mes jours ? Est ce une ouvre culte ? Non bien sûr, mais c’est frais, sympa et ça me donne une énorme envie de regarder la coupe du monde de foot féminin la semaine prochaine.

Allez faites moi plaisir : vous pouvez bien acheter les 3 tomes de cette histoire non ? Faites le au moins pour défendre la cause de nos amies à 2 pattes !

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